Retour à Marco Polo
La trame de la Route de la Soie
Le voyage de Marco Polo ne suit pas un menu mais un fil qui relie trois tables : la besace du marchand sur la piste (provisions sèches qui ne pourrissent pas), le festin somptueux de la cour mongole où l'on sert le riz, les épices rares et le mouton entier, et le souvenir de Venise, sa ville d'eau, où l'on rompt un pain humble trempé dans l'huile. On ne mange pas selon entrée-plat-dessert, mais selon où l'on se trouve : en selle, à la cour, ou de retour au pays. Les boissons fermentées et les douceurs aux épices ponctuent les étapes.
Signature : Les épices de la piste : cannelle et gingembre
Tout au long du Devisement du monde, Marco Polo s'émerveille des épices — gingembre frais, cannelle, poivre — qui circulent par caravanes et par jonques. Elles signent autant les plats salés de cour que les douceurs de réconfort. Pour un Vénitien, l'épice est trésor, monnaie et médecine à la fois.

Marco Polo à table

1254 — 1324

5 recettes d’époque