La carte de Asherah
Kawwanim — gâteaux à l'effigie de la Reine des Cieux
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Part d'autel (offrande domestique)

Kawwanim — gâteaux à l'effigie de la Reine des Cieux

OffrandeDocumentée🍯facile45 min
Part d'autel (offrande domestique)

Kawwanim — gâteaux à l'effigie de la Reine des Cieux

Pourquoi ce plat ? Le livre de Jérémie (7:18 ; 44:19) décrit des familles entières — les enfants ramassent le bois, les pères allument le feu, les femmes pétrissent — confectionnant des « gâteaux pour la Reine des Cieux ». Ces kawwanim, pétris à l'image de la déesse et parfumés au miel, étaient l'offrande populaire d'Asherah, si enracinée dans la vie quotidienne que le prophète n'arriva jamais à l'éteindre.

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Part d'autel (offrande domestique)

Un gâteau dense de farine d'épeautre, lié au miel et à l'huile d'olive, parsemé de sésame et façonné dans un moule (ou modelé à la main) figurant la déesse aux bras levés. On le cuit sur la pierre chaude puis on le dépose, encore tiède, devant l'autel familial.

Approche, enfant des hommes, et regarde mes filles pétrir. Depuis que la lune se lève sur Sidon, on me prépare ces gâteaux : la farine, le miel des abeilles sauvages, l'huile verte de la première presse, et l'on me façonne dans la pâte, les bras dressés vers le ciel. Le prophète gronde, il maudit le feu de mes foyers — mais sens ce parfum de miel chaud qui monte de chaque maison : voilà ma vraie demeure. Mange-en un avec respect, et tu sauras pourquoi on m'appelle la nourricière.
Asherah
Ingrédients
  • Farine d'épeautre (ou d'amidonnier)deux mesures (base du gâteau)
  • Miel sauvageà belle main (liant et douceur)
  • Huile d'olive de première presseun filet généreux (moelleux)
  • Graines de sésameune poignée (garniture parfumée)
  • Eau de sourceselon la pâte (hydratation)
  • Dattes écraséesquelques-unes (douceur supplémentaire (facultatif))
Comment on faisait : On utilisait des moules en terre cuite gravés d'une figure féminine — on en a retrouvé au Levant — pour imprimer l'image de la déesse dans la pâte. La cuisson se faisait sur une pierre plate posée sur les braises (le tabun) ou dans un four domestique en argile. Le sucre n'existait pas : toute la douceur venait du miel et des fruits séchés.
Sources : Livre de Jérémie 7:18 et 44:19 (« gâteaux pour la Reine des Cieux »)

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