Suzuki(1954 — ?)
Masaaki Suzuki
Japon
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Penseur et universitaire japonais, D.T. Suzuki fut le principal passeur du bouddhisme zen vers l'Occident au XXe siècle. Par ses livres et conférences en anglais, il fit connaître la pensée zen aux intellectuels et artistes européens et américains.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1870 à Kanazawa (Japon), mort en 1966
- Pratique le zen rinzai au monastère d'Engaku-ji à Kamakura dans sa jeunesse
- Séjourne aux États-Unis (1897-1909) où il travaille à la traduction de textes bouddhiques
- Publie 'Essays in Zen Buddhism' (à partir de 1927), ouvrage majeur de diffusion du zen en Occident
- Influence durablement la culture occidentale d'après-guerre (Beat Generation, psychanalyse, arts)
Œuvres & réalisations
Premier grand ouvrage de Suzuki en anglais, présentant le bouddhisme Mahayana au public occidental.
Recueil majeur qui révéla le zen aux intellectuels et artistes d'Europe et d'Amérique.
Ouvrage d'introduction accessible, préfacé plus tard par Carl Jung, devenu un classique.
Description détaillée de la vie quotidienne et de la discipline dans un monastère zen.
Étude de l'influence du zen sur l'art, la poésie, le théâtre et l'art du sabre japonais.
Revue fondée avec son épouse pour diffuser le bouddhisme en anglais, encore publiée aujourd'hui.
Essai comparant la mystique chrétienne et bouddhiste, fruit de son dialogue interreligieux.
Anecdotes
À 27 ans, le jeune Suzuki traverse le Pacifique pour s'installer dans une petite ville de l'Illinois, LaSalle, où il travaille onze ans chez l'éditeur Paul Carus. Il y traduit des textes asiatiques le jour et médite le zen le soir, devenant un pont vivant entre deux mondes.
Avant de partir pour l'Occident, son maître Soyen Shaku lui donne le nom bouddhiste « Daisetz », que l'on peut traduire par « grande simplicité » ou « grande maladresse ». Suzuki aimait dire en souriant que ce surnom lui allait très bien.
En 1911, Suzuki épouse une Américaine, Beatrice Erskine Lane, théosophe et diplômée de l'université Columbia. Ensemble, ils fondent en 1921 la revue The Eastern Buddhist pour faire connaître le bouddhisme au public anglophone.
Dans les années 1950, à plus de 80 ans, il donne des cours à l'université Columbia à New York. Ses conférences attirent des artistes et penseurs célèbres comme le compositeur John Cage ou le psychanalyste Erich Fromm.
Suzuki a vécu près de 96 ans et écrivait encore peu avant sa mort. On raconte que, malade à l'hôpital, ses derniers mots auraient été une formule de remerciement et d'excuse adressée à ceux qui le soignaient.
Sources primaires
Le zen, dans son essence, est l'art de voir dans la nature même de son être, et il indique le chemin de l'esclavage à la liberté.
Le satori peut être défini comme une intuition de la nature des choses, par opposition à la compréhension analytique ou logique de celles-ci.
Le bouddhisme Mahayana n'est pas une religion morte enfermée dans des livres ; c'est un organisme vivant qui se développe encore.
Le zen a profondément marqué l'art, la poésie et même l'art de l'épée du Japon, en enseignant à agir sans hésitation ni calcul.
Lieux clés
Ville natale de Suzuki, sur la côte ouest du Japon, où il naît en 1870 dans une famille de médecins.
Grand monastère zen rinzai où Suzuki pratiqua la méditation et fit l'expérience de l'éveil (satori) auprès de ses maîtres.
Petite ville où Suzuki travailla onze ans chez l'éditeur Paul Carus, traduisant des textes orientaux en anglais.
Université bouddhique où Suzuki fut professeur à partir de 1921 et fonda la revue The Eastern Buddhist.
Université où Suzuki donna des cours sur le zen dans les années 1950, influençant artistes et penseurs occidentaux.
Ancienne capitale et haut lieu du zen où Suzuki résida longuement et mourut en 1966.






