La carte de Hine-nui-te-pō
Kai tapu — nourriture d'offrande déposée au seuil de Te Pō

Kūmara o te umu — patates kūmara du four de terre

OffrandeReconstitution🍯 🍄facile1 h

Des kūmara étuvés à la vapeur de pierre jusqu'à devenir fondants et caramélisés, posés sur une feuille fraîche en signe de don. Doux, terreux, réconfortants — la nourriture que l'on confie à celle qui veille sur les défunts.

Kai tapu — nourriture d'offrande déposée au seuil de Te Pō

Des kūmara étuvés à la vapeur de pierre jusqu'à devenir fondants et caramélisés, posés sur une feuille fraîche en signe de don. Doux, terreux, réconfortants — la nourriture que l'on confie à celle qui veille sur les défunts.

Approche, toi qui respires encore. Quand l'un des tiens franchit le seuil de Te Pō et descend vers moi, les vivants déposent sur la feuille ces racines douces, le kūmara que Rongo a fait pousser. On les couche sur les pierres brûlantes de l'umu, on les couvre de terre, et la vapeur les rend tendres comme le sommeil. Je n'ai pas faim comme vous avez faim — je me nourris du hau, du souffle des choses — mais ce don m'apaise, car il dit que les vivants se souviennent. Mange-en aussi : ce qui nourrit les morts réjouit d'abord les vivants.
Hine-nui-te-pō
Ingrédients
  • Kūmara (patate douce polynésienne)une brassée de tubercules (racine-socle, douceur)
  • Pierres volcaniquesun lit de pierres (source de chaleur de l'umu)
  • Feuilles fraîches (rangiora, harakeke)de quoi couvrir (enveloppe et vapeur)
  • Eauquelques calebasses (vapeur sur les pierres)
Comment on faisait : Le kūmara fut apporté en Aotearoa par les ancêtres polynésiens bien avant 1492 : c'est l'un des rares aliments d'origine américaine attesté dans le Pacifique pré-colombien, conservé dans des fosses-réserves (rua kūmara) pour passer l'hiver. On le cuisait à l'umu, jamais bouilli. Sa récolte était entourée de rites et de karakia (incantations).
Sources : Elsdon Best, Maori Agriculture (1925) · Te Ara — The Encyclopedia of New Zealand, « Kai (food) »

Voir aussi