Imaginary interview

Kids interview Ada Yonath

by Charactorium · Ada Yonath (1939 — ?) · Sciences · 5 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.
Portrait of Ada Yonath
Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 — Nobel_Prize_2009-Press_Conference_KVA-03.jpg: Prolineserver (talk) derivative work: TheCuriousGnome (talk)

Deux jeunes visiteurs de douze ans poussent la porte d'un grand laboratoire baigné de lumière, à Rehovot. Une dame aux cheveux frisés les accueille avec un sourire. Devant elle, sous une loupe, brillent de minuscules cristaux plus précieux que de l'or.

Vous étiez comment, petite fille, à Jérusalem ?

Ah, mon enfant, on était très pauvres. Notre appartement à Jérusalem était si petit qu'on se serrait tous dedans. Tu sais ce que je faisais pour attraper les livres tout en haut des étagères ? J'empilais les meubles ! Une chaise sur une table, et hop, je grimpais. Un jour, je suis tombée et je me suis cassé le bras. Mais ça ne m'a pas arrêtée une seconde. Je voulais comprendre pourquoi le monde était comme il était. Imagine une petite fille qui escalade son propre salon juste pour lire : voilà qui j'étais. La curiosité, c'était plus fort que la peur de tomber.

La curiosité, c'était plus fort que la peur de tomber.

C'est vrai qu'on se moquait de vous pendant des années ?

Oui, et longtemps ! Pendant presque vingt-cinq ans, beaucoup de collègues riaient de moi. Ils appelaient mon travail de la « science-fiction ». Certains me surnommaient le Don Quichotte de mon métier — tu sais, ce personnage qui se bat contre des moulins à vent. Ils étaient sûrs que ce que je voulais faire était impossible. Moi, je voulais photographier une machine minuscule à l'intérieur des cellules, le ribosome, celui qui fabrique les protéines de ton corps. Personne n'y croyait. C'était dur, tu sais, d'entendre rire. Mais au fond de moi, une petite voix me disait : « Continue, ils se trompent. »

Au fond de moi, une petite voix disait : continue, ils se trompent.

C'était quoi, ce truc impossible que vous vouliez faire en 1980 ?

Je voulais transformer le ribosome en cristal. Un cristal, c'est comme du sucre ou du sel : plein de petits morceaux rangés bien en ordre. En 1980, j'ai réussi à faire les tout premiers cristaux de cette machine cellulaire. Personne n'avait jamais fait ça ! Pourquoi c'est important ? Parce que quand une chose est rangée en cristal, on peut l'éclairer avec des rayons X et deviner sa forme, atome par atome. Imagine que tu veuilles dessiner une statue cachée dans le noir : eh bien, le cristal, c'était ma façon d'allumer la lumière. Après ça, il m'a fallu vingt ans de plus pour tout voir en détail.

Le cristal, c'était ma façon d'allumer la lumière sur une machine invisible.

C'est vrai que les ours vous ont donné une idée ?

Oui, les ours polaires ! Un jour, j'ai lu comment ils survivent à l'hiver en dormant dans le froid glacial. Et là, tilt ! J'ai pensé : et si je congelais mes cristaux, moi aussi ? Alors j'ai plongé mes cristaux de ribosome dans de l'azote liquide, à moins 196 degrés — un froid que tu ne peux même pas imaginer. Sans ça, les rayons X abîmaient mes cristaux trop vite. Mais gelés, ils tenaient bon et me donnaient des images bien nettes. On appelle ça la cryocristallographie : « cryo », ça veut dire froid. Une idée d'ours qui a changé toute la biologie, tu te rends compte ?

Une idée d'ours polaire a changé toute la biologie.

Pourquoi vous avez choisi des bactéries bizarres pour vos expériences ?

Bonne question ! Tu vois, tous les ribosomes sont fragiles, ils s'abîment vite. Alors j'ai été maligne : j'ai cherché des bactéries qui vivent dans des endroits terribles. Certaines habitent des sources d'eau brûlante, d'autres des mers super salées. On les appelle des extrémophiles, celles qui aiment les extrêmes. Leurs ribosomes sont solides comme des petits soldats, parce qu'ils doivent survivre à la chaleur. J'ai utilisé une bactérie qui adore la chaleur, Bacillus stearothermophilus. Ses ribosomes robustes se laissaient bien mieux ranger en cristaux. C'était une astuce de cuisinière autant que de savante : choisir le bon ingrédient avant de commencer la recette.

