La carte de Hine-nui-te-pō
Kai haere — provision de marche, portée sur les longs chemins

Keke hīnau — galettes de baies de hīnau

VoyageReconstitution☕ 🍯facile40 min

Une farine sombre tirée des baies de hīnau, liée à l'eau et cuite en galettes denses au four de terre. Rustiques, légèrement amères et boisées : le pain compact qui tient dans la besace du voyageur.

Kai haere — provision de marche, portée sur les longs chemins

Une farine sombre tirée des baies de hīnau, liée à l'eau et cuite en galettes denses au four de terre. Rustiques, légèrement amères et boisées : le pain compact qui tient dans la besace du voyageur.

Le chemin des âmes est long, enfant, depuis Te Reinga jusqu'à moi. Et les chemins des vivants ne le sont pas moins. Pour marcher, il faut un kai qui ne se gâte pas : alors on bat les baies du hīnau, on en sépare la farine sombre, on la lave de son amertume, et on la cuit en galettes dans l'umu. Dures comme la pierre, elles tiennent des lunes entières dans le panier tressé. Mâche lentement — ce pain-là n'est pas pour le plaisir, il est pour aller loin.
Hine-nui-te-pō
Ingrédients
  • Baies de hīnau (Elaeocarpus dentatus)un grand panier (farine de voyage)
  • Eau (lavages répétés)abondante (ôter l'amertume)
  • Feuilles d'enveloppequelques-unes (cuisson à l'umu)
Comment on faisait : La farine de hīnau demandait un long travail : récolte des baies tombées, séchage, broyage, puis lavages répétés pour ôter l'amertume avant cuisson en gâteaux à l'umu. C'était un mets de réserve et de fête à la fois, parfois servi lors des hākari. La châtaigne, sombre et boisée, en est une évocation moderne accessible.
Sources : Elsdon Best, Forest Lore of the Maori (1942), sur le hīnau · Te Ara — The Encyclopedia of New Zealand, « Plant foods »

Voir aussi