Religieuse et mystique polonaise, sainte de l'Église catholique. Visionnaire, elle est à l'origine du culte de la Divine Miséricorde, popularisé par son journal spirituel. Elle a été canonisée par Jean-Paul II en 2000.
Sœur Faustine Kowalska(1905 — 1938)
Faustine Kowalska
Deuxième République de Pologne
5 min de lecture
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Jésus, j'ai confiance en Toi»
Faits marquants
- Naît le 25 août 1905 à Głogowiec, en Pologne russe, dans une famille paysanne modeste
- Entre en 1925 dans la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde
- Rédige à partir de 1934 son Petit Journal, relatant ses visions du Christ miséricordieux
- Meurt de la tuberculose le 5 octobre 1938 à Cracovie
- Canonisée le 30 avril 2000 par Jean-Paul II, qui institue la fête de la Divine Miséricorde
Œuvres & réalisations
Son œuvre majeure : un journal spirituel devenu l'un des textes catholiques les plus lus du XXe siècle, fondement du culte de la Divine Miséricorde.
Représentation du Christ conçue d'après ses indications et peinte par Eugeniusz Kazimirowski à Vilnius, diffusée ensuite dans le monde entier.
Prière populaire associée à sa spiritualité, récitée par des millions de fidèles.
Mouvement spirituel issu de son message, structuré après sa mort par son directeur spirituel l'abbé Sopoćko et reconnu officiellement par l'Église.
Fête liturgique célébrée le dimanche après Pâques, instituée par Jean-Paul II lors de sa canonisation, dans la continuité de son message.
Anecdotes
Née Helena Kowalska dans une famille paysanne pauvre, elle n'a fréquenté l'école que quelques années à peine. Devenue religieuse, elle occupait des tâches modestes : cuisinière, jardinière, portière. C'est pourtant à cette femme sans instruction que furent attribuées des visions spirituelles devenues célèbres dans le monde entier.
Faustine a tenu un journal personnel entre 1934 et 1938, où elle notait ses expériences intérieures. Ce cahier, écrit dans un polonais simple et parfois maladroit, est devenu après sa mort l'un des textes spirituels catholiques les plus lus du XXe siècle, traduit en des dizaines de langues.
Selon son récit, elle aurait demandé à un peintre de représenter une image du Christ avec deux rayons, l'un rouge et l'autre pâle. La première version, peinte par Eugeniusz Kazimirowski en 1934, l'aurait déçue car elle ne trouvait pas qu'elle rendait justice à sa vision.
Morte de la tuberculose à seulement 33 ans, elle était presque inconnue de son vivant en dehors de son couvent. Son journal fut même un temps mis à l'écart par le Vatican à cause d'erreurs de traduction, avant d'être réhabilité grâce notamment au cardinal polonais Karol Wojtyła, futur Jean-Paul II.
Elle fut canonisée en l'an 2000 par Jean-Paul II, qui institua à cette occasion la fête de la Divine Miséricorde, célébrée le dimanche après Pâques. Elle fut la première sainte canonisée du troisième millénaire.
Sources primaires
Jésus, j'ai confiance en Toi.
Peins une image selon le modèle que tu vois, avec l'inscription : Jésus, j'ai confiance en Toi.
Les deux rayons signifient le sang et l'eau ; le rayon pâle signifie l'eau qui purifie les âmes, le rayon rouge signifie le sang qui est la vie des âmes.
Je m'efforce d'accomplir fidèlement tout ce qui m'a été confié concernant cette œuvre de la Miséricorde.
Lieux clés
Village natal de Faustine, où elle naît en 1905 dans une famille paysanne nombreuse et pauvre.
Couvent où Faustine situe en 1931 la vision fondatrice du Christ à l'origine de l'image de la Divine Miséricorde.
Ville où Faustine vécut de 1933 à 1936 et où fut peinte la première image de la Divine Miséricorde.
Capitale polonaise où Helena entra au couvent des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde en 1925.
Couvent où Faustine mourut en 1938 et où repose son tombeau, devenu un grand lieu de pèlerinage international.
Objets typiques

Cahier manuscrit dans lequel Faustine consignait ses expériences spirituelles entre 1934 et 1938. Devenu un classique de la spiritualité catholique.

Représentation du Christ d'où jaillissent deux rayons, rouge et pâle, portant l'inscription « Jésus, j'ai confiance en Toi ». Peinte d'après les indications de Faustine.

Prière récitée sur un chapelet ordinaire, dont la formule aurait été dictée à Faustine lors d'une vision en 1935.

Robe noire, voile et guimpe portés par les religieuses de sa congrégation. Faustine le porta dès sa prise d'habit en 1926.

Croix portant le corps du Christ, objet central de la prière et de la méditation de Faustine sur la Passion.

Instruments d'écriture quotidiens avec lesquels Faustine rédigeait son journal, le soir après ses tâches au couvent.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Comme toutes les religieuses, Faustine se levait très tôt pour la prière et la messe matinale. La journée commençait dans le silence par la méditation et les premières dévotions au chœur de la chapelle.
Après-midi
L'après-midi était consacré aux tâches manuelles confiées par la communauté : cuisine, jardinage ou garde de la porte du couvent. Le travail humble était considéré comme une forme de prière.
Soir
Le soir, après les offices et le repas en commun, Faustine consacrait ses rares moments libres à l'écriture de son journal. Elle y notait ses prières et ses expériences intérieures à la lueur d'une lampe.
Alimentation
L'alimentation du couvent était simple et frugale, faite de soupes, de pain, de légumes du potager et de bouillies. Affaiblie par la tuberculose, Faustine mangeait peu durant ses dernières années.
Vêtements
Elle portait l'habit noir de sa congrégation : robe longue, ceinture, guimpe blanche autour du visage et voile. Un crucifix et un chapelet complétaient cette tenue de consacrée.
Habitat
Elle vivait dans les couvents des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde, à Varsovie, Vilnius, Płock puis Cracovie. Les cellules étaient des chambres modestes, meublées d'un simple lit, d'une table et d'un crucifix.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Petit Journal — La Miséricorde divine dans mon âme
1934-1938
Image de la Divine Miséricorde
1934
Chapelet de la Divine Miséricorde
1935
Diffusion du culte de la Divine Miséricorde
années 1930 et postérité
Institution de la fête de la Divine Miséricorde
2000






