Interview imaginaire

Interview imaginaire avec Platon

par Charactorium · Platon (428 av. J.-C. — 348 av. J.-C.) · Philosophie · 5 min de lecture

Interview imaginaire générée par IA à partir de sources documentées.

Ce matin-là, deux élèves de douze ans en classe découverte poussent la porte d'un vieux jardin d'oliviers, là où s'élevait jadis l'Académie d'Athènes. Un homme aux larges épaules, le regard doux, les attend sous les arbres. C'est Platon, et il a accepté de répondre à toutes leurs questions.

Vous aviez quel âge quand votre maître Socrate est mort ?

Tu sais, mon enfant, j'avais vingt-neuf ans. Je suis né à Athènes, dans une famille noble, et toute ma jeunesse j'avais écouté un vieil homme parler sur la place publique, l'Agora. Cet homme, c'était Socrate. En 399 av. J.-C., la cité l'a condamné à boire la ciguë, un poison tiré d'une plante. Imagine : on tue ton maître parce qu'il pose trop de questions. J'étais effondré. Mais ce jour-là, j'ai compris que je devais continuer à sa place. Sa mort n'a pas éteint sa voix — elle me l'a confiée.

Sa mort n'a pas éteint sa voix — elle me l'a confiée.

Pourquoi sa mort vous a donné envie d'écrire ?

Parce que je ne voulais pas qu'on l'oublie, ni qu'on mente sur lui. Alors j'ai écrit son discours de défense, l'Apologie de Socrate. J'avais encore ses mots dans l'oreille. Il avait lancé aux juges : « Une vie sans examen ne mérite pas d'être vécue. » Tu comprends ? Pour lui, vivre sans jamais se demander pourquoi on agit, c'est à peine vivre. Imagine quelqu'un qui marche les yeux fermés toute sa vie. Écrire, c'était ma façon de garder ses yeux ouverts, et les miens avec. Une plume, vois-tu, dure plus longtemps qu'un poison.

C'est quoi, votre histoire de gens enfermés dans une caverne ?

Imagine des gens enfermés depuis toujours au fond d'une grotte, le dos tourné à l'entrée. Derrière eux brûle un feu. Ils ne voient que « les ombres projetées par le feu sur la paroi de la caverne ». Pour eux, ces ombres SONT le monde. Ils n'ont jamais rien connu d'autre. Eh bien, mon enfant, je crois que nous sommes un peu comme eux. Ce que tu touches, ce que tu vois, ce ne sont souvent que des ombres. Le vrai monde, le plus lumineux, se trouve derrière. Le philosophe, c'est celui qui se retourne, et qui ose sortir vers la lumière.

Mais alors, comment on sait ce qui est vraiment vrai ?

Ah, voilà une question de vrai philosophe ! Tu sais, la plupart des gens se contentent de ce qu'on appelle la doxa : l'opinion, ce qu'on croit comme ça, sans réfléchir. C'est fragile, ça change avec la mode. Moi, je cherche autre chose : l'Idée. Prends la beauté. Une fleur est belle, puis elle fane. Mais l'idée du Beau, elle, ne fane jamais. Elle est parfaite et éternelle. Imagine un modèle caché et parfait, dont toutes les belles choses ne seraient que de pâles copies. On ne l'atteint pas avec les yeux, mais avec la raison, en réfléchissant lentement, ensemble.

C'est vrai que vous avez failli être vendu comme esclave ?

C'est tout à fait vrai, et j'en frissonne encore ! Après la mort de Socrate, j'ai beaucoup voyagé — l'Égypte, l'Italie, puis la Sicile. À Syracuse, il y avait un roi tout-puissant, Denys l'Ancien. Je rêvais de lui apprendre à gouverner avec sagesse. Mais je lui ai déplu, et le tyran s'est fâché. On m'a embarqué et, sur le chemin, on a voulu me vendre comme esclave sur un marché ! Imagine : le philosophe d'Athènes, pieds nus, à vendre comme un sac d'orge. Des amis m'ont racheté de justesse. J'ai compris ce jour-là qu'un roi en colère est plus dangereux qu'une tempête.

