Retour à Jean-Paul Sartre
Le comptoir de Saint-Germain-des-Prés
Sartre ne mangeait pas selon la liturgie entrée-plat-dessert d'une salle à manger bourgeoise. Sa vraie table, c'était le café : on s'installe au Flore ou aux Deux Magots, on commande peu et n'importe quand, entre deux pages d'écriture. Le repas s'organise autour du comptoir et de la banquette — un petit froid vite servi (œuf, charcuterie), un chaud rapide quand la faim presse (croque), le café qui ne s'arrête jamais, et le vrai dîner réservé aux soirs où l'on refait le monde entre amis. La structure n'est pas dans l'assiette, elle est dans le rythme du travail et de la conversation.
Signature : Le café noir serré
Plus qu'un ingrédient, le carburant de l'existentialisme. Le café noir, bu tasse après tasse du matin au soir, accompagne chaque plat et chaque ligne. Il relie toutes ces recettes comme il reliait les journées de Sartre : amer, brûlant, jamais loin de la pipe et du cahier.

Jean-Paul Sartre à table

1905 — 1980

5 recettes d’époque