Joan Miró(1893 — 1983)
Joan Miró
Espagne
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Joan Miró est un peintre, sculpteur, graveur et céramiste espagnol, figure majeure du surréalisme. Originaire de Barcelone, il développe un langage visuel poétique fait de signes, de couleurs vives et de formes biomorphiques. Son œuvre, profondément ancrée dans la culture catalane, a marqué l'art du XXe siècle.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Je cherche un mouvement immobile, quelque chose qui serait l'équivalent de ce qu'on appelle l'éloquence du silence.»
Faits marquants
- Né en 1893 à Barcelone, en Catalogne
- Peint Le Carnaval d'Arlequin (1924-1925), œuvre emblématique de sa période surréaliste
- Réalise la série des Constellations durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1941)
- Crée la Fondation Joan Miró à Barcelone en 1975
- Meurt en 1983 à Palma de Majorque
Œuvres & réalisations
Tableau minutieux de la ferme familiale de Mont-roig, charnière entre réalisme détaillé et poésie ; il fut acheté par l'écrivain Ernest Hemingway.
Chef-d'œuvre surréaliste foisonnant de créatures fantastiques et de signes, peint dans un état de faim hallucinée.
Image épurée et poétique d'un chien face à la lune, devenue emblématique du langage visuel de Miró.
Vingt-trois gouaches réalisées pendant la guerre, peuplées d'étoiles, d'oiseaux et de figures, comme une fuite onirique loin du chaos.
Triptyque de grandes toiles bleues d'une rare épure, proche de l'abstraction et de la méditation.
Deux grands murs décoratifs (le Mur du Soleil et le Mur de la Lune) réalisés avec Josep Llorens Artigas pour le siège de l'UNESCO à Paris.
Sculpture monumentale et colorée installée dans un parc de Barcelone, offerte à la ville par l'artiste vieillissant.
Anecdotes
Enfant, le jeune Joan détestait l'école et préférait dessiner. À huit ans seulement, il remplissait déjà des carnets de croquis d'oiseaux, de fleurs et de paysages catalans, signe précoce de sa vocation.
Vers 1911, après avoir commencé à travailler comme comptable pour faire plaisir à son père, Miró tomba gravement malade (typhoïde et dépression). Sa convalescence dans la ferme familiale de Mont-roig fut une révélation : il décida de tout abandonner pour devenir peintre.
Miró affirmait vouloir « assassiner la peinture » traditionnelle. Il cherchait à briser les conventions bourgeoises de l'art en inventant un langage de signes, d'étoiles et de figures flottantes, mi-rêve mi-jeu d'enfant.
Pour stimuler son imagination, Miró racontait qu'il lui arrivait de peindre l'estomac vide : la faim provoquait des hallucinations qu'il transformait en formes sur la toile. La nourriture et le manque nourrissaient littéralement son art.
En 1974, à plus de 80 ans, Miró conçut une immense tapisserie pour le World Trade Center de New York. Détruite lors des attentats du 11 septembre 2001, elle fait partie des rares œuvres majeures de l'artiste perdues à jamais.
Sources primaires
Aucun paysage simplifié, schématisé. Seules les choses qui me touchent profondément m'intéressent. Une herbe pour moi est aussi importante qu'un arbre ou qu'une montagne.
Il est difficile pour moi de parler de ma peinture, car elle naît toujours dans un état d'hallucination. Je trouve mes titres au fur et à mesure que je travaille.
Je veux assassiner la peinture. J'ai un mépris profond pour la peinture. Seule la matière brute, l'élan pur, m'intéresse.
Le spectacle du ciel me bouleverse. Je suis bouleversé quand je vois, dans un ciel immense, le croissant de la lune ou le soleil.
Lieux clés
Ville natale de Miró, dont la culture catalane et l'architecture de Gaudí imprègnent profondément son œuvre.
Propriété familiale au sud de la Catalogne, refuge et source d'inspiration ; il y peignit La Ferme, hommage à sa terre natale.
Capitale de l'avant-garde où Miró s'installe en 1920 et rejoint les surréalistes autour d'André Breton.
Île des Baléares où Miró s'installe en 1956 dans un vaste atelier ; il y vécut et travailla jusqu'à sa mort.
Musée fondé en 1975 sur la colline de Montjuïc pour conserver et diffuser son œuvre auprès du public.






