Gingembre confit au miel des marchands
Des lamelles de gingembre frais pochées puis confites dans un sirop de miel parfumé à la cannelle, jusqu'à devenir translucides, piquantes et sucrées. À la fois confiserie de luxe et remède réchauffant que l'on suçotait pour apaiser l'estomac sur les longues routes.
Des lamelles de gingembre frais pochées puis confites dans un sirop de miel parfumé à la cannelle, jusqu'à devenir translucides, piquantes et sucrées. À la fois confiserie de luxe et remède réchauffant que l'on suçotait pour apaiser l'estomac sur les longues routes.
Le gingembre, sachez-le, je l'ai vu pousser vert et frais aux Indes et en Cathay, chose qu'aucun Vénitien n'avait contemplée. On le coupe menu, on le fait cuire dans le miel avec un peu de cannelle, et il devient clair comme ambre, doux et piquant ensemble. J'en gardais toujours en ma manche : c'est friandise de roi et remède pour l'estomac barbouillé des longues chevauchées. Une bouchée, et le ventre s'apaise et le cœur se réchauffe.
- •Gingembre frais — plusieurs racines (base et remède)
- •Miel — à couvrir (confisage)
- •Cannelle — un éclat (parfum)
Gingembre confit au miel des marchands
Des lamelles de gingembre frais pochées puis confites dans un sirop de miel parfumé à la cannelle, jusqu'à devenir translucides, piquantes et sucrées. À la fois confiserie de luxe et remède réchauffant que l'on suçotait pour apaiser l'estomac sur les longues routes.
Pourquoi ce plat ? Marco Polo s'émerveilla du gingembre frais d'Asie, inconnu sous cette forme en Europe. Confit dans le miel, il devenait à la fois friandise et remède contre les maux de l'estomac en voyage — un trésor que les marchands rapportaient précieusement.
Le gingembre, sachez-le, je l'ai vu pousser vert et frais aux Indes et en Cathay, chose qu'aucun Vénitien n'avait contemplée. On le coupe menu, on le fait cuire dans le miel avec un peu de cannelle, et il devient clair comme ambre, doux et piquant ensemble. J'en gardais toujours en ma manche : c'est friandise de roi et remède pour l'estomac barbouillé des longues chevauchées. Une bouchée, et le ventre s'apaise et le cœur se réchauffe.
Ingrédients (version d’époque)
- Gingembre frais — plusieurs racines (base et remède)
- Miel — à couvrir (confisage)
- Cannelle — un éclat (parfum)
Ingrédients
- Gingembre frais — 200 g (base)
- Miel — 200 g (sirop de confisage)
- Eau — 150 ml (pochage)
- Bâton de cannelle — 1/2 (parfum)
Préparation
- Éplucher le gingembre et le trancher en fines lamelles.
- Le pocher dans l'eau frémissante 20 min pour l'adoucir, puis égoutter (garder un peu d'eau).
- Dans une casserole, réunir le miel, l'eau de pochage réservée et la cannelle ; ajouter le gingembre.
- Cuire à feu doux 30-40 min, jusqu'à ce que les lamelles deviennent translucides et le sirop épais.
- Égoutter, laisser sécher sur une grille quelques heures ; conserver dans le sirop ou roulé dans un peu de sucre.
Comment on faisait : Le gingembre confit (gingembrat) figurait dans les pharmacopées et les livres de cuisine médiévaux comme épice chaude, digestive et 'réconfortante du cœur'. Importé d'Asie par les routes que Marco Polo a parcourues, il valait très cher et servait autant de remède que de friandise de fin de banquet.
Le twist contemporain : Trempé à mi-hauteur dans du chocolat noir… anachronique au temps de Marco, mais irrésistible aujourd'hui — sinon, roulé dans du sucre de canne pour rester d'époque.
Sources : Marco Polo, Le Devisement du monde · Le Ménagier de Paris (recettes de gingembrat et épices confites, fin XIVe s.)
Marco Polo · Charactorium