Imaginary interview

Kids interview Anish Kapoor

by Charactorium · Anish Kapoor (1954 — ?) · Visual Arts · 5 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.
Portrait of Anish Kapoor
Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0 — Colin Pyle

Ce matin-là, deux jeunes visiteurs de douze ans poussent la porte d'un immense atelier londonien, entre des maquettes géantes et des taches de pigment rouge. Un homme aux cheveux gris les accueille en souriant : Anish Kapoor, le sculpteur des miroirs et du vide. Un peu intimidés, ils sortent leurs carnets pleins de questions.

Vous aviez quel âge la première fois que vous avez utilisé toutes ces poudres de couleur ?

Tu sais, j'avais autour de 25 ans quand je suis retourné en Inde, en 1979. J'étais né à Bombay, mais j'avais grandi loin. Là-bas, j'ai vu les marchés remplis de poudres de couleur : des tas rouges, jaunes, bleus, posés à même le sol. Ça m'a bouleversé. En rentrant à Londres, j'ai posé mes premières sculptures par terre et je les ai recouvertes de ces pigments purs. J'ai appelé cette série 1000 Names. Le pigment, c'est une poudre colorée toute simple. Mais en grande quantité, elle devient presque vivante. Imagine une petite montagne de rouge qui semble briller toute seule, sans lampe.

Pourquoi vous aimez autant le rouge ?

Ah, le rouge... C'est ma couleur, celle qui me suit depuis toujours. Un jour, j'ai dit une chose que je crois vraiment : « La couleur a une présence physique. Le rouge n'est pas seulement une couleur, c'est une matière, presque une chair. » Tu comprends ? Pour moi, le rouge n'est pas juste joli. Il est vivant, comme le sang sous ta peau. En 2002, à la Tate Modern de Londres, j'ai tendu une immense membrane rouge de plus de 150 mètres dans une salle géante. Je l'ai appelée Marsyas, du nom d'un personnage grec écorché vif. Quand tu entrais là-dedans, c'était comme marcher à l'intérieur d'un corps.

C'est quoi cette énorme sculpture en forme de haricot, à Chicago ?

Ha ! Tu parles de Cloud Gate, à Chicago. Les gens l'ont surnommée The Bean, « le haricot », à cause de sa forme. Moi, j'avais autre chose en tête. Je te dis ce que je voulais vraiment : « quelque chose qui semble immatériel, comme si le ciel descendait jusqu'à nous et que l'on pouvait marcher dessous. » C'est de l'acier poli comme un miroir. Quand tu passes en dessous, depuis 2006, tu vois le ciel, les nuages, et ta propre silhouette toute déformée. Un objet énorme, en métal lourd, mais qui a l'air léger. C'est ça qui me rend heureux.

Un objet énorme, en métal lourd, mais qui a l'air léger comme un nuage.

Ça fait quoi de se voir tout tordu dedans ?

C'est un jeu, tu vois. Devant Cloud Gate, personne ne reste sérieux. Les gens lèvent les bras, font des grimaces, se cherchent dans le reflet. L'acier inoxydable poli, c'est un métal qu'on lustre jusqu'à ce qu'il devienne un miroir parfait. Il attrape toute la ville autour de lui et te la renvoie courbée, étirée. Et moi, j'aime que mon œuvre ne soit pas finie sans toi. Sans un passant devant, il n'y a rien à voir : juste du métal froid. Avec toi qui bouges devant, elle s'anime. C'est toi qui la termines, en quelque sorte, chaque fois que tu t'approches.

Comment on construit des trucs aussi géants ?

Bonne question ! Un artiste tout seul dans son coin, avec un pinceau, ça ne suffit pas pour ça. Le matin, dans mon atelier de Londres, je retrouve toute une équipe : des assistants, des ingénieurs, des fabricants. On dessine, on calcule, on fabrique des maquettes. Pour la tour ArcelorMittal Orbit, en 2012, j'ai travaillé avec un ingénieur, Cecil Balmond. Elle fait 114 mètres de haut, tout en acier rouge ! Sans lui, elle serait tombée. Imagine un chantier immense, avec des grues, des soudeurs, du bruit partout. Faire une sculpture géante, c'est un peu comme diriger un orchestre.

