Mikhaïl Lomonossov(1711 — 1765)
Mikhaïl Lomonossov
Empire russe
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Savant russe du XVIIIe siècle, chimiste, physicien et astronome. Pionnier de la science russe, il formula un principe de conservation de la matière et contribua à la fondation de l'université de Moscou.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1711 près d'Arkhangelsk dans une famille de pêcheurs pomors
- Énonce dès 1748 un principe de conservation de la masse dans les réactions chimiques
- Observe en 1761 le passage de Vénus devant le Soleil et en déduit l'existence d'une atmosphère sur Vénus
- Fonde en 1755 l'université de Moscou, qui porte aujourd'hui son nom
- Meurt en 1765 à Saint-Pétersbourg
Œuvres & réalisations
Formulation, dans une lettre à Euler, de l'idée que la matière ne se crée ni ne se perd lors des transformations, anticipant les travaux de Lavoisier.
Il soutint que la chaleur résulte du mouvement des particules de matière, et non d'un fluide (le « calorique »), idée très en avance sur son temps.
Lors du transit de Vénus, il observa un halo lumineux et conclut que la planète est entourée d'une atmosphère.
Première grammaire scientifique du russe, qui contribua à fonder la langue littéraire et savante moderne.
Son projet et son influence aboutirent à la création de la première université russe, aujourd'hui l'une des plus prestigieuses du pays.
Vaste mosaïque réalisée dans son atelier de verres colorés, illustrant la victoire de Pierre le Grand et le renouveau de cet art en Russie.
Auteur d'odes solennelles, comme l'Ode sur la prise de Khotin (1739), il réforma la versification russe.
Anecdotes
Fils d'un pêcheur du Grand Nord russe, près d'Arkhangelsk, le jeune Lomonossov apprit à lire grâce à des livres empruntés. À 19 ans, en décembre 1730, il quitta secrètement le village familial et marcha pendant des semaines jusqu'à Moscou pour étudier, prétendant être fils de noble afin d'être admis à l'Académie slavo-gréco-latine.
Pour énoncer ce qui deviendrait un principe de conservation de la matière, il écrivit en 1748 à son ami le mathématicien Leonhard Euler que « rien ne se crée ni ne se perd » : ce qui s'ajoute à un corps est retiré à un autre. C'est l'une des premières formulations claires de cette idée, un demi-siècle avant les expériences de Lavoisier.
Envoyé étudier en Allemagne, à Marbourg puis à Fribourg, Lomonossov y épousa la fille de son logeur et accumula des dettes. La légende rapporte qu'il dut un jour fausser compagnie à des recruteurs prussiens qui l'avaient enrôlé de force dans l'armée, s'échappant de nuit d'une forteresse.
Passionné par l'art de la mosaïque, il rouvrit une fabrique de verres colorés et réalisa lui-même d'immenses mosaïques, dont une représentant la bataille de Poltava. Il composa aussi des odes solennelles et défendit avec ardeur la langue russe comme langue de science et de poésie.
En 1761, observant le passage de la planète Vénus devant le Soleil, Lomonossov remarqua un fin halo lumineux autour du disque de la planète. Il en déduisit, le premier, que Vénus possède une atmosphère.
Sources primaires
Tous les changements qui surviennent dans la nature se font de telle sorte que ce qui est ajouté à un corps est retranché à un autre. Ainsi, autant de matière s'ajoute à un corps, autant en est ôté à un autre.
La chaleur consiste dans le mouvement interne de rotation des particules de la matière propre des corps.
La planète Vénus est entourée d'une atmosphère aérienne notable, telle (sinon plus grande) que celle qui enveloppe notre globe terrestre.
Charles Quint, l'empereur romain, disait qu'il convient de parler espagnol avec Dieu, français avec ses amis, allemand avec ses ennemis, italien avec les dames. Mais s'il avait connu le russe, il aurait ajouté qu'on peut parler dignement avec tous, car il y aurait trouvé la magnificence de l'espagnol, la vivacité du français et la force de l'allemand.
Lieux clés
Village natal de Lomonossov, au bord de la mer Blanche, où il grandit dans une famille de pêcheurs et accompagnait son père en mer.
Première grande école où il étudia après sa fuite vers Moscou en 1731, apprenant le latin et les humanités.
Université où il étudia les sciences et la philosophie auprès de Christian Wolff à partir de 1736.
Cœur de son activité scientifique : il y fut professeur de chimie, y fonda le premier laboratoire de chimie de Russie et y mena ses recherches.
Établissement fondé en 1755 grâce à son impulsion ; elle porte aujourd'hui son nom (université d'État Lomonossov de Moscou).






