Interview imaginaire

Interview imaginaire avec James Cook

par Charactorium · James Cook (1728 — 1779) · Exploration · 5 min de lecture

Interview imaginaire générée par IA à partir de sources documentées.

Deux jeunes visiteurs de douze ans, en classe découverte, ont franchi la passerelle d'un grand voilier de bois. Là, devant une table couverte de cartes, un capitaine au regard calme les attend. Il a roulé le monde trois fois — et il accepte de tout leur raconter.

Vous aviez quel âge quand vous êtes parti pour votre tout premier grand voyage ?

J'avais quarante ans, mon enfant, déjà un homme mûr. Je suis parti en 1768 sur un navire qu'on appelait l'Endeavour. Tu sais ce que c'était ? Un vieux bateau charbonnier, robuste, qu'on avait transformé. Pas un navire de luxe — un gros sabot solide, fait pour porter des charges et résister aux récifs. On m'avait confié une mission scientifique : aller jusqu'à Tahiti, une île au bout du monde, pour observer le passage de la planète Vénus devant le soleil. Imagine : des semaines de mer, sans jamais voir une côte, juste l'eau et le ciel. Et au fond de ma cabine, une enveloppe scellée que je n'avais pas le droit d'ouvrir. Pas encore.

Mon premier navire n'était qu'un vieux sabot à charbon — mais il a fait le tour du monde.

C'était quoi, l'enveloppe secrète ? Vous aviez le droit de l'ouvrir quand ?

Ah, l'enveloppe ! Voilà le vrai secret. L'Amirauté — c'était le grand commandement de la marine de mon pays — m'avait interdit de l'ouvrir avant d'avoir fini d'observer Vénus à Tahiti. Quand je l'ai décachetée, j'ai compris : on m'ordonnait de filer vers le sud, chercher une terre mystérieuse qu'on appelait en latin la Terra Australis Incognita, la « terre du sud inconnue ». Les savants pensaient qu'un immense continent devait exister là, pour équilibrer le poids des terres du nord. Tu vois, mon enfant, je servais deux maîtres à la fois : la science d'un côté, et l'ambition de mon roi de l'autre. Une main tenait une lunette d'astronome. L'autre, une carte d'empire.

Une main tenait la lunette de l'astronome, l'autre la carte de l'empire.

Quand vous arriviez sur une île, les gens vous accueillaient comment ?

Cela dépendait, et parfois le ciel basculait vite. À Hawaï, lors de mon dernier voyage, j'arrive en pleine fête religieuse des habitants. Et voilà qu'ils me prennent pour une sorte de dieu ! On me couvre d'honneurs, on m'offre à manger, on s'incline. Imagine la scène : un marin fatigué, traité comme une divinité sur une plage de sable noir. Mais tu sais, mon enfant, ces choses-là sont dangereuses. On ne reste pas un dieu très longtemps. Ailleurs, à Botany Bay en Australie, les habitants nous regardaient de loin, méfiants, et ils avaient bien raison de l'être. Un voilier étranger qui surgit à l'horizon, ce n'est jamais une petite affaire pour ceux qui vivent là.

On ne reste jamais un dieu très longtemps.

Sur les bateaux, les marins tombaient malades. Comment vous les avez soignés ?

Tu touches là à ma plus grande fierté, peut-être plus que mes cartes. À mon époque, une maladie terrible décimait les équipages : le scorbut. C'est ce qui arrive quand on manque trop longtemps de fruits et de légumes frais — les dents tombent, le corps saigne, et l'on meurt. Moi, j'ai refusé ça. J'obligeais mes hommes à manger de la choucroute, ce chou fermenté un peu aigre, et des agrumes à chaque escale. Certains rechignaient, alors je le mangeais devant eux pour montrer l'exemple. Sur le Resolution, pas un seul homme n'est mort du scorbut. Pas un seul ! La Royal Society, notre grande académie de savants, m'a remis une médaille pour cela en 1776.

Sauver un équipage, parfois, ça tient dans une assiette de choux.

Vous mangiez quoi, vous, le capitaine ? Pareil que les marins ?

Exactement pareil, mon enfant, et c'était voulu. Beaucoup de capitaines mangeaient des plats fins pendant que leurs hommes rongeaient du biscuit dur. Moi, non. Je partageais leur table : choucroute, malt fermenté, et tout ce qu'on pouvait acheter de frais dans les ports — légumes, fruits inconnus. Je goûtais même les aliments des îles que personne d'autre n'osait toucher, juste pour vérifier qu'on pouvait les manger sans danger. Tu vois, un capitaine qui demande à ses hommes de manger un drôle de chou aigre doit le manger le premier. Sinon, pourquoi t'obéirait-on ? Le matin, à bord, je me levais avant le jour, et le ventre passait après le travail.

