La carte de Jean-Paul Sartre
Pain perdu du lendemain
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La douceur de fin de page

Pain perdu du lendemain

ConservationÉvocation🍯facile15 min
La douceur de fin de page

Pain perdu du lendemain

Pourquoi ce plat ? La cuisine frugale et anti-gaspillage d'un homme qui mangeait simple : le pain rassis ne se jette pas, il se transforme. Une douceur économique, à l'image d'une vie où l'on dépensait peu pour la table et tout pour les idées.

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La douceur de fin de page

Des tranches de pain rassis trempées dans un mélange d'œuf et de lait sucré, puis dorées à la poêle. Le dessert malin qui ressuscite le pain de la veille.

On ne jetait pas le pain, de mon temps — il aurait fallu une drôle d'idée de la liberté pour gaspiller ce qu'on a. Le pain dur de la veille, trempé dans l'œuf et le lait puis doré au beurre, redevient tendre et sucré : c'est la preuve qu'une chose n'est jamais condamnée à ce qu'elle est devenue. Un peu de sucre dessus, et l'on s'accorde une douceur sans cérémonie, entre deux chapitres. Rien ne se perd vraiment, sauf le temps qu'on refuse d'employer.
Jean-Paul Sartre
Ingrédients
  • Pain rassisquelques tranches (base)
  • Œufs2 (liant)
  • Laitun bol (trempage)
  • Sucreselon le goût (douceur)
  • Beurreune noix (cuisson)
Comment on faisait : Le pain perdu — littéralement le pain « perdu » que l'on récupère — est un plat populaire très ancien, attesté en France bien avant le XXe siècle. C'est le dessert des familles modestes, fait de restes, que chaque génération réinvente avec ce qu'elle a sous la main.

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