Khichuri, le riz-lentilles du réconfort
Une bouillie réconfortante de riz et de lentilles mungo grillées, parfumée au panch phoron et au gingembre. Nourrissant, économe, digeste — le plat de la pluie et de la guérison.
Une bouillie réconfortante de riz et de lentilles mungo grillées, parfumée au panch phoron et au gingembre. Nourrissant, économe, digeste — le plat de la pluie et de la guérison.
De tous les plats, c'est peut-être le khichuri qui me touche le plus. J'avais neuf ans quand la famine de 1943 emporta des multitudes autour de nous, alors que les greniers, eux, n'étaient pas tous vides — j'ai compris ce jour-là que la faim n'est pas seulement un manque de nourriture, mais un défaut de droits sur elle. Le khichuri était ce que l'on tendait aux affamés : du riz et des lentilles dans une seule marmite, tiède et doux, qu'une bouche meurtrie comme la mienne pouvait avaler sans peine. Préparez-le simplement, et souvenez-vous en le mangeant que nul ne devrait en être privé.
- •Riz — une mesure (féculent de base)
- •Lentilles mungo (moong dal) — une demi-mesure (protéine)
- •Ghee — une cuillère (richesse)
- •Panch phoron et gingembre — un peu (parfum)
- •Curcuma — une pincée (couleur)
Khichuri, le riz-lentilles du réconfort
Une bouillie réconfortante de riz et de lentilles mungo grillées, parfumée au panch phoron et au gingembre. Nourrissant, économe, digeste — le plat de la pluie et de la guérison.
Why this dish? Sen avait neuf ans lors de la grande famine du Bengale de 1943, qu'il vit de ses yeux et qui orienta toute son œuvre sur la faim. Le khichuri — riz et lentilles dans une même marmite — est précisément le plat que l'on distribuait dans les cuisines de secours : un aliment nourrissant, doux, facile à avaler, tout indiqué pour sa bouche fragile.
De tous les plats, c'est peut-être le khichuri qui me touche le plus. J'avais neuf ans quand la famine de 1943 emporta des multitudes autour de nous, alors que les greniers, eux, n'étaient pas tous vides — j'ai compris ce jour-là que la faim n'est pas seulement un manque de nourriture, mais un défaut de droits sur elle. Le khichuri était ce que l'on tendait aux affamés : du riz et des lentilles dans une seule marmite, tiède et doux, qu'une bouche meurtrie comme la mienne pouvait avaler sans peine. Préparez-le simplement, et souvenez-vous en le mangeant que nul ne devrait en être privé.
Ingredients (period version)
- Riz — une mesure (féculent de base)
- Lentilles mungo (moong dal) — une demi-mesure (protéine)
- Ghee — une cuillère (richesse)
- Panch phoron et gingembre — un peu (parfum)
- Curcuma — une pincée (couleur)
Ingredients
- Riz — 150 g
- Lentilles mungo décortiquées (moong dal) — 100 g
- Ghee — 2 c. à soupe
- Panch phoron — 1 c. à café
- Gingembre râpé — 1 c. à café
- Curcuma — 1/2 c. à café
- Eau — environ 1 litre
- Sel — au goût
Method
- Faire griller à sec les lentilles mungo dans une casserole jusqu'à ce qu'elles embaument, puis les rincer.
- Dans le ghee chaud, faire éclater le panch phoron, ajouter le gingembre et le curcuma.
- Ajouter le riz et les lentilles, enrober, puis verser l'eau chaude.
- Saler et laisser cuire à feu doux, en remuant, jusqu'à obtenir une bouillie tendre et fondante.
- Ajouter une noisette de ghee au moment de servir. Manger bien tiède.
How it was made : Pendant la famine de 1943 et lors des distributions de secours, le khichuri était cuit en grandes marmites communes car il rassasie longtemps pour peu de grains ; c'est aussi le plat offert dans certaines cuisines de temples et lors des jours de pluie.
The contemporary twist : Dresser le khichuri en dôme lissé, une fine traînée de ghee fondu dessus, et le servir avec un papad croustillant cassé en éclats — la simplicité absolue, élevée au rang d'hommage.
Sources : Amartya Sen, Poverty and Famines: An Essay on Entitlement and Deprivation (1981) · Chitrita Banerji, Life and Food in Bengal
Amartya Sen · Charactorium