Interview imaginaire

Interview imaginaire avec Maryam Mirzakhani

par Charactorium · Maryam Mirzakhani (1977 — 2017) · Sciences · 5 min de lecture

Interview imaginaire générée par IA à partir de sources documentées.

Deux élèves de 5e, en classe découverte, ont poussé la porte d'un bureau plein de grands rouleaux de papier. Au sol, des dessins colorés partout. Maryam Mirzakhani les accueille avec un sourire et s'assoit par terre, avec eux.

C'est quoi tous ces grands papiers par terre ? On dirait des dessins !

Tu as l'œil, mon enfant ! Pour moi, faire des mathématiques, c'est un peu comme dessiner. Je déroulais de longues feuilles blanches sur le sol, et je les couvrais de gribouillages de toutes les couleurs. Imagine un sol entier transformé en grande peinture pleine de courbes. Je rampais dessus, un crayon de couleur à la main, pour suivre mes formes. Ma petite fille Anahita me regardait faire. Elle disait à ses copines que sa maman "faisait des peintures" ! Elle n'avait pas tort. Les chiffres, pour moi, ce sont des images avant d'être des nombres.

Les chiffres, pour moi, ce sont des images avant d'être des nombres.

Pourquoi vous aviez besoin de couleurs pour faire des maths ?

Parce que mes maths parlent de formes courbes, mon enfant. Imagine la peau d'un beignet, toute lisse et arrondie : on appelle ça une surface. Sur ces formes, je cherchais les chemins les plus courts, comme une fourmi qui voudrait traverser sans se perdre. Avec une couleur je traçais un chemin, avec une autre un deuxième. Sinon, tout se mélangeait dans ma tête ! Le rouge, le bleu, le vert m'aidaient à ne pas m'embrouiller. C'était comme colorier une carte pour mieux retrouver sa route.

C'est vrai que petite, vous vouliez pas du tout faire des maths ?

C'est tout à fait vrai ! Petite, à Téhéran, je voulais devenir écrivaine. Je dévorais les romans et je rêvais de raconter des histoires. Les mathématiques ? Elles ne m'attiraient pas du tout. Et puis, au collège, un jour, je me suis attaquée à un problème vraiment difficile. Juste avec une feuille et un crayon, j'ai trouvé la solution toute seule. J'ai ressenti une joie énorme, comme quand on termine un beau livre. J'ai compris que résoudre un problème, c'était aussi raconter une histoire. Alors j'ai changé de chemin.

Résoudre un problème, c'est aussi raconter une histoire.

Vous aviez quel âge quand vous avez gagné vos médailles à la grande compétition ?

J'avais dix-sept ans, mon enfant ! J'étais lycéenne au lycée Farzanegan, une école pour filles passionnées de sciences. En 1994, je suis partie défendre l'Iran aux Olympiades internationales de mathématiques, un grand concours entre lycéens de plus de cent pays. J'ai gagné une médaille d'or. Et l'année suivante, en 1995, j'y suis retournée et j'ai obtenu le score parfait : tous les points ! J'étais la première fille de mon pays à réussir cela. Imagine ma fierté, et celle de mes professeurs. Cela a ouvert la porte à plein d'autres jeunes filles.

Quand vous cherchiez une solution, ça se passait comment dans votre tête ?

Ah, c'était une drôle d'aventure ! Un jour, j'ai dit que chercher en mathématiques, c'est comme être perdu dans une jungle. Tu ne vois pas la sortie. Tu avances, tu te trompes, tu reviens en arrière. Tu rassembles tout ce que tu sais pour inventer une nouvelle astuce. Parfois je restais des mois sans avancer. Mais je n'avais pas peur de me sentir perdue : c'est justement là que naissent les belles idées. Il faut être patient, mon enfant, et accepter de ne pas comprendre tout de suite. La patience, c'est mon outil le plus précieux.

Chercher, c'est être perdu dans une jungle et inventer un chemin.
Maryam Mirzakhani (cropped)
Maryam Mirzakhani (cropped)Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 — Florian Caullery

Vous avez travaillé avec un ami sur un problème super dur ?

