retournerAckee et morue salée (ackee and saltfish)
Ackee et morue salée (ackee and saltfish)
Pourquoi ce plat ? Plat du petit matin des familles noires de Jamaïque, né de la rencontre entre l'ackee — fruit venu d'Afrique de l'Ouest avec la traite — et la morue salée importée. Garvey, enfant de St. Ann's Bay dans une famille modeste, a grandi avec ce déjeuner populaire ; on le retrouvait aussi sur les tables caribéennes de Harlem où vivait sa communauté.
Chair beurrée de l'ackee bouilli, sautée avec de la morue dessalée, des oignons, du thym et une pointe de piment, servie avec des bananes vertes bouillies ou un quignon de pain. Le plat populaire par excellence : nourrissant, salé, débrouillard.
Écoutez bien, mes amis : c'est avec ce plat que les nôtres ont commencé chaque journée de labeur, dans l'île comme à Harlem. La morue venait des bateaux, l'ackee de l'arbre de la cour — un fruit qu'il faut savoir cueillir bien ouvert, jamais avant, car la nature ne livre ses dons qu'à qui la respecte. Ma mère le faisait revenir avec l'oignon et le thym, et nous mangions debout, fiers, le ventre plein avant l'ouvrage. Un peuple qui sait nourrir ses enfants de sa propre terre est déjà à moitié libre.
- •Ackee frais bien ouvert — une bonne brassée de gousses mûres (socle, chair beurrée)
- •Morue salée (saltfish) — un morceau (protéine, sel)
- •Oignon et cive (escallion) — à volonté (aromates)
- •Thym frais — quelques branches (parfum)
- •Piment scotch bonnet — un éclat (chaleur)
- •Banane verte — quelques-unes (accompagnement amidon)
Ackee et morue salée (ackee and saltfish)
Chair beurrée de l'ackee bouilli, sautée avec de la morue dessalée, des oignons, du thym et une pointe de piment, servie avec des bananes vertes bouillies ou un quignon de pain. Le plat populaire par excellence : nourrissant, salé, débrouillard.
Pourquoi ce plat ? Plat du petit matin des familles noires de Jamaïque, né de la rencontre entre l'ackee — fruit venu d'Afrique de l'Ouest avec la traite — et la morue salée importée. Garvey, enfant de St. Ann's Bay dans une famille modeste, a grandi avec ce déjeuner populaire ; on le retrouvait aussi sur les tables caribéennes de Harlem où vivait sa communauté.
Écoutez bien, mes amis : c'est avec ce plat que les nôtres ont commencé chaque journée de labeur, dans l'île comme à Harlem. La morue venait des bateaux, l'ackee de l'arbre de la cour — un fruit qu'il faut savoir cueillir bien ouvert, jamais avant, car la nature ne livre ses dons qu'à qui la respecte. Ma mère le faisait revenir avec l'oignon et le thym, et nous mangions debout, fiers, le ventre plein avant l'ouvrage. Un peuple qui sait nourrir ses enfants de sa propre terre est déjà à moitié libre.
Ingrédients (version d’époque)
- Ackee frais bien ouvert — une bonne brassée de gousses mûres (socle, chair beurrée)
- Morue salée (saltfish) — un morceau (protéine, sel)
- Oignon et cive (escallion) — à volonté (aromates)
- Thym frais — quelques branches (parfum)
- Piment scotch bonnet — un éclat (chaleur)
- Banane verte — quelques-unes (accompagnement amidon)
Ingrédients
- Ackee en conserve, égoutté — 1 boîte (540 g) (socle)
- Filet de morue salée — 250 g (protéine)
- Oignon — 1, émincé (aromate)
- Cébettes (escallion) — 3 (aromate)
- Thym frais — 4 branches (parfum)
- Tomate — 1, en dés (facultatif) (liant)
- Piment scotch bonnet — 1/4, sans graines (chaleur)
- Huile — 2 c. à soupe (cuisson)
- Bananes plantain vertes ou pain — selon les convives (accompagnement)
Préparation
- Faire tremper la morue plusieurs heures (ou la pocher 15 min puis changer l'eau) pour la dessaler, puis l'effeuiller en retirant arêtes et peau.
- Faire revenir oignon, cébettes, thym et piment dans l'huile jusqu'à ce qu'ils fondent.
- Ajouter la morue effeuillée (et la tomate) et laisser cuire quelques minutes.
- Incorporer délicatement l'ackee égoutté, mélanger sans l'écraser, réchauffer 3-4 min.
- Servir avec des bananes vertes bouillies ou du pain.
Comment on faisait : L'ackee se prépare uniquement à partir de fruits naturellement ouverts sur l'arbre, dont on ne garde que la chair jaune autour des graines noires (le reste est toxique). À l'époque, on le faisait bouillir frais ; la morue, abondante et bon marché, était l'héritage des routes commerciales atlantiques.
Le twist contemporain : Dressé en toast garni sur pain de campagne grillé, façon « brunch caribéen », une pluie de cébette ciselée par-dessus.
Marcus Garvey · Charactorium





