La carte de Hine-nui-te-pō
Kai o ia rā — nourriture de tous les jours, prise à la rivière

Tuna pāwhara — anguille fendue et fumée

QuotidienDocumentée🧂 🍄moyen1 h 30 (+ saumure)

Une anguille fendue en deux, séchée puis fumée au-dessus d'un feu lent jusqu'à devenir ambrée et fondante. Salée, grasse, fumée : le goût de la rivière au quotidien.

Kai o ia rā — nourriture de tous les jours, prise à la rivière

Une anguille fendue en deux, séchée puis fumée au-dessus d'un feu lent jusqu'à devenir ambrée et fondante. Salée, grasse, fumée : le goût de la rivière au quotidien.

Tu connais l'anguille, le tuna qui dort dans la vase et nage là où la lumière n'atteint plus ? Elle vit à la lisière de mon royaume, dans les eaux noires. Les tiens la prennent au piège la nuit, la fendent du dos, l'étirent sur des baguettes, et la posent au-dessus du feu jusqu'à ce que la fumée la dore et la durcisse. Ainsi gardée, elle nourrit la maisonnée des jours durant. Quand tu manges l'anguille fumée, souviens-toi : ce qui vient des profondeurs revient toujours servir les vivants.
Hine-nui-te-pō
Ingrédients
  • Tuna (anguille de rivière)1 belle anguille (poisson gras à fumer)
  • Eau de mer ou selun peu (salage léger)
  • Bois et fumée (mānuka)un feu lent (fumage et séchage)
Comment on faisait : Le tuna était piégé dans des nasses (hīnaki) lors des grandes migrations nocturnes, puis fendu et séché ou fumé sur des claies pour durer. C'était une ressource si vitale que des droits de pêche précis régissaient chaque tronçon de rivière. Anguille européenne et maquereau sont de bons substituts modernes au cas où l'anguille manque.
Sources : Elsdon Best, Fishing Methods and Devices of the Maori (1929) · Te Ara — The Encyclopedia of New Zealand, « Eels »