Guerrière et chamane apache chiricahua, sœur du chef Victorio. Réputée pour son habileté au combat et son pouvoir spirituel de localiser l'ennemi, elle combattit l'armée américaine et mexicaine, puis aux côtés de Geronimo jusqu'à la reddition de 1886.
Lozen(1840 — 1889)
Lozen
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Née vers 1840 dans la bande des Chihenne (Apaches chiricahuas), sœur du chef Victorio
- Participe aux campagnes de Victorio contre les armées américaine et mexicaine dans les années 1870-1880
- Survit à la mort de Victorio à Tres Castillos (1880) car absente lors de l'embuscade
- Rejoint Geronimo et combat jusqu'à la reddition apache de 1886
- Faite prisonnière, déportée en Alabama, meurt de tuberculose vers 1889 à Mount Vernon Barracks
Œuvres & réalisations
Rite spirituel propre à Lozen, où elle « sentait » par ses paumes la direction et la distance des troupes adverses, faisant d'elle une éclaireuse irremplaçable.
Évacuation de femmes et d'enfants à travers une rivière en crue sous la menace ennemie, exploit qui scella sa réputation de protectrice.
Rôle de guerrière, de conseillère et d'arrière-garde dans la campagne de son frère contre les armées américaine et mexicaine.
Lozen accompagne le vieux chef Nana dans un raid de plus de mille kilomètres à travers le Nouveau-Mexique, l'un des plus audacieux des guerres apaches.
Combats et missions de reconnaissance dans la Sierra Madre jusqu'à la reddition de 1886 ; Lozen aurait pris part aux négociations avec l'armée.
Au-delà du combat, Lozen aidait aux naissances et soignait les siens, mêlant savoir spirituel et soins concrets au campement.
Anecdotes
Lozen possédait, selon la tradition chiricahua, un « pouvoir » spirituel pour localiser l'ennemi. Lors d'une cérémonie, elle écartait les bras vers le ciel, paumes ouvertes, puis tournait lentement sur elle-même : ses mains la picotaient et sa peau changeait de couleur dans la direction des soldats, leur intensité indiquant la distance. Ses compagnons s'y fiaient pour guider la fuite des familles.
Son frère, le chef Victorio, aurait dit d'elle qu'elle était « forte comme un homme, plus brave que la plupart, et rusée en stratégie », ajoutant que « Lozen est un bouclier pour son peuple ». Témoignage rare d'une guerrière respectée à l'égal des hommes dans le conseil apache.
Lors d'une retraite, Lozen aurait fait traverser le Rio Grande en crue à des femmes et des enfants, montant son cheval dans le courant pour ouvrir le passage, avant de revenir combattre à l'arrière-garde. Sa réputation tenait autant à son courage qu'à sa fiabilité au combat.
En octobre 1880, lors du désastre de Tres Castillos où Victorio et la majeure partie de sa bande furent tués, Lozen était absente : elle escortait une jeune mère et son nouveau-né jusqu'à une réserve. Certains récits apaches suggèrent que sa présence aurait pu changer l'issue de la bataille.
Après la reddition de Geronimo en 1886, Lozen fut déportée comme prisonnière de guerre vers l'est des États-Unis. Elle mourut de la tuberculose vers 1889 au Mount Vernon Barracks, en Alabama, loin des montagnes de son enfance, sans jamais revoir sa terre natale.
Sources primaires
« Lozen est ma main droite... forte comme un homme, plus brave que la plupart, et rusée en stratégie. Lozen est un bouclier pour son peuple. » (paroles de Victorio rapportées par les survivants apaches)
« Sur cette terre où nous vivons, Ussen détient le Pouvoir. Ce Pouvoir est mien, pour localiser l'ennemi. »
Les récits décrivent Lozen écartant les bras et tournant sur elle-même pour sentir, par le picotement et la couleur de ses paumes, la direction et la distance de l'ennemi.
Lieux clés
Région des sources chaudes, terre natale de la bande chihenne de Lozen et de Victorio, qu'ils défendirent contre le déplacement forcé.
Réserve aride et insalubre où l'armée voulut regrouper tous les Apaches ; le refus d'y vivre poussa Victorio et Lozen à reprendre les armes.
Lieu de l'embuscade mexicaine d'octobre 1880 où Victorio et la majorité de sa bande furent tués ; Lozen y était absente.
Chaîne de montagnes servant de refuge aux derniers résistants apaches, dont Geronimo et Lozen, durant la campagne de 1885-1886.
Lieu de la reddition finale de Geronimo le 4 septembre 1886 ; Lozen faisait partie du dernier groupe d'irréductibles.
Caserne où les Chiricahuas furent emprisonnés comme prisonniers de guerre ; Lozen y mourut de la tuberculose vers 1889.
Objets typiques

Fusil à répétition souvent capturé sur l'ennemi ou échangé, arme essentielle des guerriers apaches dans leurs raids et embuscades.

Arme silencieuse et économe en munitions, fabriquée en bois et tendons, utilisée pour la chasse comme pour le combat rapproché.

Lame polyvalente portée à la ceinture, servant au combat, à dépecer le gibier et aux tâches quotidiennes du campement.

Monture indispensable à la mobilité apache, permettant raids rapides, longues fuites à travers le désert et traversées de rivières en crue.

Petite bourse de cuir contenant pollen sacré (hoddentin), herbes et objets de pouvoir, liée aux dons spirituels de Lozen et à sa protection.

Vêtement souple en cuir tanné et hautes bottes apaches (n'deh b'keh) à bout relevé, adaptées aux longues marches dans le désert et les montagnes.

Ceinture garnie de cartouches portée en bandoulière, symbole des guerriers apaches en campagne et gage d'autonomie au combat.
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Vie quotidienne
Matin
Au campement, la journée commence avant l'aube : on ravive le feu, on vérifie les chevaux et l'on guette les abords. Lozen, montant la garde ou préparant un déplacement, partageait les tâches des guerriers plutôt que celles habituellement réservées aux femmes.
Après-midi
Les après-midi se passaient à entretenir les armes, repérer les pistes et organiser raids ou retraites. En campagne, Lozen menait des reconnaissances et utilisait son « pouvoir » pour situer l'ennemi avant les déplacements.
Soir
Le soir, la bande se rassemblait autour du feu pour manger, raconter et planifier la suite. Les cérémonies, prières à Ussen et chants accompagnaient souvent ces moments, essentiels à la cohésion d'un peuple en fuite.
Alimentation
L'alimentation reposait sur le gibier (cerf, lapin, dinde sauvage), les fruits du mescal cuit dans des fosses, les graines de mesquite, les baies et le maïs obtenu par échange ou razzia. En guerre, les vivres étaient rares et il fallait souvent se contenter de peu.
Vêtements
Lozen portait des vêtements de cuir souple tanné et de hautes bottes-mocassins apaches (n'deh b'keh) à bout relevé, protégeant des cactus et des rochers. Bandeau, cartouchière et arme complétaient sa tenue de guerrière.
Habitat
Les Chiricahuas vivaient dans des wickiups, abris en forme de dôme faits d'une armature de branches recouverte d'herbe, de peaux ou de toile. Faciles à monter et à abandonner, ils convenaient à une vie nomade et à la fuite constante.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Cérémonie de localisation de l'ennemi
années 1870-1880
Traversée du Rio Grande pour les familles
vers 1880
Participation à la guerre de Victorio
1879-1880
Raid de Nana (1881)
1881
Campagne finale aux côtés de Geronimo
1885-1886
Rôle de guérisseuse et de sage-femme
tout au long de sa vie