Un capitaine qui ordonne le chou aigre doit en avaler la première cuillère.
Portrait of Captain James Cooktitle QS:P1476,en:"Portrait of Captain James Cook"label QS:Len,"Portrait of Captain James Cook"
Portrait of Captain James Cooktitle QS:P1476,en:"Portrait of Captain James Cook"label QS:Len,"Portrait of Captain James Cook"Wikimedia Commons, Public domain — John Webber

Une carte, c'est juste un dessin. Pourquoi c'était si difficile à faire ?

Ah, si seulement c'était juste un dessin ! Tracer une côte que personne n'a jamais vue, c'est un travail de fourmi. Je passais mes après-midi penché sur mon sextant, un instrument qui mesure la hauteur des étoiles et du soleil pour savoir où l'on se trouve. Je faisais sonder l'eau avec un plomb au bout d'une corde pour connaître la profondeur et ne pas m'échouer. Mes cartes de la Nouvelle-Zélande, dressées en 1769, je les ai faites en tournant tout autour des deux îles, angle par angle. Tu sais quoi ? Elles ont servi aux marins pendant plus de cent ans après moi. Une bonne carte, mon enfant, c'est une vie de patience pliée sur une feuille.

Une bonne carte, c'est une vie de patience pliée sur une feuille.

Comment vous saviez où vous étiez, en plein milieu de l'océan ?

Voilà LA grande question de mon temps, et elle a rendu fous des navigateurs entiers ! Trouver sa position nord-sud, la latitude, c'était assez simple avec le soleil. Mais savoir si l'on était plus à l'est ou à l'ouest — la longitude — c'était presque impossible. On naviguait à l'estime, en calculant sa vitesse et son cap, et l'on se trompait souvent de centaines de milles. Lors de mon deuxième voyage, j'ai emporté une merveille : une copie d'une horloge spéciale, le chronomètre de Harrison, qui gardait l'heure exacte malgré les tempêtes. Avec l'heure juste, je trouvais enfin ma longitude. Imagine une montre si fidèle qu'elle vaut un trésor — eh bien, c'en était un.

Une horloge fidèle valait, en mer, tout l'or d'un royaume.
National Portrait Gallery, Canberra, Australia - Joy of Museums - Portrait of Captain James Cook RN
National Portrait Gallery, Canberra, Australia - Joy of Museums - Portrait of Captain James Cook RNWikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 — GordonMakryllos

Vous avez navigué dans la glace ? Vous aviez pas trop froid et peur ?

Oh, du froid, j'en ai eu jusqu'aux os ! Lors de mon deuxième voyage, en janvier 1773, j'ai mené le Resolution et l'Adventure plus loin vers le sud que personne avant moi. On a franchi le cercle polaire antarctique — le premier de toute l'histoire à le faire. Imagine des montagnes de glace qui flottent, plus hautes que les mâts, et le brouillard, et le silence. Peur ? Un capitaine n'a pas le droit de la montrer, mais oui, le danger était partout. On cherchait ce fameux continent du sud. Et tu sais ce que j'ai trouvé ? Rien. Que de la glace. J'en ai conclu que s'il existait une terre là-bas, elle était gelée et inhabitable.

Au bout du sud, je n'ai trouvé ni continent ni trésor — seulement de la glace et du silence.

Ça vous a fait quoi de prouver que ce continent n'existait pas ?

Un sentiment étrange, mon enfant, mêlé de fierté et d'un peu de tristesse. Pendant des siècles, les géographes avaient rêvé de cette Terra Australis, une terre immense et riche. Beaucoup de marins voulaient y croire. Moi, j'ai tourné tout autour de l'océan du sud, dans les hautes latitudes, et j'ai pu écrire dans mon journal qu'il ne restait plus aucune place pour un tel continent accessible. J'ai raconté tout cela dans mon récit, A Voyage towards the South Pole, en 1777. Tu vois, parfois le travail d'un explorateur, ce n'est pas de découvrir une terre — c'est de prouver qu'un rêve était faux. Effacer une légende d'une carte, ça compte autant que d'y ajouter une île.

Effacer une légende de la carte compte autant que d'y ajouter une île.

Et après tous ces voyages, vous avez fini par rentrer à la maison ?

C'est la part triste de mon histoire, et je te la dois en vérité. Entre mes voyages, je rentrais à Londres, dans une maison modeste, auprès de ma femme Elizabeth et de nos enfants. Mais la mer me reprenait toujours. Lors de mon troisième voyage, je suis retourné à Hawaï, dans la baie de Kealakekua. Là où l'on m'avait accueilli comme un dieu, une dispute a éclaté — une histoire de canot volé. Le 14 février 1779, sur cette plage, je suis tombé dans la bagarre. Je n'avais pas cinquante et un ans. Souviens-toi, mon enfant : on peut traverser tous les océans du monde et trouver la fin sur une plage, pour si peu de chose.

On traverse tous les océans, et la fin vous attend parfois sur une plage.
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Cette interview imaginaire a été générée par intelligence artificielle à partir des sources documentées dans la fiche de James Cook. Elle met en scène ce que la figure aurait pu dire à partir de ce que nous savons d'elle, mais ne constitue pas un propos historique attesté. Pour les sources primaires et la documentation factuelle, consultez la fiche complète.