Galettes de manioc (bammy)
Manioc râpé, pressé pour en chasser le jus, puis cuit en galette compacte. Sec, il se garde des jours ; trempé dans le lait de coco et grillé, il accompagne le poisson. Le pain de la débrouille et du voyage.
Manioc râpé, pressé pour en chasser le jus, puis cuit en galette compacte. Sec, il se garde des jours ; trempé dans le lait de coco et grillé, il accompagne le poisson. Le pain de la débrouille et du voyage.
Voici le pain de notre terre, celui que faisaient déjà ceux qui foulaient l'île bien avant les navires. On râpe la racine, on en presse tout le jus, et la galette ainsi serrée se garde et voyage sans se gâter. Moi qui ai parcouru tant de ports et tant de routes, je sais le prix d'un vivre qui ne trahit pas le voyageur. Le manioc, mes amis, nous enseigne une vérité : ce qui vient de notre propre sol nous soutient là où le pain de l'étranger nous fait défaut.
- •Manioc (cassava) frais — plusieurs racines (socle, amidon)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
- •Lait de coco — pour tremper (moelleux au service)
Galettes de manioc (bammy)
Manioc râpé, pressé pour en chasser le jus, puis cuit en galette compacte. Sec, il se garde des jours ; trempé dans le lait de coco et grillé, il accompagne le poisson. Le pain de la débrouille et du voyage.
Pourquoi ce plat ? Le bammy, galette de manioc pressé héritée des premiers habitants taïnos de l'île, se conserve et se transporte : pain des champs, des marchés et des longues routes. Garvey, homme de déplacements incessants — de Kingston à Londres, de Harlem à la prison d'Atlanta — connaissait ces vivres robustes qui voyageaient mieux que le pain frais.
Voici le pain de notre terre, celui que faisaient déjà ceux qui foulaient l'île bien avant les navires. On râpe la racine, on en presse tout le jus, et la galette ainsi serrée se garde et voyage sans se gâter. Moi qui ai parcouru tant de ports et tant de routes, je sais le prix d'un vivre qui ne trahit pas le voyageur. Le manioc, mes amis, nous enseigne une vérité : ce qui vient de notre propre sol nous soutient là où le pain de l'étranger nous fait défaut.
Ingrédients (version d’époque)
- Manioc (cassava) frais — plusieurs racines (socle, amidon)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
- Lait de coco — pour tremper (moelleux au service)
Ingrédients
- Manioc frais (ou farine de manioc) — 1 kg de racine (socle)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement)
- Lait de coco — 150 ml (trempage avant grillage)
- Beurre ou huile — un peu (grillage)
Préparation
- Éplucher et râper finement le manioc cru.
- Envelopper la pulpe dans un linge propre et presser fort pour en extraire le maximum de jus (à jeter), garder la pulpe sèche et émiettée.
- Saler, tasser fermement la pulpe dans une poêle chaude pour former une galette ronde compacte.
- Cuire à feu moyen jusqu'à ce qu'elle se tienne, retourner et dorer l'autre face.
- Pour servir : tremper brièvement la galette dans le lait de coco puis la griller à la poêle avec un peu de beurre.
Comment on faisait : Le jus pressé du manioc amer contient des composés toxiques : c'est l'extraction de ce liquide, savoir-faire taïno transmis aux populations créoles, qui rend la racine consommable. La galette sèche se conservait plusieurs jours sans réfrigération — vivre idéal pour les marchés et les déplacements.
Le twist contemporain : Servi en petits palets épais grillés au beurre, à tremper comme des mouillettes dans un bouillon de poisson.
Marcus Garvey · Charactorium
