Te kai a te umu — le partage du four de terre
Chez les Māori d'avant le contact, le repas n'a ni entrée, ni plat, ni dessert. Tout cuit ensemble dans l'umu (ou hāngī), four creusé dans le sol où des pierres chauffées au rouge font monter une vapeur lente ; on dépose racines, oiseaux, poissons et fougères en couches sur les pierres, on recouvre de feuilles et de terre, et l'on attend. On mange ensuite à la main, assis ensemble, selon le rang et selon les règles du tapu : certains aliments, certaines mains, certains feux sont sacrés et séparés des choses noa (ordinaires). Le hākari, le grand festin, marque les morts, les alliances et les saisons.
Signature : L'umu (hāngī) — la cuisson à la vapeur de pierre
La technique emblématique : pas de marmite, pas d'huile, mais des pierres volcaniques chauffées dans un trou, aspergées d'eau, qui étuvent les aliments enveloppés de feuilles. C'est le four de la terre elle-même — celle où, selon le mythe, retournent les vivants quand ils entrent dans Te Pō.
Hine-nui-te-pō à table
5 recettes d’époque
🍯
OffrandeKūmara o te umu — patates kūmara du four de terre
Kai tapu — nourriture d'offrande déposée au seuil de Te Pō
🍯 🍄· 1 h
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🧂
ConservationHuahua kererū — pigeons des forêts confits dans leur graisse
Kai rongoa o te takurua — réserve de festin pour l'hiver et les hākari
🧂 🍄· 3 h (+ salage la veille)
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🧂
QuotidienTuna pāwhara — anguille fendue et fumée
Kai o ia rā — nourriture de tous les jours, prise à la rivière
🧂 🍄· 1 h 30 (+ saumure)
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🍯
BoissonWai reka o te tī kōuka — boisson douce de racine de cabbage tree
Inu reka — breuvage sucré tiré de la racine, douceur rare avant le miel des abeilles
🍯· 20 min
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☕
VoyageKeke hīnau — galettes de baies de hīnau
Kai haere — provision de marche, portée sur les longs chemins
☕ 🍯· 40 min
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