Imaginary interview

Imaginary interview with Jonas

by Charactorium · Jonas (822 av. J.-C. — 719 av. J.-C.) · Mythology · 4 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.

Deux élèves de douze ans, en classe découverte, sont assis sur des coussins de laine. Devant eux, un homme au manteau simple les regarde avec douceur. Il s'appelle Jonas, et il accepte de répondre à toutes leurs questions.

C'était où, votre maison, quand vous étiez petit ?

Tu sais, mon enfant, je suis né à Gath-Hépher, un petit village des collines de Galilée. Imagine une maison de pierre, avec un toit tout plat où l'on monte le soir pour respirer le vent frais. Le matin, je me lavais les mains, je priais, puis je mangeais du pain d'orge avec quelques figues. C'était une vie tranquille, simple. Mon père s'appelait Amittaï. Personne, dans ce village, ne se doutait qu'un jour je serais envoyé très, très loin. Mais c'est souvent comme ça : les grandes routes commencent devant les petites portes.

Les grandes routes commencent devant les petites portes.

Pourquoi Dieu vous a envoyé chez vos ennemis ?

Ah, voilà ce qui m'a tant surpris ! Dieu m'a dit d'aller à Ninive, la grande capitale de l'Assyrie. Tu comprends, l'Assyrie, c'était l'empire qui faisait trembler tout mon peuple. Imagine qu'on te demande d'aller aider la ville de tes pires ennemis. Les autres prophètes, eux, parlaient seulement aux gens d'Israël. Moi, j'ai été le seul envoyé chez les étrangers. Au fond de moi, je pensais : pourquoi sauver ceux qui nous font du mal ? C'est cette question-là qui a tout déclenché. Et crois-moi, je n'avais aucune envie d'y aller.

On m'a demandé d'aider la ville de mes pires ennemis.

Du coup, vous avez fait quoi quand vous vouliez pas y aller ?

Eh bien... j'ai fait une bêtise, je l'avoue. Je suis descendu au port de Jaffa, sur la côte. Là, j'ai trouvé un navire marchand, un grand bateau de bois, et j'ai payé pour partir le plus loin possible, dans la direction opposée à Ninive. Je croyais bêtement pouvoir échapper à Dieu en traversant la mer ! Imagine un enfant qui se cache sous une couverture en pensant que personne ne le voit. C'était un peu ça. Sauf qu'on n'échappe pas à une voix qui vient de partout. Le ciel, lui, savait très bien où j'allais.

Je me cachais comme un enfant sous une couverture.

Et il s'est passé quoi sur le bateau ? Vous aviez peur ?

Oh oui, j'ai eu peur, terriblement peur. En pleine mer Méditerranée, une tempête s'est levée d'un coup. Le vent hurlait, les vagues étaient hautes comme des murs, le bateau craquait de partout. Les marins jetaient leurs marchandises à l'eau pour ne pas couler. Et moi, je savais au fond de mon cœur que cette tempête, c'était à cause de ma fuite. Alors j'ai dit aux marins : jetez-moi à la mer, et elle se calmera. Ils l'ont fait. Et dès que j'ai touché l'eau, le silence est revenu sur les flots. C'était bouleversant.

Dès que j'ai touché l'eau, le silence est revenu sur les flots.

Mais alors comment vous êtes pas mort dans l'eau ?

C'est là que tout devient extraordinaire, mon enfant. Au moment où je coulais, un immense poisson est venu et m'a avalé tout entier. En hébreu, on dit dag gadol, ce qui veut dire simplement « un grand poisson ». Attention, le texte ne dit jamais que c'était une baleine, ça, c'est venu bien plus tard ! Imagine-toi dans le noir total, au chaud, balloté par les vagues, vivant à l'intérieur d'une créature de la mer. J'y suis resté trois jours et trois nuits. Ce poisson n'était pas ma prison : c'était un abri envoyé pour me sauver de la noyade.

Ce poisson n'était pas ma prison, c'était un abri.
PORTRAIT DE GABRIELLE JONAS
PORTRAIT DE GABRIELLE JONASWikimedia Commons, Public domain — Édouard Vuillard

Vous faisiez quoi pendant trois jours dans son ventre ?

