Kawwanim — gâteaux à l'effigie de la Reine des Cieux
Un gâteau dense de farine d'épeautre, lié au miel et à l'huile d'olive, parsemé de sésame et façonné dans un moule (ou modelé à la main) figurant la déesse aux bras levés. On le cuit sur la pierre chaude puis on le dépose, encore tiède, devant l'autel familial.
Un gâteau dense de farine d'épeautre, lié au miel et à l'huile d'olive, parsemé de sésame et façonné dans un moule (ou modelé à la main) figurant la déesse aux bras levés. On le cuit sur la pierre chaude puis on le dépose, encore tiède, devant l'autel familial.
Approche, enfant des hommes, et regarde mes filles pétrir. Depuis que la lune se lève sur Sidon, on me prépare ces gâteaux : la farine, le miel des abeilles sauvages, l'huile verte de la première presse, et l'on me façonne dans la pâte, les bras dressés vers le ciel. Le prophète gronde, il maudit le feu de mes foyers — mais sens ce parfum de miel chaud qui monte de chaque maison : voilà ma vraie demeure. Mange-en un avec respect, et tu sauras pourquoi on m'appelle la nourricière.
- •Farine d'épeautre (ou d'amidonnier) — deux mesures (base du gâteau)
- •Miel sauvage — à belle main (liant et douceur)
- •Huile d'olive de première presse — un filet généreux (moelleux)
- •Graines de sésame — une poignée (garniture parfumée)
- •Eau de source — selon la pâte (hydratation)
- •Dattes écrasées — quelques-unes (douceur supplémentaire (facultatif))
Kawwanim — gâteaux à l'effigie de la Reine des Cieux
Un gâteau dense de farine d'épeautre, lié au miel et à l'huile d'olive, parsemé de sésame et façonné dans un moule (ou modelé à la main) figurant la déesse aux bras levés. On le cuit sur la pierre chaude puis on le dépose, encore tiède, devant l'autel familial.
Pourquoi ce plat ? Le livre de Jérémie (7:18 ; 44:19) décrit des familles entières — les enfants ramassent le bois, les pères allument le feu, les femmes pétrissent — confectionnant des « gâteaux pour la Reine des Cieux ». Ces kawwanim, pétris à l'image de la déesse et parfumés au miel, étaient l'offrande populaire d'Asherah, si enracinée dans la vie quotidienne que le prophète n'arriva jamais à l'éteindre.
Approche, enfant des hommes, et regarde mes filles pétrir. Depuis que la lune se lève sur Sidon, on me prépare ces gâteaux : la farine, le miel des abeilles sauvages, l'huile verte de la première presse, et l'on me façonne dans la pâte, les bras dressés vers le ciel. Le prophète gronde, il maudit le feu de mes foyers — mais sens ce parfum de miel chaud qui monte de chaque maison : voilà ma vraie demeure. Mange-en un avec respect, et tu sauras pourquoi on m'appelle la nourricière.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'épeautre (ou d'amidonnier) — deux mesures (base du gâteau)
- Miel sauvage — à belle main (liant et douceur)
- Huile d'olive de première presse — un filet généreux (moelleux)
- Graines de sésame — une poignée (garniture parfumée)
- Eau de source — selon la pâte (hydratation)
- Dattes écrasées — quelques-unes (douceur supplémentaire (facultatif))
Ingrédients
- Farine d'épeautre — 250 g (base)
- Miel liquide — 100 g (liant et douceur)
- Huile d'olive — 60 ml (moelleux)
- Graines de sésame — 3 c. à soupe (garniture)
- Eau tiède — 60 à 80 ml (hydratation)
- Dattes dénoyautées écrasées — 60 g (douceur (facultatif))
- Pincée de sel — 1 pincée (relève le miel)
Préparation
- Mélanger la farine, le sésame et le sel dans un grand bol.
- Faire tiédir le miel avec l'huile d'olive, puis verser sur la farine avec les dattes écrasées.
- Ajouter l'eau peu à peu et pétrir jusqu'à obtenir une pâte ferme mais souple.
- Façonner des galettes épaisses ; pour rester fidèle à l'usage, presser un moule décoratif ou modeler une silhouette aux bras levés sur le dessus.
- Cuire 18 à 22 min à 180 °C (ou sur une pierre/poêle épaisse à feu doux, en retournant) jusqu'à ce que le dessous soit doré.
- Laisser tiédir : le gâteau durcit légèrement et révèle son parfum de miel.
Comment on faisait : On utilisait des moules en terre cuite gravés d'une figure féminine — on en a retrouvé au Levant — pour imprimer l'image de la déesse dans la pâte. La cuisson se faisait sur une pierre plate posée sur les braises (le tabun) ou dans un four domestique en argile. Le sucre n'existait pas : toute la douceur venait du miel et des fruits séchés.
Le twist contemporain : Servir tiède avec un trait d'huile d'olive nouvelle et une pincée de fleur de sel : le contraste salé-miellé fait ressortir le côté « pain des dieux ». Pour un dressage, disposer trois petits gâteaux en demi-cercle, bras levés vers le centre.
Sources : Livre de Jérémie 7:18 et 44:19 (« gâteaux pour la Reine des Cieux »)
Asherah · Charactorium