Peintre flamand du début du XVe siècle, figure majeure des Primitifs flamands. Maître du portrait et du réalisme minutieux, il porta la peinture à l'huile à un niveau de raffinement inédit.
Jan van Eyck(1390 — 1441)
Jan van Eyck
Pays-Bas méridionaux
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« Als ich kann (Du mieux que je peux)»
Faits marquants
- Né vers 1390 dans le comté de Looz (actuelle Belgique), mort en 1441 à Bruges
- Peintre et valet de chambre du duc Philippe le Bon de Bourgogne à partir de 1425
- Achève en 1432 le polyptyque de L'Agneau mystique pour la cathédrale Saint-Bavon de Gand
- Peint en 1434 Les Époux Arnolfini, célèbre pour son miroir convexe et sa minutie
- Perfectionne la technique de la peinture à l'huile (glacis), longtemps considéré à tort comme son inventeur
Œuvres & réalisations
Polyptyque monumental de la cathédrale Saint-Bavon de Gand, sommet de la peinture flamande, achevé avec son frère Hubert. Œuvre d'une richesse iconographique et d'un réalisme révolutionnaires.
Double portrait d'un couple dans un intérieur bourgeois, célèbre pour son miroir convexe et son extraordinaire attention aux détails et aux symboles.
Probable autoportrait de l'artiste, l'un des premiers de l'histoire de la peinture occidentale, portant sa devise « Als ik kan ».
Tableau d'autel d'un réalisme saisissant, où le vieux chanoine est représenté avec une précision quasi médicale, témoignant de la maîtrise du portrait par van Eyck.
Tableau associant un puissant homme d'État et la Vierge dans un décor au paysage lointain d'une profondeur inouïe, conservé au Louvre.
Portrait de l'épouse du peintre, rare représentation intime d'une femme ordinaire, daté et signé de sa devise.
Petit panneau dévotionnel d'une grande délicatesse représentant la Vierge dans un jardin, l'une de ses dernières œuvres datées.
Anecdotes
Van Eyck signait certains de ses tableaux d'une devise mystérieuse : « ALS IK KAN » (« Du mieux que je peux »), un jeu de mots sur son propre nom. Cette signature, rare à une époque où les peintres restaient souvent anonymes, témoigne de la fierté qu'il tirait de son art.
Dans le célèbre « Portrait des époux Arnolfini », un miroir convexe au fond de la pièce reflète toute la scène, y compris deux personnages qui se tiennent à l'entrée. Au-dessus du miroir, van Eyck a inscrit en latin « Johannes de eyck fuit hic » (« Jan van Eyck était là »), comme s'il témoignait de la scène.
Longtemps, on a cru que van Eyck avait carrément inventé la peinture à l'huile. C'est faux : la technique existait avant lui, mais il la perfectionna tellement, en superposant de fines couches translucides (les glacis), qu'il obtenait des couleurs lumineuses et des détails d'un réalisme stupéfiant.
Le duc Philippe le Bon de Bourgogne tenait tant à van Eyck qu'il le chargea de missions secrètes : le peintre voyagea notamment au Portugal en 1428-1429 pour réaliser le portrait d'Isabelle de Portugal, future épouse du duc, afin que celui-ci puisse juger de son apparence avant le mariage.
Le gigantesque « Retable de l'Agneau mystique » de Gand, composé de douze panneaux, a été l'œuvre d'art la plus volée de l'histoire : convoité par Napoléon puis par les nazis (qui le cachèrent dans une mine de sel), il a subi treize vols ou tentatives, et l'un de ses panneaux, dérobé en 1934, n'a jamais été retrouvé.
Sources primaires
« Hubertus eeyck maior quo nemo repertus / incepit pondus que Johannes arte secundus / perfecit » — Hubert van Eyck, le plus grand qui fut jamais, commença l'œuvre, et Jan, second en art, l'acheva.
« Johannes de eyck fuit hic 1434 » — Jan van Eyck était présent ici, 1434.
« ALS IXH XAN » (Als ik kan, « Du mieux que je peux ») inscrit sur le cadre, avec la date.
L'humaniste italien décrit Jan van Eyck comme « le premier peintre de son temps », louant sa science des lettres et de la géométrie, et la perfection de ses œuvres.
Jan van Eyck y est mentionné comme « varlet de chambre et peintre » du duc, recevant gages et missions diplomatiques, dès 1425.
Lieux clés
Petite ville de la principauté de Liège (actuelle Belgique) considérée comme le lieu de naissance probable de Jan van Eyck.
Riche cité marchande des Flandres où van Eyck s'établit, travailla pour le duc de Bourgogne et mourut. Il y acheta une maison et y dirigea son atelier.
Ville flamande où se trouve la cathédrale Saint-Bavon, qui abrite le Retable de l'Agneau mystique, son œuvre la plus célèbre.
Ville où van Eyck résida à son entrée au service de Philippe le Bon de Bourgogne vers 1425, avant son installation à Bruges.
Destination de l'ambassade bourguignonne de 1428-1429, où van Eyck réalisa le portrait d'Isabelle de Portugal en vue de son mariage avec le duc.
Ville où van Eyck servit Jean de Bavière, comte de Hollande, vers 1422-1424, au début de sa carrière documentée.






