Général et homme d'État japonais, Premier ministre du Japon de 1941 à 1944. Figure majeure du militarisme nippon, il ordonna l'attaque de Pearl Harbor qui fit entrer le Japon en guerre contre les États-Unis. Jugé comme criminel de guerre de classe A, il fut condamné à mort et exécuté en 1948.
Tojo(1884 — 1948)
Hideki Tōjō
Japon
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Devient Premier ministre du Japon en octobre 1941
- Ordonne l'attaque de Pearl Harbor le 7 décembre 1941, déclenchant la guerre du Pacifique
- Cumule les fonctions de Premier ministre, ministre de la Guerre et chef d'état-major
- Démissionne en juillet 1944 après la chute de Saipan et les revers militaires
- Jugé criminel de guerre de classe A au procès de Tokyo, condamné à mort et exécuté le 23 décembre 1948
Œuvres & réalisations
À la tête de la police militaire en Mandchourie, Tōjō réprime l'opposition et renforce le contrôle japonais sur la région occupée.
Tōjō devient chef du gouvernement japonais tout en conservant le ministère de la Guerre, concentrant un pouvoir militaire et politique considérable.
Sous son gouvernement est lancée l'offensive contre les États-Unis qui déclenche la guerre du Pacifique.
Tōjō cumule jusqu'à trois fonctions clés (Premier ministre, ministre de la Guerre, chef d'état-major) pour diriger l'effort de guerre japonais.
Il défend ce projet idéologique présentant l'expansion japonaise comme une libération de l'Asie de la domination occidentale.
Anecdotes
Tōjō était surnommé « Kamisori » (le Rasoir) en raison de son esprit méthodique, tranchant et de sa réputation de bureaucrate intransigeant et efficace. Ce surnom lui venait de ses années dans la police militaire, la redoutée Kenpeitai, qu'il dirigea en Mandchourie.
Le 8 décembre 1941 (heure du Japon), c'est sous le gouvernement de Tōjō que fut lancée l'attaque surprise de Pearl Harbor. Le Japon n'avait pas officiellement déclaré la guerre avant les premières bombes, ce qui fit qualifier l'attaque d'« infamie » par le président américain Roosevelt.
En 1944, après la chute de l'île de Saipan qui plaçait le Japon à portée des bombardiers américains, Tōjō perdit la confiance de l'empereur et fut contraint de démissionner de toutes ses fonctions, lui qui cumulait Premier ministre, ministre de la Guerre et chef d'état-major.
À l'arrivée des soldats américains venus l'arrêter en septembre 1945, Tōjō tenta de se suicider d'une balle dans la poitrine en visant son cœur. Il manqua son geste et fut sauvé par des médecins américains... avant d'être jugé puis pendu trois ans plus tard.
Lors du procès de Tokyo, Tōjō assuma la responsabilité des décisions de guerre tout en cherchant à protéger l'empereur Hirohito de toute accusation. L'empereur ne fut jamais jugé et conserva son trône.
Sources primaires
Nous déclarons par la présente la guerre aux États-Unis d'Amérique et à l'Empire britannique. Les hommes et les officiers de Notre armée et de Notre marine feront de leur mieux pour poursuivre la guerre.
Le Japon mène une guerre pour son existence et son autodéfense, ainsi que pour l'établissement d'une sphère de coprospérité de la Grande Asie orientale.
Il n'y a jamais eu de cas où un sujet japonais aurait pu agir contre la volonté expresse de Sa Majesté. Je portais la responsabilité de la conduite de la guerre.
L'accusé Tōjō est reconnu coupable des chefs d'accusation et condamné par le Tribunal à la peine de mort par pendaison.
Lieux clés
Ville natale de Tōjō et capitale impériale où il exerça le pouvoir comme Premier ministre. C'est aussi là qu'il fut jugé puis exécuté.
Région du nord-est de la Chine occupée par le Japon, où Tōjō dirigea la police militaire et l'état-major de l'armée du Guandong dans les années 1930.
Base navale américaine attaquée par surprise par le Japon le 7 décembre 1941, faisant entrer les États-Unis dans la guerre. L'attaque fut décidée sous le gouvernement Tōjō.
Prison où furent détenus les criminels de guerre japonais sous l'occupation alliée. Tōjō y fut emprisonné, jugé puis pendu le 23 décembre 1948.
Institution où Tōjō reçut sa formation d'officier au début du XXe siècle, point de départ de sa carrière dans l'armée de terre.
Objets typiques

Tenue militaire kaki ornée d'insignes de grade et de décorations, symbole de l'autorité de Tōjō au sommet de l'armée nippone. Il la portait même dans ses fonctions de Premier ministre.

Sabre porté par les officiers japonais, inspiré du katana traditionnel et symbole de l'esprit guerrier (bushidō) revendiqué par l'armée impériale. Il incarnait l'honneur militaire du samouraï moderne.

Les fines lunettes circulaires de Tōjō, associées à son crâne rasé et sa moustache, formaient une silhouette immédiatement reconnaissable dans la propagande comme dans les caricatures alliées.

Document officiel proclamant l'entrée en guerre du Japon contre les États-Unis et l'Empire britannique en décembre 1941. Il scellait l'engagement du pays dans la guerre du Pacifique.

Image diffusée pour justifier l'expansion japonaise en Asie sous le slogan d'une « Grande Asie orientale » libérée de l'Occident. Outil de mobilisation idéologique du régime militariste.

Arme avec laquelle Tōjō tenta de se donner la mort lors de son arrestation en septembre 1945, manquant son cœur. L'épisode devint le symbole de sa chute et de celle du militarisme nippon.
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Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Premier ministre et ministre de la Guerre, Tōjō se levait tôt et abordait chaque journée avec une discipline militaire rigoureuse. Sa matinée était consacrée à la lecture des rapports militaires et aux réunions de l'état-major.
Après-midi
L'après-midi se remplissait de conseils de cabinet, d'audiences et de décisions sur la conduite de la guerre. Réputé travailleur acharné et soucieux du détail, il aimait contrôler personnellement de nombreux dossiers.
Soir
Le soir, Tōjō poursuivait souvent son travail tard, recevant des officiers ou préparant les communications officielles. Homme austère, il consacrait peu de temps aux loisirs.
Alimentation
Tōjō suivait une alimentation japonaise traditionnelle et sobre, à base de riz, de poisson, de soupe miso et de légumes. En temps de guerre, il affichait une volonté de partager les restrictions imposées à la population.
Vêtements
Il portait le plus souvent l'uniforme militaire kaki de général, même dans ses fonctions civiles de Premier ministre. Son crâne rasé, sa moustache et ses lunettes rondes formaient une apparence sévère et reconnaissable.
Habitat
Tōjō résidait dans des logements officiels à Tokyo correspondant à son rang. Sa vie domestique restait discrète, dans le respect des conventions de la société japonaise de l'époque.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Direction de la Kenpeitai de l'armée du Guandong
1935-1937
Accession au poste de Premier ministre
Octobre 1941
Décision de l'attaque de Pearl Harbor
Décembre 1941
Loi de mobilisation totale et concentration des pouvoirs
1941-1944
Promotion de la Sphère de coprospérité de la Grande Asie orientale
1940-1943






