Imaginary interview

Imaginary interview with Julius Caesar

by Charactorium · Julius Caesar (99 av. J.-C. — 43 av. J.-C.) · Military · Politics · 5 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.

Deux jeunes visiteurs de douze ans poussent la lourde porte d'une demeure du Palatin. Un homme en toge bordée de pourpre les attend, le regard vif, une couronne de laurier sur le front. Il sourit : il a tant de choses à leur raconter.

C'est vrai que des pirates vous ont kidnappé quand vous étiez jeune ?

Oui, mon enfant, et c'est une drôle d'histoire. J'étais jeune, et des pirates ciliciens m'ont capturé en mer. Ils ont réclamé une rançon de vingt talents d'or. Un talent, c'est une fortune, de quoi nourrir une famille des années. Et moi, tu sais ce que j'ai fait ? J'ai éclaté de rire. Je leur ai dit : vingt talents ? Je vaux bien cinquante ! Imagine la scène : un prisonnier qui se vante devant ses ravisseurs. Pendant ma captivité, je plaisantais, je leur promettais de revenir les punir. Ils croyaient que je blaguais.

Vingt talents ? Je vaux bien cinquante !

Et après, vous vous êtes vengé pour de vrai ?

Pour de vrai, oui. Une fois la rançon payée et ma liberté retrouvée, je n'ai pas oublié ma promesse. J'ai rassemblé une flotte, des navires, des hommes, et je suis revenu vers eux. Je les ai capturés un par un. Et je les ai fait crucifier, exactement comme je le leur avais annoncé en riant. Tu vois, mon enfant, beaucoup de gens disent des choses fortes mais ne les font jamais. Moi, je tenais parole, même les promesses faites en plaisantant. C'était ma manière d'apprendre une leçon à ceux qui me prenaient pour un petit jeune sans danger.

Même mes plaisanteries, je les tenais jusqu'au bout.

C'est vous qui avez écrit un livre sur vos propres guerres ?

Oui ! Ça s'appelle De Bello Gallico, La Guerre des Gaules. Sept livres où je raconte mes campagnes pendant la conquête de la Gaule, entre 58 et 51 av. J.-C. Imagine un général qui, le soir, après la bataille, prend son stylet et grave sur des tablettes de cire le récit de sa journée. C'est ce que je faisais. Mais attention : un récit, ça sert aussi à donner une belle image de soi. À Rome, on lisait mes mots et on m'admirait. Écrire, c'était presque aussi puissant que combattre. Mes soldats gagnaient les batailles ; mes phrases gagnaient les esprits.

Mes soldats gagnaient les batailles ; mes phrases gagnaient les esprits.

On dit que vous pouviez dicter plusieurs lettres en même temps, c'est possible ?

Beaucoup de gens en parlaient à mon époque, et ça les épatait. J'avais plusieurs secrétaires autour de moi, chacun avec ses tablettes de cire et son stylet. Je dictais une lettre à l'un, puis une autre à un autre, sans m'arrêter, parfois tout en lisant moi-même un rapport. Imagine ta tête qui fait trois choses à la fois sans s'emmêler. Ça demande une concentration énorme. En campagne militaire, je devais écrire à mes légats, mes officiers, partout en même temps. Le temps, mon enfant, c'était ma richesse la plus précieuse. Je dormais même parfois à cheval pour ne pas en perdre.

C'était quoi, ce moment où vous avez traversé une rivière qui a tout changé ?

Ah, le Rubicon. C'était une toute petite rivière, mon enfant, presque un ruisseau. Mais elle marquait une frontière sacrée : un général n'avait pas le droit de la franchir avec son armée pour entrer en Italie. C'était la loi. En 49 av. J.-C., je me suis tenu sur la berge, mes légions derrière moi. Si je passais, c'était la guerre contre Pompée et le Sénat. Si je reculais, j'étais perdu. Alors j'ai dit : Alea iacta est — le sort en est jeté. Et j'ai traversé. Une si petite eau, et pourtant tout mon destin basculait dedans.

