John Wayne(1907 — 1979)

John Wayne

États-Unis

6 min de lecture

SpectacleArts visuelsActeur/triceRéalisateur/triceXXe siècleÂge d'or et déclin du studio system hollywoodien, du cinéma classique des années 1930-1940 au Nouvel Hollywood des années 1970, sur fond de Grande Dépression, de Seconde Guerre mondiale et de guerre froide.

John Wayne est un acteur, réalisateur et producteur américain, figure emblématique du western hollywoodien. Surnommé « Duke », il incarna l'idéal du cow-boy et du héros viril américain dans plus de 150 films au fil d'une carrière de cinq décennies.

Questions fréquentes

John Wayne, surnommé « Duke », est un acteur américain né en 1907 dans l'Iowa. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il a incarné l'archétype du cow-boy héroïque dans plus de 150 films, notamment des westerns comme La Chevauchée fantastique (1939) et La Prisonnière du désert (1956). Sa carrière de cinq décennies coïncide avec l'âge d'or d'Hollywood, du studio system au Nouvel Hollywood. Ce qui le distingue des autres acteurs, c'est qu'il est devenu un symbole de l'Amérique virile et patriote, au point que son image dépasse le simple cinéma pour toucher à l'identité nationale.

Citations célèbres

« Courage, c'est avoir une peur bleue mais seller son cheval quand même. »
« La vie est dure ; elle l'est encore plus quand on est stupide. »

Faits marquants

  • Né le 26 mai 1907 à Winterset (Iowa) sous le nom de Marion Robert Morrison.
  • Révélé en 1939 par le film La Chevauchée fantastique (Stagecoach) de John Ford, qui lance sa carrière.
  • Collabore régulièrement avec le réalisateur John Ford, notamment dans La Prisonnière du désert (1956).
  • Remporte l'Oscar du meilleur acteur en 1970 pour Cent dollars pour un shérif (True Grit).
  • Meurt le 11 juin 1979 à Los Angeles ; reçoit à titre posthume la Médaille d'or du Congrès.

Œuvres & réalisations

La Chevauchée fantastique (Stagecoach) (1939)

Western de John Ford qui le révéla au public et lança vraiment sa carrière de vedette.

La Rivière rouge (Red River) (1948)

Sous la direction de Howard Hawks, il y campe un personnage dur et ambigu qui révéla l'étendue de son jeu d'acteur.

Iwo Jima (Sands of Iwo Jima) (1949)

Film de guerre qui lui valut sa première nomination à l'Oscar et renforça son image de héros patriotique.

La Prisonnière du désert (The Searchers) (1956)

Western de John Ford souvent cité parmi les plus grands films américains ; son rôle de Ethan Edwards est l'un de ses plus complexes.

Rio Bravo (1959)

Western de Howard Hawks devenu un classique du genre, où il incarne un shérif assiégé.

Alamo (1960)

Fresque historique qu'il réalisa, produisit et finança lui-même, par passion pour ce mythe américain.

Cent dollars pour un shérif (True Grit) (1969)

Rôle du marshal borgne Rooster Cogburn qui lui valut enfin l'Oscar du meilleur acteur.

Le Dernier des géants (The Shootist) (1976)

Son dernier film : il y joue un pistolero vieillissant atteint d'un cancer, un écho troublant à sa propre vie.

Anecdotes

Né Marion Robert Morrison à Winterset, dans l'Iowa, en 1907, il reçut enfant le surnom de « Duke ». Ce n'était pas un titre de noblesse : il était inséparable de son chien, un Airedale terrier qui s'appelait Duke, et les pompiers du quartier finirent par l'appeler « Little Duke ». Le surnom lui resta toute sa vie.

Champion de football américain, il décrocha une bourse pour l'université de Californie du Sud (USC). Une blessure lors d'une séance de bodysurf brisa sa carrière sportive. Il trouva alors un petit emploi d'accessoiriste dans les studios, où le réalisateur John Ford le remarqua.

Après une dizaine d'années passées à tourner d'obscurs westerns de « série B », John Ford lui confia le premier rôle de La Chevauchée fantastique (1939). Le film fit de lui une vedette presque du jour au lendemain, à 32 ans.

À 62 ans, il reçut enfin l'Oscar du meilleur acteur pour Cent dollars pour un shérif, où il campait un vieux marshal borgne. En montant chercher sa statuette, il plaisanta : « Si j'avais su, j'aurais mis ce cache-œil 35 ans plus tôt ! »

En 1964, on lui retira un poumon à cause d'un cancer. Au lieu de cacher sa maladie comme le lui conseillaient les studios, il tint une conférence de presse pour en parler publiquement et inciter les gens à se faire dépister — un geste rare à l'époque. Il appelait la maladie « le grand C ».

Sources primaires

Discours de remise de l'Oscar du meilleur acteur (7 avril 1970)
« Waouh ! Si j'avais su, j'aurais mis ce cache-œil 35 ans plus tôt. »
Entretien accordé au magazine Playboy (mai 1971)
« Je crois à la suprématie blanche tant que les Noirs ne sont pas éduqués jusqu'à un point de responsabilité. » Cette déclaration, restée tristement célèbre, est aujourd'hui au cœur des relectures critiques de son image.
Dernière apparition publique, en présentant l'Oscar du meilleur film (9 avril 1979)
« Oscar et moi avons un point commun. Oscar a fait son apparition à Hollywood en 1928 ; moi aussi. Nous sommes tous les deux un peu cabossés par le temps, mais nous sommes toujours là. »

Voir aussi