Je priais, tout simplement. Dans ce ventre obscur, je n'avais plus rien : ni bateau, ni argent, ni endroit où fuir. Juste ma voix et le silence. Alors j'ai parlé à Dieu du fond de ce gouffre. J'ai compris que j'avais eu tort de vouloir m'enfuir. Tu sais, parfois il faut tomber tout au fond pour enfin lever les yeux. Au bout des trois jours, le poisson m'a rejeté sur le rivage, vivant. Beaucoup, plus tard, ont vu dans ces trois jours une image : on descend comme dans la mort, et on revient à la lumière, comme une seconde naissance.

Parfois il faut tomber tout au fond pour enfin lever les yeux.

Après ça, vous êtes vraiment allé parler à Ninive ?

Oui ! Cette fois, je n'ai pas discuté. J'ai marché jusqu'à Ninive et j'ai vu ses murailles gigantesques, des remparts si hauts qu'on se sentait minuscule à leur pied. C'était une ville immense, fière, puissante. Et moi, j'étais juste un homme seul, poussiéreux du voyage. J'avais à transmettre un message très court : si vous ne changez pas, la ville sera détruite. Imagine entrer dans la plus grande cité du monde pour lui annoncer une mauvaise nouvelle, tout seul. J'avoue que mon cœur battait fort. Mais j'ai parlé.

Un homme seul et poussiéreux face aux murailles d'un empire.
Portrait of the painter Alphonse Chigotlabel QS:Len,"Portrait of the painter Alphonse Chigot"label QS:Lfr,"Portrait du peintre Alphonse Chigot"
Portrait of the painter Alphonse Chigotlabel QS:Len,"Portrait of the painter Alphonse Chigot"label QS:Lfr,"Portrait du peintre Alphonse Chigot"Wikimedia Commons, Public domain — Lucien Jonas

Et ils vous ont écouté ? C'est rare, non ?

C'est même incroyable ! Avec à peine huit mots en hébreu, toute la ville a changé. Les gens ont cru au message, du plus pauvre jusqu'au roi lui-même. Ils ont arrêté de manger, ils ont revêtu le sac, ce vêtement rugueux qu'on porte pour montrer son regret, et se sont assis dans la cendre. Imagine une ville entière qui s'arrête d'un coup pour réfléchir à ses fautes. Même les bêtes, dit-on, ont jeûné ! Jamais un prophète n'avait connu un tel succès. Et pourtant... ce succès allait me mettre dans une colère terrible. Tu vas comprendre pourquoi.

Huit mots, et toute une ville a changé.

Vous étiez en colère ? Mais pourquoi, si ça avait marché ?

Tu as raison, c'est étrange ! Tout le monde se réjouissait, et moi, j'étais furieux. Vois-tu, comme Ninive s'était repentie, Dieu lui a pardonné et ne l'a pas détruite. Et ça, je ne le supportais pas. Je me disais : ce sont nos ennemis, ils méritent une punition ! Je me suis assis dehors, en plein soleil, à bouder comme un enfant vexé. Une petite plante, un ricin, a poussé pour m'ombrager. J'étais content. Puis elle a fané, et là, j'ai pesté contre ce malheur. Drôle de prophète, n'est-ce pas, qui pleure une plante mais ne veut pas qu'on sauve une ville.

Je boudais en plein soleil, comme un enfant vexé.

Et Dieu vous a répondu quoi, à la fin ?

Il m'a posé une question, et c'est ainsi que mon histoire se termine. Il m'a fait remarquer : tu t'inquiètes pour une petite plante de ricin que tu n'as même pas fait pousser. Alors moi, ne devrais-je pas avoir pitié de toute une grande ville, avec ses milliers d'habitants et ses animaux ? Et là... le texte s'arrête. Pas de réponse de ma part. Imagine une question qui reste suspendue, pour que chacun y réfléchisse à son tour. C'est à toi, mon enfant, d'y répondre maintenant. Voilà peut-être la vraie leçon : le pardon est plus grand que la vengeance.

Le pardon est plus grand que la vengeance.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Jonas's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.