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Le service de la table royale égyptienne (la « grande offrande du repas »)
À la cour du Nouvel Empire, le repas du pharaon ne se découpe pas en entrée-plat-dessert mais se déploie comme une abondance présentée d'un seul tenant sur des nattes et des tables basses : pains et galettes d'abord (le socle de tout repas égyptien), puis viandes et volailles rôties, poissons du Nil, légumes et légumineuses, le tout accompagné de bière épaisse ou de vin du Delta, et clôturé par les fruits sucrés et le miel. La quantité et la diversité affichées sont elles-mêmes un signe de puissance et d'ordre rétabli — le maât que Horemheb prétendait restaurer.
Signature : Le miel et la coriandre du Nil
Deux marqueurs absolus de la cuisine égyptienne antique : le miel, seul sucrant noble (le sucre n'existe pas), qui glace les viandes et lie les pâtisseries ; et la coriandre — graines et feuilles — retrouvée jusque dans les tombes royales, omniprésente pour parfumer pains, ragoûts et volailles.

Horemheb à table

1350 av. J.-C. — 1291 av. J.-C.

5 recettes d’époque