La carte de Marco Polo
Panada vénitienne au pain et à l'huile
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Plat humble de la lagune (la cucina povera vénitienne)

Panada vénitienne au pain et à l'huile

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile30 min
Plat humble de la lagune (la cucina povera vénitienne)

Panada vénitienne au pain et à l'huile

Pourquoi ce plat ? Quand Marco Polo rentra à Venise après vingt-quatre ans, il retrouva les nourritures simples de sa ville d'eau : le pain rassis ne se jetait jamais, on le faisait revivre en soupe avec l'huile d'olive et un bouillon, comme dans toutes les maisons vénitiennes de marchands.

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Plat humble de la lagune (la cucina povera vénitienne)

Une soupe de pain rassis mijoté jusqu'à fondre dans un bouillon parfumé à l'ail, au laurier et à l'huile d'olive, liée d'un peu de fromage. Le plat anti-gaspillage par excellence de la Venise médiévale, réconfortant et économe.

À mon retour en ma cité de Venise, après tant d'années par monts et par mers, point ne dédaignai les mets de chez nous. Le pain d'hier, jamais on ne le jette : on le met à fondre en bouillon chaud, avec l'huile d'olive, une gousse d'ail et feuille de laurier, et l'on râpe dessus un peu de fromage. C'est nourriture de pauvre comme de marchand, et après les festins du Khan, croyez-moi qu'elle a goût de patrie.
Marco Polo
Ingrédients
  • Pain rassisplusieurs tranches (base)
  • Huile d'oliveun bon filet (gras et goût)
  • Ailune gousse (parfum)
  • Laurierune feuille (aromate)
  • Fromage à râperune poignée (liant savoureux)
Comment on faisait : La panada (de pane, le pain) était le plat de récupération universel de l'Italie médiévale. À Venise, ville sans terres agricoles, on ne gaspillait rien : le pain dur revivait en soupe, enrichi de ce que l'on avait — huile, fromage, parfois un œuf.
Sources : Anonimo Veneziano, Libro per cuoco (livre de cuisine vénitien, XIVe s.)

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