La carte de Horemheb
Ta — le pain de campagne du soldat, à l'emmer et à la coriandre
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Pain de socle (ta), base de tout repas égyptien

Ta — le pain de campagne du soldat, à l'emmer et à la coriandre

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Pain de socle (ta), base de tout repas égyptien

Ta — le pain de campagne du soldat, à l'emmer et à la coriandre

Pourquoi ce plat ? Avant d'être pharaon, Horemheb fut général : il a mangé le pain de la troupe. En Égypte, le pain et la bière étaient la ration de base versée aux ouvriers et aux soldats — le mot même de « repas » s'écrivait avec le signe du pain. Ce pain d'emmer, dense et parfumé à la coriandre, est celui qui nourrissait les hommes qu'il commandait avant de monter sur le trône.

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Pain de socle (ta), base de tout repas égyptien

Une galette épaisse de blé amidonnier (emmer), au goût rustique et légèrement noisette, parsemée de graines de coriandre écrasées. Le pain quotidien de l'Égypte, du chantier au palais — seule la finesse de la farine changeait selon le rang.

Avant de ceindre la couronne bleue, j'ai partagé ce pain avec mes archers, accroupi près du feu de camp. Romps-le des deux mains, vois la chaleur qui s'en échappe : un soldat qui a son pain et sa cruche de bière marche jusqu'au pays de Koush sans murmurer. Ma mère écrasait elle-même les grains de coriandre entre deux pierres pour qu'ils libèrent leur parfum dans la pâte. Mange-le tiède, scribe, et tu sauras ce qui fait tenir un homme debout au soleil d'Amon.
Horemheb
Ingrédients
  • Farine d'emmer (blé amidonnier) moulue à la pierreune bonne mesure (base de la pâte)
  • Graines de coriandre concasséesune poignée (parfum)
  • Eau du fleuve filtréeselon la pâte (liant)
  • Levain de la fournée précédenteun morceau (fermentation)
  • Selune pincée (assaisonnement)
Comment on faisait : L'emmer (et l'orge) était LA céréale de l'Égypte ancienne ; le blé tendre moderne n'existait pas encore sous cette forme. On cuisait les pains dans des moules en argile coniques ou contre les parois de fours en terre. Les Égyptiens connaissaient des dizaines de formes de pains, et les analyses de momies montrent que la coriandre était l'aromate roi.
Sources : Pierre Tallet, Histoire de la cuisine et de la gastronomie égyptiennes · Delwen Samuel, « Bread Making and Social Interactions at the Amarna Workmen's Village » (1999)

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