Un roi en colère est plus dangereux qu'une tempête.
Platon Zubov by Eggink
Platon Zubov by EgginkWikimedia Commons, Public domain — Johann Lebrecht Eggink (1790-1867)

Pourquoi vous vouliez tellement qu'un roi devienne philosophe ?

Parce que je rêvais d'une cité juste, mon enfant. Je me disais : si celui qui commande aimait la sagesse, alors tous vivraient mieux. Je suis retourné deux fois à Syracuse, en 367 puis en 361 av. J.-C., pour former le jeune roi Denys II. J'ai échoué les trois fois. Lui préférait les fêtes à la géométrie ! Devenu vieux, j'ai compris mon erreur. Dans mon dernier livre, Les Lois, j'ai proposé une cité plus modeste, gouvernée par de bonnes lois écrites, et non par un seul homme prétendu parfait. Vois-tu, on apprend autant de ses échecs que de ses victoires. Parfois davantage.

C'est vrai qu'il fallait être bon en maths pour entrer chez vous ?

Oui, et ce n'est pas une légende ! J'ai fondé mon école vers 387 av. J.-C., dans un jardin planté d'oliviers, près du tombeau d'un héros nommé Académos — d'où son nom, l'Académie. On raconte qu'au-dessus de la porte était gravée une phrase : que nul n'entre ici s'il n'est géomètre. Pourquoi les mathématiques ? Parce qu'un triangle reste toujours un triangle, hier comme demain. C'est parfait, immuable, comme les Idées. Apprendre la géométrie, avec la règle et le compas, c'est entraîner l'âme à voir le vrai. Ce n'était pas pour faire des comptes, vois-tu. C'était pour apprendre à penser droit.

C'était comment, une journée normale à l'Académie ?

C'était doux et studieux, tu sais. Je me levais au lever du soleil, je me lavais à l'eau froide, puis j'écrivais mes dialogues sur des tablettes de cire, avec un petit stylet pointu. L'après-midi, j'enseignais en marchant sous les portiques ou assis dans le jardin. On discutait, on se posait des questions, encore et encore. Le soir, parfois, on se réunissait pour un symposion : un repas où l'on buvait du vin coupé d'eau en parlant d'amour, de justice et de beauté. Pas de cris, pas de foule pressée — juste des voix, le chant des grillons, et les étoiles au-dessus de nos têtes.

C'est vrai que votre meilleur élève vous a contredit ?

Ah, Aristote ! Il est arrivé chez moi tout jeune, à dix-sept ans, et il est resté près de vingt ans. C'était mon élève le plus brillant, une tête extraordinaire. Et sais-tu quoi ? Il a fini par me contredire ! Moi, je disais que les Idées, comme le Beau, existent dans un autre monde, séparées des choses. Lui répondait : non, le beau est DANS la fleur, pas ailleurs. Nous n'étions pas d'accord du tout. Mais je n'en étais pas fâché, au contraire. Un bon maître ne fabrique pas des copies de lui-même. Il forme des esprits assez libres pour oser le contredire.

Si on se souvient de vous dans très longtemps, qu'aimeriez-vous qu'on retienne ?

Quelle belle question pour finir... J'aimerais qu'on retienne ceci : ne jamais se contenter des ombres. Toute ma vie, depuis la mort de Socrate, j'ai essayé de regarder vers la lumière, vers le vrai et le juste. Vous deux, qui êtes venus me parler aujourd'hui, vous faites déjà de la philosophie : vous posez des questions, vous ne croyez pas tout sur parole. Continuez ! Le monde a besoin de gens qui osent se retourner dans la caverne. Tant qu'un enfant quelque part osera demander « pourquoi ? », alors, vois-tu, je ne serai jamais tout à fait mort.

Tant qu'un enfant osera demander « pourquoi ? », je ne serai jamais tout à fait mort.
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Cette interview imaginaire a été générée par intelligence artificielle à partir des sources documentées dans la fiche de Platon. Elle met en scène ce que la figure aurait pu dire à partir de ce que nous savons d'elle, mais ne constitue pas un propos historique attesté. Pour les sources primaires et la documentation factuelle, consultez la fiche complète.