Mère Mirra Alfassa
Mirra Alfassa, dite « la Mère »
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Mirra Alfassa (1878-1973), connue sous le nom de « la Mère », fut la collaboratrice spirituelle de Sri Aurobindo et la dirigeante de l'ashram de Pondichéry. Elle fonda en 1968 la cité utopique d'Auroville, près de Pondichéry en Inde.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née à Paris le 21 février 1878 dans une famille d'origine juive séfarade
- S'installe définitivement à Pondichéry en 1920 auprès de Sri Aurobindo
- Prend la direction de l'ashram de Sri Aurobindo à partir de 1926
- Fonde la cité internationale d'Auroville le 28 février 1968
- Meurt à Pondichéry le 17 novembre 1973
Œuvres & réalisations
Recueil de ses notations spirituelles intimes, devenu un texte de référence du yoga intégral.
Revue philosophique cofondée avec Sri Aurobindo et Paul Richard, où parurent les grandes œuvres d'Aurobindo.
Causeries données aux élèves et disciples, abordant l'éducation, le yoga et la vie intérieure.
École fondée à l'ashram, expérimentant une « éducation intégrale » du corps, du mental et de l'esprit.
Création d'une cité internationale destinée à réaliser l'unité humaine au-delà des nations et des religions.
Temple-globe doré au centre d'Auroville, dont elle dicta l'architecture intérieure comme lieu de concentration.
Treize volumes de conversations recueillies par Satprem, journal de ses expériences sur la transformation du corps.
Anecdotes
Née à Paris en 1878 dans une famille juive séfarade, Mirra Alfassa fut d'abord une artiste accomplie : elle peignait, jouait de l'orgue et fréquenta les ateliers parisiens, exposant même au Salon de la Société nationale des beaux-arts avant de se tourner vers la spiritualité.
En 1914, lors de son premier séjour à Pondichéry, elle rencontra Sri Aurobindo et nota dans son journal qu'elle reconnaissait en lui le maître qu'elle voyait en vision depuis des années ; cette rencontre décida du reste de sa vie.
Chaque matin à l'ashram, des centaines de disciples se rassemblaient sous son balcon pour le « darshan du balcon » : la Mère apparaissait quelques minutes en silence, simple regard considéré comme une bénédiction par la communauté.
Passionnée par les fleurs, elle attribua des « noms spirituels » à des centaines d'espèces (comme « Aspiration » pour une variété, « Tendresse » pour une autre) et en distribuait quotidiennement aux visiteurs comme messages silencieux.
En 1968, à l'âge de 90 ans, elle fonda Auroville, « cité de l'aurore » : lors de la cérémonie inaugurale, des jeunes venus de 124 pays déposèrent une poignée de terre de leur nation dans une urne en forme de lotus.
Sources primaires
Que ta volonté soit faite et non la mienne. Tu es la lumière, tu es la guide, tu es le chemin et le but.
Le but de la vie n'est pas de devenir riche ou puissant, mais de découvrir et de manifester le divin caché en chacun de nous.
Le corps a une capacité de progrès illimitée si l'on sait comment le mettre en contact avec la force qui crée l'univers.
Auroville n'appartient à personne en particulier. Auroville appartient à l'humanité tout entière.
Lieux clés
Ville natale de Mirra Alfassa, où elle grandit, se forma à la peinture et fréquenta les cercles artistiques et spirituels.
Lieu de ses séjours auprès de Max Théon, où elle approfondit l'étude de l'occultisme et des expériences intérieures.
Elle y résida de 1916 à 1920 pendant la Première Guerre mondiale avant de regagner l'Inde.
Centre de sa vie spirituelle dès 1920 ; elle y dirigea la communauté pendant près d'un demi-siècle et y mourut en 1973.
Cité utopique universelle qu'elle fonda en 1968 près de Pondichéry, destinée à incarner l'unité humaine.