Faire une sculpture géante, c'est comme diriger un orchestre : chacun joue sa partie.
Anish Kapoor mirror sculpture in Pitzhanger Gallery - geograph.org.uk - 6091790
Anish Kapoor mirror sculpture in Pitzhanger Gallery - geograph.org.uk - 6091790Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0 — David Hawgood

C'était quoi, le truc violet géant que vous aviez mis à Paris ?

Ah, Leviathan ! En 2011, à Paris, on m'a confié la nef immense du Grand Palais, pour un grand rendez-vous d'art qu'on appelait Monumenta. J'y ai installé une structure gonflable, énorme, d'un violet très sombre. Trois grosses boules reliées entre elles, bien plus hautes qu'une maison. Tu pouvais entrer à l'intérieur : la lumière du jour traversait la peau souple et tout devenait rouge-violet autour de toi. On se sentait tout petit, comme avalé par un ventre géant. Le titre vient d'un monstre des vieilles histoires. Je voulais que tu ressentes quelque chose dans ton corps, avant même de réfléchir.

C'est vrai que vous avez la couleur la plus noire du monde ?

Oui, presque ! En 2014, j'ai obtenu le droit d'utiliser, rien que pour mon art, une matière incroyable : le Vantablack. C'est le noir le plus profond qu'on ait jamais fabriqué. Il avale presque toute la lumière, jusqu'à 99,9 %. Quand tu regardes une forme peinte avec, tu ne vois plus le relief, plus le creux : juste un trou. Comme si un morceau du monde avait disparu devant toi. Ça m'a fasciné, parce que j'ai toujours aimé le vide, l'absence, ce néant qu'on croit presque pouvoir toucher. Imagine un objet dont tu ne vois plus les bords : ton œil ne sait plus où se poser. C'est vertigineux.

Le noir le plus profond, c'est un morceau du monde qui a disparu.
Anish Kapoor sculpture
Anish Kapoor sculptureWikimedia Commons, CC BY-SA 2.0 — Andym5855

Les autres artistes étaient fâchés que vous gardiez ce noir pour vous ?

Oh oui, beaucoup ! Garder cette couleur rien que pour moi, ça en a mis certains en colère. Un artiste, Stuart Semple, s'est vengé d'une drôle de façon. Il a créé le rose « le plus rose du monde »... et il l'a interdit à une seule personne sur Terre : moi ! Impossible pour moi de l'acheter. C'était une bataille de couleurs, une sorte de guerre pour rire. Mais elle posait une vraie question : est-ce qu'un artiste peut posséder une couleur ? Je te laisse y réfléchir. Moi, je pense qu'une matière aussi extraordinaire méritait bien qu'on se dispute un peu pour elle.

Pourquoi votre sculpture a autant fâché les gens à Versailles ?

Ah, Versailles... En 2015, on m'a invité à exposer dans les jardins du château, ce lieu magnifique des rois de France. J'y ai posé Dirty Corner, une énorme sculpture d'acier et de pierres, sombre et tordue, au milieu de ces allées si parfaites. Beaucoup de gens ont été choqués : ils trouvaient qu'un objet moderne n'avait pas sa place parmi tant d'histoire. Il y a eu des disputes, des articles, de la colère. Tu sais, l'art d'aujourd'hui dérange souvent au début. Mettre du neuf juste à côté du très ancien, ça oblige à regarder les deux autrement. Et ce n'est pas grave, d'être surpris.

L'art dérange souvent au début : être surpris, ce n'est pas grave.

Qu'est-ce que vous aimeriez qu'on retienne de vous, plus tard ?

Quelle belle question pour finir. Si je devais te dire une seule chose... Un jour, j'ai confié ceci : « Je ne veux pas faire une sculpture qui parle de la forme. Je veux faire une sculpture qui parle de la croyance, ou de la passion, ou de l'expérience. » Voilà mon secret. Je me fiche que tu saches si c'est beau ou bien fabriqué. Je veux que, devant Cloud Gate ou Marsyas, tu ressentes quelque chose de fort, dans ton ventre, dans ton cœur. Une émotion que tu n'oublieras pas. Si un jour tu passes près d'une de mes œuvres et que ton cœur bat plus vite, alors j'aurai réussi.

Je ne veux pas que tu saches si c'est beau ; je veux que tu ressentes quelque chose.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Anish Kapoor's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.