Une si petite rivière, et pourtant tout mon destin basculait dedans.

Les gens à Rome, ils ont eu peur quand ils ont su ?

Très peur, oui. Imagine une ville entière qui apprend qu'une armée arrive sur elle. Un homme important, Cicéron, écrivait à son ami Atticus que le Sénat tremblait. Il disait que personne ne savait vraiment ce que je voulais, mais que ma puissance n'avait plus d'égale. Tu sens l'angoisse dans ces mots ? Les gens fermaient leurs maisons, d'autres fuyaient la ville. Moi, j'avançais. Ce n'était pas par cruauté, mon enfant : je pensais qu'on m'avait poussé à bout, qu'on voulait me retirer mon honneur. Mais quand un homme marche sur sa propre cité, même ses amis retiennent leur souffle.

Et Vercingétorix, votre plus grand ennemi gaulois, ça s'est passé où ?

À Alésia, en 52 av. J.-C. C'était un oppidum, une ville gauloise fortifiée perchée sur une hauteur, entourée de remparts. Vercingétorix y était enfermé avec ses guerriers, le chef de toute la coalition gauloise. Alors j'ai fait construire deux lignes de fortifications : une vers l'intérieur pour le bloquer, une vers l'extérieur pour repousser les renforts gaulois. Imagine un mur de bois et de terre qui encercle une montagne entière, bâti par mes soldats en quelques semaines. Les Gaulois étaient pris au piège, affamés. Vercingétorix a fini par se rendre. Ce jour-là, la Gaule entière passait sous Rome.

Vos soldats vous aimaient bien ? Vous viviez comment avec eux ?

Ils m'aimaient, et je vais te dire pourquoi. Je ne restais pas à l'arrière dans un confort douillet. Je partageais leur vie dure : le froid, la fatigue, les marches sans fin. J'inspectais moi-même les fortifications, je veillais à leur équipement, à leur glaive, le gladius, cette épée courte des légionnaires. Tu sais, je souffrais d'une maladie qu'on appelait le mal sacré, des crises qui me terrassaient. Et pourtant je menais des campagnes épuisantes sans jamais me plaindre. Mes hommes voyaient ça. Un chef qui souffre comme toi, qui dort dans la boue comme toi, tu le suis jusqu'au bout du monde.

Un chef qui souffre comme toi, tu le suis jusqu'au bout du monde.

C'est vrai que vous avez changé le calendrier ? Pourquoi faire ?

Oui, et c'est l'une de mes fiertés. À Rome, l'ancien calendrier était devenu un vrai désordre : les mois ne tombaient plus avec les saisons, on fêtait les moissons en hiver, c'était absurde. Alors, en 46 av. J.-C., avec l'aide d'un savant d'Alexandrie nommé Sosigène, j'ai installé un calendrier solaire de 365 jours. Et tous les quatre ans, on ajoutait un jour : ton année bissextile vient de là. Imagine remettre de l'ordre dans le temps lui-même ! Ce calendrier a servi en Europe pendant plus de quinze siècles. Un dictator, à Rome, c'était un chef aux pouvoirs immenses ; je m'en suis servi pour ça aussi.

Et vous saviez que des gens voulaient vous tuer aux ides de mars ?

Les ides de mars, c'était le 15 mars dans notre calendrier, en 44 av. J.-C. Non, mon enfant, je ne me méfiais pas assez. J'avais accumulé tant de pouvoir, dictateur encore et encore, que certains sénateurs ont eu peur que je devienne un roi. À Rome, le mot roi était haï. Alors un groupe mené par Brutus et Cassius, des hommes que je croyais proches, a décidé de me frapper. Ils se disaient les Libérateurs. Imagine la trahison : être entouré de visages familiers qui cachent des poignards. C'est la rançon du pouvoir trop grand. Quand un homme s'élève trop haut, ceux d'en bas tremblent et finissent par frapper.

Quand un homme s'élève trop haut, ceux d'en bas finissent par frapper.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Julius Caesar's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.