Imaginary interview

Imaginary interview with Alexandre Dumas

by Charactorium · Alexandre Dumas (1802 — 1870) · Literature · 5 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.

Ce matin-là, deux élèves de 5e en classe découverte poussent la porte d'un château aux mille tourelles. Au milieu des manuscrits et des plumes d'oie les attend un homme énorme, rieur, débordant de vie : Alexandre Dumas. Il leur fait signe de s'asseoir, ravi qu'on vienne l'interroger.

Vous êtes né où, et c'était qui votre papa ?

Je suis né à Villers-Cotterêts, une petite ville, en 1802. Mon père était général dans les armées de la Révolution. Tu imagines un homme immense, fort comme trois hommes, avec une voix qui faisait trembler les murs ? C'était lui. Quand j'étais petit, je le regardais comme on regarde un héros de légende. Il est mort alors que j'étais encore tout jeune, mais son souvenir ne m'a jamais quitté. Et plus tard, tous mes mousquetaires, tous mes héros pleins de courage... je crois bien que je les ai dessinés en pensant à lui.

C'est vrai que dans votre famille, il y avait du sang venu de loin ?

Oui, mon enfant. Mon grand-père avait connu, sur l'île de Saint-Domingue, une femme noire. Mon père était donc d'un sang mêlé, et moi aussi. À mon époque, en France, c'était rare, et certains me le faisaient sentir méchamment. Petit, ça me fascinait plus que ça ne me blessait : j'avais en moi deux mondes, deux couleurs, deux histoires. Et tu sais quoi ? Ça m'a appris très tôt une chose toute simple. Voilà pourquoi, dans mes livres, le courage et le cœur comptent plus que le nom qu'on porte.

Un homme vaut un homme.

C'est quoi cette histoire de barricades que vous avez faites au théâtre ?

En 1830, le peuple de Paris s'est soulevé contre le roi. Trois journées de cris, de coups de fusil dans les rues, de meubles entassés en travers des chemins. Moi, je travaillais alors au Théâtre-Français. Eh bien, au lieu de me cacher, je suis allé barricader les portes du théâtre ! Imagine la scène : un jeune écrivain, la plume encore tachée d'encre, qui empile des fauteuils pour bloquer une porte. J'avais le cœur qui cognait. Mais je pensais ceci : un écrivain ne vit pas dans une bulle. Il respire le même air que son peuple.

Vous aviez peur, pendant ces trois jours de bataille dans Paris ?

Peur ? Bien sûr que j'avais peur ! Quel homme normal n'aurait pas peur sous les balles ? Pendant cette Révolution de Juillet, en 1830, on entendait les coups de feu rebondir sur les pavés. À chaque coin de rue, on pouvait mourir. Mon cœur battait à toute vitesse. Mais tu sais, il y a une chose plus forte que la peur : le sentiment d'être au bon endroit, pour quelque chose de juste. J'étais jeune, plein de fougue. Je crois que j'aurais eu bien plus peur de rester chez moi à ne rien faire, et de me sentir lâche ensuite.

Pourquoi les gens devenaient fous en attendant la suite de vos histoires ?

Ah, Les Trois Mousquetaires ! En 1844, je les ai publiés petit bout par petit bout, dans un journal. Un morceau chaque jour, comme on donne une friandise. Et là, c'est devenu fou ! Les gens attendaient le journal du lendemain pour savoir si d'Artagnan s'en sortirait. On s'arrachait les pages dans les cafés. Imagine une ville entière qui retient son souffle à cause d'une histoire que tu inventes le soir à ta table. C'est grisant, tu sais. Ça m'a rendu célèbre du jour au lendemain. J'avais trouvé le secret du feuilleton : ces romans publiés en épisodes.

Portrait of Alexandre Dumas
Portrait of Alexandre DumasWikimedia Commons, Public domain — William Henry Powell

Et vous, comment vous faisiez pour écrire autant de pages chaque jour ?

Comment je faisais ? Je travaillais comme un forçat ! Je me levais tard, c'est vrai, mais ensuite je noircissais des pages et des pages. Mon manuscrit grossissait, feuille après feuille, toutes numérotées dans l'ordre. Quand le journal réclamait la suite, il fallait livrer, sinon les lecteurs grognaient. Imagine que chaque jour, quelqu'un frappe à ta porte pour exiger la suite de ton histoire. Pas de repos ! Parfois, je dictais à voix haute pendant qu'on écrivait pour moi. J'avais mille idées qui se bousculaient dans la tête.

