Piet Mondrian est un peintre néerlandais, figure majeure de l'art abstrait du XXe siècle. Il fonde le mouvement néoplasticisme et le groupe De Stijl, réduisant la peinture aux lignes droites et aux couleurs primaires.
Piet Mondrian(1872 — 1944)
Piet Mondrian
Royaume des Pays-Bas
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Naissance en 1872 à Amersfoort, aux Pays-Bas
- Cofonde le mouvement De Stijl et la revue du même nom en 1917
- Développe le néoplasticisme à partir des années 1920, fondé sur lignes noires et couleurs primaires
- Peint des œuvres célèbres comme la série des Compositions en rouge, jaune et bleu
- Mort en 1944 à New York, où il peint Broadway Boogie-Woogie (1942-1943)
Œuvres & réalisations
Représentation d'un moulin aux couleurs vives, témoin de sa période encore figurative mais déjà marquée par une simplification des formes.
Suite de tableaux où un arbre se décompose progressivement en lignes courbes puis géométriques, illustrant le passage de Mondrian vers l'abstraction.
Œuvre emblématique du néoplasticisme, avec sa grille de lignes noires et ses aplats de couleurs primaires. Elle fixe le langage visuel de Mondrian pour les décennies suivantes.
Tableau parmi les plus célèbres de l'artiste, devenu une véritable icône de l'art abstrait géométrique du XXe siècle.
Toile new-yorkaise où les lignes noires laissent place à des chapelets de petits carrés colorés. Elle traduit le rythme du jazz et l'énergie lumineuse de Manhattan.
Dernière œuvre, restée inachevée à sa mort. Composée sur une toile en losange, elle exprime l'espoir de la victoire alliée pendant la Seconde Guerre mondiale.
Anecdotes
Avant de devenir le maître de l'abstraction, Mondrian a longtemps peint des paysages réalistes des Pays-Bas : des moulins, des arbres et des champs. On peut suivre son évolution dans ses séries d'arbres, où une simple pommier se transforme peu à peu en un réseau de lignes presque abstraites.
Mondrian adorait le jazz et la danse moderne, en particulier le boogie-woogie qu'il découvre à New York. Cette musique rythmée a directement inspiré ses dernières toiles, comme « Broadway Boogie-Woogie », où les petits carrés colorés évoquent les lumières clignotantes et l'énergie de la ville.
Le peintre était si attaché à son idéal de lignes droites qu'il aurait quitté le groupe De Stijl lorsque son ami Theo van Doesburg s'est mis à utiliser des lignes diagonales. Pour Mondrian, seules les verticales et les horizontales exprimaient l'équilibre universel.
Son atelier était une véritable œuvre d'art : il peignait les murs en blanc et y fixait des rectangles de carton rouge, jaune et bleu qu'il déplaçait régulièrement. Les visiteurs disaient entrer littéralement dans l'une de ses peintures.
Mondrian a d'abord signé ses œuvres « Mondriaan », avec deux « a », orthographe néerlandaise de son nom de famille. Il a supprimé un « a » vers 1911-1912, à Paris, pour donner à son nom une forme plus moderne et internationale.
Sources primaires
La vie de l'homme cultivé d'aujourd'hui se détourne peu à peu du naturel : elle devient de plus en plus une vie abstraite.
Le nouveau art plastique exprime les rapports purs au moyen de la ligne droite et du plan rectangulaire pur, dans les couleurs primaires.
L'équilibre par l'équivalence des oppositions ne peut être atteint que par la relation pure de la position et non par la symétrie.
J'ai senti que seul l'art abstrait permettait de réaliser une expression de réalité plus vraie.
Lieux clés
Ville natale de Mondrian, où il naît en 1872 dans une famille protestante stricte. Son père, instituteur, lui transmet ses premières notions de dessin.
Mondrian y suit ses études à l'Académie des beaux-arts à partir de 1892. Il y peint ses premiers paysages réalistes des polders néerlandais.
C'est à Paris, dès 1911, que Mondrian découvre le cubisme et fait évoluer sa peinture vers l'abstraction. Il y vit et travaille pendant plus de vingt ans.
Fuyant la menace de guerre, Mondrian s'installe à Londres en 1938. Les bombardements du Blitz le poussent à repartir deux ans plus tard.
Mondrian passe ses dernières années à New York à partir de 1940, fasciné par le rythme de la ville et le jazz. Il y meurt en 1944 et y crée ses œuvres les plus vibrantes.






