Thomas Dimsdale(1712 — 1800)
Thomas Dimsdale
royaume de Grande-Bretagne
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Médecin britannique du XVIIIe siècle, pionnier de la variolisation (inoculation contre la variole). Il acquit une renommée européenne en inoculant l'impératrice Catherine II de Russie et son fils en 1768.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1712 dans l'Essex (Angleterre) au sein d'une famille quaker.
- Publie en 1767 'The Present Method of Inoculating for the Small-Pox', traité de référence sur l'inoculation.
- Inocule l'impératrice Catherine II de Russie et le grand-duc Paul en 1768, mettant fin à la peur de la pratique à la cour.
- Anobli par Catherine II au rang de baron de l'Empire russe et richement récompensé pour son intervention.
- Meurt en 1800 à Hertford, après une carrière partagée entre médecine et activité de banquier.
Œuvres & réalisations
Traité de référence exposant sa méthode d'inoculation simplifiée ; il assit sa réputation européenne et fut traduit en plusieurs langues.
Exploit médical le plus célèbre de Dimsdale, qui donna à la variolisation un éclatant appui royal en Europe.
Récit et défense de sa méthode rédigés à l'occasion de son séjour russe, important témoignage sur la pratique de l'inoculation.
Réflexion sur les avantages et les dangers de l'inoculation à grande échelle des populations.
Second voyage en Russie pour protéger les petits-fils de Catherine II, confirmant son statut de médecin de confiance de la cour.
Titre et fonctions honorifiques conférés par Catherine II, faisant de ce médecin quaker un personnage de cour.
Anecdotes
En 1768, Catherine II de Russie fit venir Dimsdale à Saint-Pétersbourg pour l'inoculer contre la variole. Comme l'opération était risquée et que l'impératrice craignait une révolte si elle mourait, on tint des chevaux de poste prêts jour et nuit pour permettre au médecin de fuir le pays en cas d'échec.
L'inoculation de Catherine II fut un tel succès que l'impératrice se montra ensuite en public pour rassurer son peuple, et la date de l'opération fut un temps célébrée comme une fête à la cour de Russie. Dimsdale avait d'abord inoculé un jeune garçon pour prélever sur lui la matière variolique destinée à la souveraine.
En récompense, Catherine II fit de ce simple médecin de campagne anglais un baron de l'Empire russe, lui versa 10 000 livres sterling et une rente annuelle de 500 livres, et le nomma conseiller d'État et médecin de la cour.
Dimsdale était quaker : il appartenait à un mouvement religieux qui refusait les titres, les serments et le faste. Le voilà pourtant devenu baron russe — un paradoxe pour un homme habitué à la sobriété et au tutoiement égalitaire des Amis.
En 1781, alors âgé de près de 70 ans, il refit le long voyage jusqu'en Russie pour inoculer cette fois les petits-fils de Catherine, les grands-ducs Alexandre (futur tsar Alexandre Ier) et Constantin.
Sources primaires
La pratique de l'inoculation, telle que je la décris ici, vise à communiquer la petite vérole sous une forme bénigne et sûre, par une légère incision et une préparation modérée du corps.
Sa Majesté Impériale, jugeant de la plus haute importance pour ses sujets de donner l'exemple, résolut de se soumettre elle-même à l'inoculation avant d'en recommander l'usage.
L'inoculation générale d'une ville entière, si elle n'est pas conduite avec prudence, peut répandre la contagion au lieu de la prévenir.
Lieux clés
Village de l'Essex où Thomas Dimsdale naquit en 1712 dans une famille quaker de médecins.
Ville du Hertfordshire où Dimsdale exerça la médecine, fut élu député, et mourut en 1800.
Hôpital londonien où Dimsdale fit ses études de médecine.
Capitale de l'Empire russe où Dimsdale inocula Catherine II en 1768, puis ses petits-fils en 1781.
Résidence impériale près de Saint-Pétersbourg, liée au séjour de Dimsdale auprès de la cour de Catherine II.