Écrire un feuilleton, c'est courir sans jamais s'arrêter de courir.

C'est quoi la différence entre l'Histoire de l'école et vos romans ?

Tu sais, l'Histoire dans les livres de classe, c'est souvent une liste de dates et de batailles. Tout sec ! Moi, ça m'ennuyait. J'ai écrit un jour : « Je cherche à peindre l'époque plutôt que l'histoire ». Qu'est-ce que ça veut dire ? Que je préfère te faire sentir l'odeur d'une rue, la peur d'un personnage, le choc des épées, plutôt que de te réciter une leçon. Les chroniqueurs notaient seulement des noms. Moi, je leur redonne un visage, une voix, un cœur qui bat. Voilà ce qu'est le roman historique : du vrai et de l'inventé mêlés.

Je cherche à peindre l'époque plutôt que l'histoire.

Dans La Reine Margot, qu'est-ce qui est vrai et qu'est-ce que vous inventez ?

Prends La Reine Margot. L'histoire se passe au XVIe siècle, pendant une nuit terrible, le massacre de la Saint-Barthélemy, où des milliers de gens furent tués à cause de leur religion. Tout ça, c'est vrai, c'est réellement arrivé. Mais au milieu, je glisse des personnages, des amours, des trahisons. Pareil dans Le Chevalier de Maison-Rouge, qui se déroule pendant la Révolution. Imagine que tu prends un vrai tableau d'Histoire et que tu y ajoutes des héros qui respirent. Le décor est vrai, les sentiments aussi... seules les aventures sont de moi. C'est ainsi qu'on apprend l'Histoire sans s'endormir dessus !

Louis Boulanger - portrait d'Alexandre Dumas fils enfant tenant un cerceau
Louis Boulanger - portrait d'Alexandre Dumas fils enfant tenant un cerceauWikimedia Commons, Public domain — Louis Boulanger

C'est vrai que vous vous êtes fait construire un vrai château ?

En 1846, l'argent coulait à flots grâce à mes livres. Alors j'ai fait une folie : je me suis fait bâtir un château ! Je l'ai appelé le Château de Monte-Cristo, comme mon roman. Imagine une maison pleine de tourelles, de jardins et de fontaines, avec même un petit château miniature pour y écrire au calme. C'était mon rêve d'enfant devenu pierre. J'y recevais tout Paris : des artistes, des amis, parfois même des inconnus que je nourrissais ! Le fils d'un général sans fortune s'offrait un palais. Tu te rends compte du chemin parcouru depuis la petite Villers-Cotterêts ?

Si vous gagniez autant d'argent, pourquoi vous aviez toujours des dettes ?

Riche ? Sur le papier, oui, énormément ! Mais tu sais, l'argent filait entre mes doigts comme du sable. Je dépensais sans compter : des fêtes, des voyages, des amis à régaler, et ce château qui coûtait une fortune. Du coup, malgré tout l'or que je gagnais, j'étais presque toujours endetté ! C'est drôle, non ? L'homme le plus lu de France courait après ses sous. Mais je ne regrette rien. J'aimais trop la vie, les gens, la générosité. Mon plus grand luxe, ce n'était pas le château : c'était d'écrire ce que je voulais, libre comme l'air.

Qu'est-ce qui vous ferait le plus plaisir, si vous nous voyiez aujourd'hui ?

Ce qui me toucherait le plus ? Que des enfants comme toi lisent encore Le Comte de Monte-Cristo ou Les Trois Mousquetaires. Je n'écrivais pas pour les savants, vois-tu. J'écrivais pour qu'on tourne les pages le cœur battant. Si, dans très longtemps, un garçon, une fille frissonne en suivant d'Artagnan ou Edmond Dantès, alors j'aurai gagné mon pari. Les rois passent, les empires s'effondrent. Mais une belle histoire, elle, ne s'éteint jamais. Voilà ce que je voudrais te laisser : l'idée qu'un livre peut être une aventure aussi forte que la vraie vie.

Une belle histoire ne s'éteint jamais.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Alexandre Dumas's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.