Interview imaginaire

Interview imaginaire avec Néfertiti

par Charactorium · Néfertiti (1369 av. J.-C. — 1329 av. J.-C.) · Politique · 5 min de lecture

Interview imaginaire générée par IA à partir de sources documentées.

Ce matin-là, deux élèves d'une classe découverte s'arrêtent devant un grand visage de pierre aux couleurs encore vives. La reine semble les fixer, puis, doucement, elle se met à leur parler. Intimidés mais curieux, les deux jeunes visiteurs ouvrent leur carnet de questions.

C'était comment de construire une ville toute neuve dans le désert ?

Tu sais, imagine un grand espace de sable et de falaises, sans une seule maison. C'est là, vers 1346 avant notre ère, que nous avons décidé de bâtir notre ville, Akhetaton — cela veut dire « l'Horizon d'Aton », le disque du soleil. Avec mon époux, j'ai fait graver de grandes pierres dans les falaises, ce qu'on appelle des stèles, pour marquer les limites du territoire sacré. Sur ces stèles, mon nom est écrit à côté du sien, comme fondatrice. Pour aller vite, les ouvriers portaient de petits blocs légers, les talatat, qu'un seul homme pouvait soulever. En quelques années, une cité entière est sortie de terre. C'était un peu comme faire pousser une fleur dans la pierre.

Nous avons fait sortir une ville entière du sable nu.

Vous faisiez quoi le matin, juste au lever du soleil ?

Ah, le matin était le moment le plus sacré, mon enfant. Je me levais avant l'aube. Mes servantes m'aidaient à enfiler une robe de lin blanc très fin, et à dessiner du noir autour de mes yeux avec du khôl, une poudre sombre. Puis je posais ma couronne bleue. Quand le soleil paraissait à l'horizon, nous l'accueillions comme un dieu vivant : Aton. J'agitais des sistres, de petits instruments qui tintent quand on les secoue, pour accompagner les chants. Imagine le silence du désert, puis ce premier rayon tiède sur ta peau. On croyait que ce rayon nous donnait la vie elle-même. Pour nous, chaque matin était une vraie renaissance.

C'est vrai que vous aviez écrit une prière au soleil ?

On le dit, mon enfant, même si je ne peux pas tout te promettre. Mon époux et moi chantions une longue prière, la Grande Hymne à Aton. Elle commence ainsi : « Tu apparais beau sur l'horizon du ciel, Aton vivant. » Certains pensent que j'ai aidé à la composer. Ce qui est sûr, c'est que je dirigeais moi-même les rituels, et cela, pour une femme, c'était rare. On m'appelait parfois ouabet, ce qui veut dire « la pure », un titre de prêtre. Sur une de nos stèles, on a écrit que je me tenais « à côté du roi comme Aton lui-même ». Imagine : on me plaçait presque à la hauteur du soleil.

C'est vrai qu'on vous a dessinée en train de frapper des ennemis ?

C'est vrai, et cela surprenait beaucoup de monde ! À Karnak, dans un temple qu'on appelait le Gempaaton, des artistes m'ont gravée dans la pierre en train de lever ma massue sur des ennemis. Tu sais, d'habitude, seul le pharaon, le roi, avait le droit d'être montré ainsi. Une reine, jamais. Mais moi, on m'a représentée comme une protectrice de l'Égypte. Ce n'était pas forcément que je partais vraiment au combat. C'était une image, pour dire que j'avais un pouvoir immense, presque celui d'un roi. Imagine qu'on te dessine en train de faire une chose réservée aux plus grands : c'est un honneur très rare. Cela montrait ma place, tout en haut, auprès de mon époux.

On m'a gravée en guerrière, un honneur réservé aux rois.

Pourquoi vous portiez cette drôle de couronne bleue et toute plate ?

Tu l'as remarquée ! Cette couronne bleue, haute et plate, est devenue un peu mon emblème. On l'appelle le khépresh. À l'origine, c'était une coiffe que les rois portaient, parfois pour la guerre. Aucune reine avant moi ne s'était montrée ainsi. En la portant, je disais sans même parler : je ne suis pas une épouse ordinaire. Le bleu était une couleur précieuse, difficile à fabriquer, réservée aux plus puissants. Avec mon large collier d'or et de pierres, le collier ousekh, j'avais l'allure d'une souveraine. Imagine un chapeau que personne d'autre n'ose mettre, et qui dit aussitôt qui tu es. Ma couronne parlait pour moi.