Oui ! Mon ami s'appelait Alex Eskin. On s'écrivait, on discutait pendant des heures de nos formes et de nos chemins courbes. Ensemble, on s'est attaqués à un problème que personne n'avait réussi à résoudre depuis très longtemps. On a travaillé des années là-dessus, sans abandonner. Et en 2015, on a démontré un grand résultat. Les autres mathématiciens l'ont tellement admiré qu'ils l'ont surnommé le "théorème de la reine". Travailler à deux, c'est comme marcher dans la jungle avec un compagnon : quand l'un trébuche, l'autre lui tend la main.

C'était comment, le jour où vous avez reçu la médaille Fields ?

C'était à Séoul, en Corée, en 2014, devant tous les grands mathématiciens du monde. La médaille Fields, mon enfant, c'est la plus haute récompense pour un mathématicien, un peu comme une étoile d'or qu'on ne donne que tous les quatre ans. Et ce jour-là, j'ai été la toute première femme à la recevoir. La première en presque quatre-vingts ans ! J'étais émue, et un peu intimidée aussi. J'ai dit une chose toute simple : plus je passais de temps avec les maths, plus j'étais joyeuse. Je suis tombée amoureuse d'elles sans même le décider.

Je suis tombée amoureuse des mathématiques sans même le décider.

Ça vous faisait quoi d'être la première femme à gagner ce prix ?

Cela me touchait beaucoup, mon enfant. Pendant très longtemps, on avait dit aux filles que les mathématiques n'étaient pas pour elles. Quelle drôle d'idée ! En recevant cette médaille, je portais un peu l'espoir de toutes ces jeunes filles qui doutaient d'elles-mêmes. Je voulais leur dire : si une petite fille de Téhéran qui rêvait d'écrire a pu y arriver, alors toi aussi. Mais je n'aimais pas trop les honneurs et les photos. Ce que j'aimais, c'était le travail lui-même, mes rouleaux de papier au sol. Le prix, lui, appartient à toutes celles qui suivront.

Si une petite fille qui rêvait d'écrire a pu y arriver, alors toi aussi.
Maryam Mirzakhani in Seoul 2014
Maryam Mirzakhani in Seoul 2014Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0 de — Gert-Martin Greuel

Vous mangiez quoi chez vous le soir, avec votre famille ?

Oh, j'adorais la cuisine de mon pays ! Le soir, je retrouvais mon mari Jan et ma fille Anahita, et je cuisinais des plats iraniens. Du riz parfumé au safran, tout doré, qu'on appelle le chelow. Ou un ragoût d'herbes vertes mijoté longtemps, le ghormeh sabzi. Il y avait toujours des fruits secs et des noix sur la table. On partageait le repas tous ensemble, en parlant de notre journée. Même là, parfois, une idée de mathématiques me traversait l'esprit ! Je gardais toujours un carnet près de moi, pour ne pas l'oublier avant le dessert.

Vous viviez en Amérique, mais vous retourniez en Iran des fois ?

Oui, mon enfant. Je vivais à Palo Alto, en Californie, près de mon université, Stanford. Là-bas je portais des habits simples, un jean, un pull. Mais quand je rentrais voir ma famille en Iran, je mettais un voile sur mes cheveux, car c'était la loi de mon pays. J'allais ainsi d'un monde à l'autre, avec dans le cœur les deux à la fois. Et tu sais, après ma mort, mon pays a fait une chose rare : il a publié ma photo sans voile, pour me rendre hommage. C'était sa façon de dire qu'il était fier de moi.

Si on continue les maths plus tard, qu'est-ce que vous aimeriez nous dire ?

Je vous dirais : n'ayez jamais peur d'être lents. Les belles choses prennent du temps. Moi, j'ai mis des années sur un seul problème, couchée sur mes grands papiers. Restez curieux, et trouvez la beauté dans ce que vous étudiez, comme on admire un dessin. Et surtout, les filles : ne laissez personne vous dire que ce n'est pas pour vous. Aujourd'hui, en mon nom, on remet un prix à de jeunes mathématiciennes du monde entier. Cela me rend plus heureuse que toutes mes médailles. Mon vrai trésor, c'est de savoir que vous continuerez après moi.

N'ayez jamais peur d'être lents : les belles choses prennent du temps.
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Cette interview imaginaire a été générée par intelligence artificielle à partir des sources documentées dans la fiche de Maryam Mirzakhani. Elle met en scène ce que la figure aurait pu dire à partir de ce que nous savons d'elle, mais ne constitue pas un propos historique attesté. Pour les sources primaires et la documentation factuelle, consultez la fiche complète.