Seconde épouse de Georges Danton, qu'elle épouse en 1793 à seize ans après avoir veillé sur ses enfants. Figure de l'entourage intime d'un grand acteur de la Révolution française, elle traverse la Terreur puis se remarie après l'exécution de Danton.
Louise Gély(1776 — 1856)
Louise Sébastienne Danton
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Née en 1776 à Paris, fille d'un commis du ministère de la Marine voisin des Danton
- Aide à élever les enfants de Danton après la mort de sa première épouse Gabrielle en 1793
- Épouse Georges Danton en juin 1793, à environ seize ans, exigeant une cérémonie religieuse par un prêtre réfractaire
- Devient veuve lorsque Danton est guillotiné le 5 avril 1794 pendant la Terreur
- Se remarie en 1797 avec Claude Dupin et meurt en 1856
Œuvres & réalisations
Après la mort de la première épouse de Danton, Louise prit en charge ses deux jeunes garçons, assurant la continuité du foyer.
Son union avec l'un des principaux acteurs de la Révolution la plaça au cœur de l'entourage intime du pouvoir révolutionnaire.
Elle imposa une cérémonie catholique célébrée par un prêtre réfractaire, geste de foi audacieux en pleine déchristianisation.
Son témoignage et celui de sa famille nourrirent plus tard les biographes, éclairant la vie intime du tribun au-delà des tribunes politiques.
Devenue baronne Dupin, elle reconstruisit une existence stable et traversa discrètement les régimes successifs jusqu'au Second Empire.
Anecdotes
Louise Gély n'a qu'environ seize ans lorsqu'elle épouse Georges Danton en 1793 : il en a alors plus du double. Avant le mariage, elle avait déjà aidé à veiller sur les deux jeunes fils du tribun, devenus orphelins de mère après la mort d'Antoinette Gabrielle, la première épouse de Danton.
Très pieuse, Louise aurait posé une condition surprenante à un révolutionnaire qui avait pourtant combattu l'Église : elle voulait être unie par un prêtre réfractaire, c'est-à-dire un curé qui refusait de prêter serment à la République. Selon ses biographes, Danton accepta cette cérémonie religieuse clandestine, alors très dangereuse, pour plaire à sa jeune femme.
La famille Gély vivait dans le même quartier que Danton, autour de la cour du Commerce-Saint-André, à Paris : Louise a donc grandi presque sous les yeux de celui qu'elle finira par épouser. Le père de Louise était un modeste employé, bien loin de l'agitation des tribunes révolutionnaires.
Veuve à dix-sept ans après l'exécution de Danton le 5 avril 1794, Louise survécut très longtemps à la Révolution. Elle se remaria en 1797 avec Claude Dupin, qui devint baron sous Napoléon, et mourut seulement en 1856, sous le Second Empire, ayant traversé près de soixante ans d'histoire de France.
Sources primaires
L'acte unit le citoyen Georges-Jacques Danton, veuf, à la citoyenne Louise Sébastienne Gély, âgée de seize ans, fille d'un employé parisien : il enregistre officiellement le second mariage du conventionnel.
Le biographe, qui recueillit le témoignage de la famille, rapporte que Louise, profondément religieuse, obtint que son union avec Danton fût bénie en secret par un prêtre n'ayant pas prêté le serment exigé par la Révolution.
Trois ans après la mort de Danton, l'état civil enregistre le nouveau mariage de la jeune veuve, qui deviendra plus tard baronne Dupin sous l'Empire.
Lieux clés
Ville où Louise naquit en 1776 et mourut en 1856 : sa vie entière, ou presque, s'y déroula.
Quartier où vivaient les Gély et les Danton, voisins de palier ; c'est là que se noua leur histoire.
Ville natale de Danton, où le couple séjourna ; le tribun aimait s'y retirer loin de l'agitation parisienne.
Prison où Danton fut enfermé avant son procès devant le Tribunal révolutionnaire en avril 1794.
Lieu où Danton fut guillotiné le 5 avril 1794, laissant Louise veuve à dix-sept ans.
Objets typiques

Catholique fervente, Louise tenait à pratiquer sa foi en pleine déchristianisation révolutionnaire ; ces objets discrets rappellent son exigence d'un mariage religieux.

Document tenu secret attestant l'union bénie par un prêtre réfractaire, preuve risquée gardée loin des regards de la Convention.

Avant son mariage, Louise s'occupa des deux jeunes fils de Danton restés orphelins de mère ; le soin des enfants rythmait son quotidien.

Insigne bleu-blanc-rouge que chacun devait porter sous la Révolution ; on l'épinglait sur le bonnet ou le vêtement pour montrer son civisme.

Les femmes abandonnaient les fastes de l'Ancien Régime pour des tenues sobres ; Louise s'habillait selon cette mode plus austère du temps de la République.

La correspondance manuscrite reliait Danton, souvent en mission ou à l'Assemblée, à son foyer parisien et à sa jeune épouse.
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Vie quotidienne
Matin
Jeune femme d'un foyer parisien aisé mais sans grand luxe, Louise commençait la journée par les tâches domestiques et l'attention portée aux enfants. La maison, proche des lieux du pouvoir révolutionnaire, vivait au rythme des nouvelles qui circulaient dans le quartier.
Après-midi
L'après-midi, elle gérait l'intendance du logis : courses difficiles en temps de pénurie, surveillance des enfants, visites de proches. Dehors, Paris bruissait des rumeurs de la Convention, des arrestations et des procès.
Soir
Le soir, le foyer pouvait accueillir les amis politiques de Danton autour d'un repas et de conversations animées. Quand le tribun était présent, la table mêlait vie de famille et discussions sur le sort de la Révolution.
Alimentation
L'alimentation reposait sur le pain, base de tous les repas, complété de légumes, de soupes et parfois de viande. La guerre et les pénuries de 1793 rendaient certaines denrées rares et chères, malgré les lois sur le maximum des prix.
Vêtements
Louise portait des tenues sobres conformes à la mode révolutionnaire, loin des fastes de l'Ancien Régime : robes simples, fichu de mousseline et bonnet. La cocarde tricolore, signe obligatoire de civisme, accompagnait souvent le costume.
Habitat
Le couple logeait dans un appartement bourgeois du quartier de la cour du Commerce-Saint-André, sur la rive gauche de la Seine. Ce logis confortable, sans être somptueux, se trouvait au cœur du Paris révolutionnaire.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Soin des fils orphelins de Danton
1793
Mariage avec Georges Danton
1793
Obtention d'un mariage religieux clandestin
1793
Transmission de la mémoire privée de Danton
après 1794
Remariage et vie sous l'Empire
1797