Vous mangiez quoi, vous, le soir, dans votre palais ?

Oh, nous mangions bien, car nous étions une famille royale ! Le soir, dans le grand palais d'Akhetaton, on servait du pain blanc, de la viande rôtie comme l'oie ou le bœuf, du poisson du Nil, et beaucoup de fruits : figues, dattes, raisins. Je buvais du vin dans des coupes en or. Pendant le repas, des musiciens jouaient de la harpe et du luth, et des danseurs tournaient. Autour de nous, les murs étaient peints de jardins et d'oiseaux, si vivants qu'on croyait entendre chanter les canards. Imagine une grande salle fraîche, des colonnes en forme de papyrus, et l'odeur des plats chauds. C'était une vie douce, je dois l'avouer.

On nous a montré un buste de vous, comment on l'a fabriqué ?

Ah, ce visage de pierre ! C'est l'œuvre d'un grand artiste, le sculpteur Thoutmosis. Il travaillait dans un atelier de notre ville, Akhetaton. Il a pris un bloc de calcaire, une pierre tendre et claire, puis l'a recouvert d'un enduit qu'il a peint de couleurs vives : ma peau, mes lèvres, le bleu de ma couronne. Les sculpteurs comme lui m'observaient longuement pour saisir mes traits. Tu sais, à mon époque, faire un portrait n'était pas pour décorer une maison. C'était pour garder vivant le souvenir d'une personne, presque pour toujours. Imagine que quelqu'un fige ton visage dans la pierre pour que, très longtemps après toi, on sache encore à quoi tu ressemblais.

On dit que votre visage est connu partout dans le monde, ça vous fait quoi ?

C'est étrange et doux à entendre, mon enfant. De mon vivant, je ne pouvais pas le savoir. Nous, les Égyptiens, nous espérions une seule chose : que notre nom ne soit jamais oublié. Pour nous, on mourait vraiment le jour où plus personne ne le prononçait. Alors si, très longtemps après, des enfants comme toi regardent mon visage et disent « Néfertiti », c'est que je ne suis pas tout à fait morte. Mon nom veut dire « la belle est venue ». Peut-être a-t-il bien voyagé. Imagine une petite lampe qu'on allume, et qui continue de briller longtemps après celui qui l'a allumée. C'est exactement ce que j'espérais.

On mourait vraiment le jour où plus personne ne prononçait votre nom.

Pourquoi on ne sait plus rien de vous après un moment ?

C'est l'un des plus grands mystères, et même toi, tu n'as pas toutes les réponses ! Après de longues années à régner aux côtés de mon époux Akhénaton, mon nom se fait plus rare sur les monuments. Les temps étaient difficiles : notre religion d'Aton dérangeait beaucoup de prêtres puissants, surtout ceux de l'ancien dieu Amon. Certains pensent que mon pouvoir a tellement grandi que j'ai pu gouverner moi-même. En Égypte, qu'une femme dirige seule était presque inimaginable. Pourtant, j'avais déjà la couronne, les titres, l'autorité. Imagine quelqu'un qui monte un grand escalier, marche après marche : qui sait jusqu'où il arrive ? Ce qu'il advint de moi, on en discute encore.

Une femme pouvait vraiment devenir un genre de roi à votre époque ?

C'était très, très rare, mon enfant. En Égypte, le pouvoir suprême, celui de pharaon, allait presque toujours à un homme. Une grande épouse royale comme moi se tenait à côté du roi, mais en dessous de lui. Pourtant, mon cas était particulier. On m'a donné des images, des titres et une couronne qu'aucune reine n'avait eus avant moi. Mon cartouche, l'ovale qui entoure les noms royaux, apparaissait juste à côté de celui du roi. Alors certains imaginent qu'à la fin, je suis peut-être montée sur le trône comme un véritable pharaon. Imagine une porte d'ordinaire fermée aux femmes, et qui, pour moi, se serait entrouverte. Voilà pourquoi on parle encore de moi.

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Cette interview imaginaire a été générée par intelligence artificielle à partir des sources documentées dans la fiche de Néfertiti. Elle met en scène ce que la figure aurait pu dire à partir de ce que nous savons d'elle, mais ne constitue pas un propos historique attesté. Pour les sources primaires et la documentation factuelle, consultez la fiche complète.