La carte de Hine-nui-te-pō
Kai rongoa o te takurua — réserve de festin pour l'hiver et les hākari

Huahua kererū — pigeons des forêts confits dans leur graisse

ConservationDocumentée🧂 🍄moyen3 h (+ salage la veille)

Des oiseaux gras cuits doucement puis scellés sous leur graisse figée dans une calebasse : une conserve dense, salée, profondément savoureuse, que l'on rouvrait pour les grandes occasions et les deuils.

Kai rongoa o te takurua — réserve de festin pour l'hiver et les hākari

Des oiseaux gras cuits doucement puis scellés sous leur graisse figée dans une calebasse : une conserve dense, salée, profondément savoureuse, que l'on rouvrait pour les grandes occasions et les deuils.

Écoute la sagesse des saisons, enfant. Quand le miro et le kahikatea donnent leurs fruits, les oiseaux engraissent, et c'est l'heure de les prendre. On les cuit dans leur propre graisse, on les couche dans la tahā, la calebasse, et la graisse fige par-dessus comme un manteau qui les garde du pourrissement. Ainsi la forêt nourrit encore quand l'hiver mord et que rien ne vole. Quand vient le hākari pour pleurer un mort, on rouvre ces réserves : on honore celui qui descend vers moi par l'abondance, non par la disette.
Hine-nui-te-pō
Ingrédients
  • Kererū (pigeon des forêts gras)autant que la chasse en donne (viande à confire)
  • Graisse d'oiseau fonduede quoi recouvrir (scellant et conservateur)
  • Tahā (calebasse) ou écorce de totara1 contenant (réserve scellée)
Comment on faisait : Le huahua était une technique de conservation centrale : kererū, tūī ou kākā étaient cuits puis stockés sous graisse dans des calebasses (tahā huahua) ou des contenants d'écorce, parfois ornés. Aujourd'hui le kererū est strictement protégé en Nouvelle-Zélande — d'où le canard comme substitut respectueux. La méthode, elle, est l'ancêtre exact du confit.
Sources : Elsdon Best, Forest Lore of the Maori (1942) · Te Ara — The Encyclopedia of New Zealand, « Birds as food »