J'ai choisi mes bactéries comme une cuisinière choisit ses meilleurs ingrédients.
Ada E. Yonath
Ada E. YonathWikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 — Hareesh N. Nampoothiri

Comment on fait pour voir quelque chose d'aussi petit qu'un atome ?

On ne le voit pas avec les yeux, mon enfant, ni même avec un microscope normal. C'est bien trop petit ! J'envoyais des rayons X sur mon cristal gelé. En passant à travers, ils se dispersaient et dessinaient des taches. Ensuite, avec des calculs et des ordinateurs, je transformais ces taches en une carte : la densité électronique. C'est une sorte de brouillard qui montre où se cachent les atomes. En 2000, on a enfin vu la petite sous-unité du ribosome, si nette qu'on distinguait le fameux « centre de décodage ». Imagine assembler un puzzle de milliers de pièces... sans avoir le modèle sur la boîte. Voilà mon quotidien.

C'était un puzzle de milliers de pièces, sans le modèle sur la boîte.

À quoi ça sert, de connaître cette petite machine ?

Ah, ça sert à te soigner ! Écoute bien. Beaucoup d'antibiotiques, ces médicaments qui tuent les microbes, attaquent justement le ribosome des bactéries. En 2001, avec mon équipe, j'ai montré exactement à quel endroit ces médicaments s'accrochent sur la grande sous-unité. Du coup, on comprend comment ils marchent. Et surtout, parfois les bactéries changent un tout petit peu leur ribosome pour résister aux médicaments — c'est ce qu'on appelle la résistance aux antibiotiques. En voyant tout ça atome par atome, on peut inventer de nouveaux médicaments plus malins. Ma machine invisible, c'était aussi une clé pour fabriquer des remèdes.

Ma machine invisible était aussi une clé pour fabriquer des remèdes.
Ada E. Yonath (cropped)
Ada E. Yonath (cropped)Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 — Hareesh N. Nampoothiri

C'était comment, une journée normale dans votre labo ?

J'arrivais très tôt à l'Institut Weizmann, souvent avant 8 heures. La première chose que je faisais ? Regarder mes cristaux au microscope, comme on regarde des trésors. L'après-midi, je passais des heures devant l'ordinateur à ranger mes atomes et à aider mes étudiants. Et parfois, je partais des semaines entières à Hambourg, en Allemagne, ou à Grenoble, en France, près de grandes machines appelées synchrotrons — d'immenses anneaux qui fabriquent des rayons X très puissants. Là-bas, on ne s'arrêtait jamais, même pour manger : sandwich et café dans la salle de contrôle ! Je pensais à mes cristaux tout le temps, même le soir en dînant.

Je regardais mes cristaux comme on regarde des trésors.

Vous faisiez quoi quand on vous a annoncé le prix Nobel ?

Je dormais, tout simplement ! Il était 5h30 du matin en Israël quand le téléphone a sonné. Le prix Nobel de chimie 2009 ! J'étais la première femme à le recevoir depuis quarante-cinq ans, depuis Dorothy Hodgkin en 1964. Tu imagines ma surprise, encore à moitié endormie ? Mais tu sais ce que j'ai pensé ? Que la vraie récompense, ce n'était pas la médaille. C'était le jour où j'avais enfin vu la structure du ribosome. Le Nobel, pour moi, c'était juste la cerise sur le gâteau. Toutes ces années de moqueries n'avaient plus d'importance ce matin-là.

La vraie récompense, c'était la découverte. Le Nobel, juste la cerise sur le gâteau.

Qu'est-ce que vous diriez à un enfant qui veut abandonner ?

Je lui dirais : ne lâche jamais ta question. Moi, on a ri de moi pendant vingt-cinq ans. Vingt-cinq ans, c'est plus que ton âge et celui de tes parents réunis ! Beaucoup m'ont dit d'arrêter, que c'était perdu d'avance. Mais chaque petit cristal raté m'apprenait quelque chose pour le suivant. La science, ce n'est pas réussir du premier coup. C'est se tromper, recommencer, se tromper encore, et un jour... voir enfin ce que personne n'avait jamais vu. Si une chose te passionne vraiment, garde toujours un carnet près de toi pour noter tes idées. Et surtout, laisse rire ceux qui rient. Un jour, ils comprendront.

Ne lâche jamais ta question, même si tout le monde en rit.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Ada Yonath's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.