Médecin, botaniste et chimiste hollandais, professeur à l'université de Leyde. Considéré comme le fondateur de l'enseignement clinique moderne et l'un des plus grands médecins de son époque, il forma des élèves venus de toute l'Europe.
Herman Boerhaave(1668 — 1738)
Herman Boerhaave
Hollande
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1668 à Voorhout, près de Leyde (Provinces-Unies)
- Nommé professeur de médecine et de botanique à l'université de Leyde en 1709
- Publie en 1708 ses Institutiones medicae, manuel de référence dans toute l'Europe
- Développe l'enseignement clinique au chevet des malades, formant des médecins de tout le continent
- Mort en 1738 à Leyde, au sommet de sa renommée européenne
Œuvres & réalisations
Manuel de médecine théorique qui exposa de façon claire et ordonnée le fonctionnement du corps ; il fut traduit et étudié dans toute l'Europe.
Recueil concis de règles pour reconnaître et soigner les maladies, devenu un classique enseigné pendant tout le XVIIIe siècle.
Catalogue des plantes du jardin botanique de Leyde, témoignant de son immense travail d'enrichissement et de classement.
Vaste traité fondant la chimie sur l'observation et l'expérience plutôt que sur l'alchimie ; il fut une référence majeure du siècle.
Boerhaave instaura l'apprentissage de la médecine au chevet des malades, méthode reprise ensuite par les grandes écoles de Vienne, d'Édimbourg et de Paris.
Ses élèves, comme van Swieten et Haller, diffusèrent ses idées et réformèrent la médecine dans toute l'Europe.
Anecdotes
Herman Boerhaave devint si célèbre dans toute l'Europe qu'on raconte qu'une lettre adressée « À l'illustre Boerhaave, médecin, en Europe » lui parvint sans difficulté. Des malades venaient de Russie, d'Angleterre et même d'Asie pour le consulter.
À sa mort, on découvrit dans ses papiers un livre mystérieux et magnifiquement relié intitulé « Le seul et unique secret de la médecine ». Toutes ses pages étaient blanches, sauf une qui portait ces mots : « Garde la tête fraîche, les pieds chauds et le ventre libre, et tu te moqueras de tous les médecins. »
Boerhaave enseignait au chevet des malades, dans les salles de l'hôpital Saint-Cécile de Leyde où seulement douze lits étaient réservés à ses cours. Cette manière révolutionnaire d'apprendre la médecine « au lit du patient » fit de Leyde la capitale médicale de l'Europe.
Le tsar Pierre le Grand de Russie, de passage aux Provinces-Unies, voulut absolument rencontrer Boerhaave. Ne pouvant le voir en journée à cause de la foule, il l'aurait attendu très tôt le matin, assis sur un banc, pour s'entretenir avec lui de médecine et de botanique.
Boerhaave dirigea le jardin botanique de Leyde et l'enrichit considérablement, le faisant passer de quelques centaines à plusieurs milliers d'espèces. Il échangeait des plantes et des graines avec des savants du monde entier pour agrandir cette collection vivante.
Sources primaires
Le but de la médecine est de conserver la santé présente et de rétablir celle qui est perdue. La connaissance du corps sain et du corps malade en est le fondement.
La maladie est un état du corps vivant dans lequel les fonctions nécessaires à la vie sont lésées ou troublées.
La chimie est un art qui apprend à séparer les corps les uns des autres par le feu et par d'autres instruments, afin d'en connaître la nature.
On trouvera ici décrites et classées les plantes que renferme le jardin de l'université, rassemblées de toutes les parties du monde.
Lieux clés
Village des Provinces-Unies près de Leyde où Boerhaave naquit en 1668, fils d'un pasteur.
Prestigieuse université où Boerhaave étudia puis enseigna la médecine, la botanique et la chimie pendant près de quarante ans.
Jardin botanique de l'université, l'un des plus anciens d'Europe, que Boerhaave dirigea et enrichit de milliers d'espèces venues du monde entier.
Université où Boerhaave obtint son doctorat en médecine en 1693.
Ville hollandaise où Boerhaave vécut, enseigna et mourut en 1738, attirant des étudiants de toute l'Europe.
Église de Leyde où Boerhaave fut inhumé ; un monument y honore sa mémoire.
Objets typiques

Boerhaave fut un pionnier de l'usage du thermomètre pour mesurer la chaleur du corps et des expériences de chimie. Il échangea sur ces instruments avec Fahrenheit, l'inventeur de l'échelle.

Collection de plantes séchées et classées servant à étudier la botanique. Boerhaave en constitua pour le jardin de Leyde, qu'il fit l'un des plus riches d'Europe.

Four permettant de chauffer longuement et régulièrement les substances pour les distiller ou les séparer. Boerhaave l'utilisait pour ses expériences de chimie présentées dans ses Elementa chemiae.

Récipients de verre utilisés pour distiller les liquides et recueillir les vapeurs lors des expériences chimiques. Instruments de base du laboratoire du XVIIIe siècle.

Boerhaave examinait le pouls de ses malades, comptant les battements pour juger de leur état. La montre permettait d'en mesurer la fréquence dans le temps.

Les leçons de Boerhaave étaient copiées par ses étudiants puis imprimées, parfois sans son accord, et diffusées dans toute l'Europe. Ces livres firent sa réputation.
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Vie quotidienne
Matin
Boerhaave se levait tôt, souvent avant l'aube, et commençait par jouer un air sur son luth ou méditer dans son jardin. Il consacrait ensuite la matinée à ses cours magistraux à l'université, où des centaines d'étudiants se pressaient pour l'écouter.
Après-midi
L'après-midi, il visitait ses malades, en ville ou à l'hôpital, et enseignait au chevet des patients. Il recevait aussi un flot de courrier venu de toute l'Europe, consultations écrites de médecins et de princes.
Soir
Le soir, Boerhaave étudiait, rédigeait ses traités et préparait ses leçons du lendemain. Il aimait se détendre dans son jardin botanique de campagne, observant ses plantes rares.
Alimentation
Réputé pour sa sobriété, Boerhaave mangeait simplement et avec modération, fidèle à son célèbre conseil de garder « le ventre libre ». Il prônait une alimentation saine comme moyen de conserver la santé.
Vêtements
Il portait l'habit sombre et sobre du savant et du bourgeois protestant des Provinces-Unies : longue redingote, chemise à col blanc et perruque, comme l'usage du début du XVIIIe siècle l'imposait aux professeurs.
Habitat
Boerhaave vivait dans une confortable maison de Leyde, ville prospère et propre, et possédait aussi une propriété de campagne avec un jardin où il cultivait ses plantes. Sa fortune, gagnée par sa réputation, en faisait l'un des hommes aisés de la ville.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Institutiones medicae
1708
Aphorismi de cognoscendis et curandis morbis
1709
Index plantarum (catalogue du jardin de Leyde)
1710
Elementa chemiae
1732
Fondation de l'enseignement clinique moderne
1714
Formation d'une génération de médecins européens
1701-1738






