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Philippe Pétain à table
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Philippe Pétain à table

1856 — 1951

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La popote du soldat et la table du Nord
Deux mondes se répondent dans la vie de Pétain. D'un côté, la popote militaire : le repas collectif de la troupe, frugal, mijoté en grandes marmites de campagne, organisé autour d'un plat unique de viande et de légumes-racines qui tient au corps. De l'autre, la table bourgeoise et paysanne de l'Artois et des Flandres, son pays natal : une cuisine du Nord robuste, à la bière, au beurre et à la cassonade, ponctuée d'une boisson amère à la chicorée et des douceurs vendues lors des ducasses (fêtes de village). On n'y sépare pas en entrée-plat-dessert : on partage un grand plat de mijotage, on boit chaud, et le sucré arrive comme un plaisir de fête ou de goûter.
Signature : La chicorée torréfiée et la cassonade du Nord
L'amertume douce de la racine de chicorée grillée et le moelleux brun de la cassonade (vergeoise) sont la signature gustative de l'Artois et des Flandres, le pays de Cauchy-à-la-Tour où naquit Pétain. Sobriété et terroir : exactement les valeurs paysannes qu'il aimait revendiquer.
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Philippe Pétain à table

1856 — 1951

5 recettes d’époque