Mersu, gâteau de dattes et de pistaches
Une pâte dense et sucrée de dattes écrasées, enrichie de pistaches concassées et d'aromates, façonnée en petites boules ou en galette — la douceur la plus ancienne du Proche-Orient.
Une pâte dense et sucrée de dattes écrasées, enrichie de pistaches concassées et d'aromates, façonnée en petites boules ou en galette — la douceur la plus ancienne du Proche-Orient.
Tiens, voilà ce que les mortels posaient sur leurs autels pour m'amadouer : des dattes pétries de pistaches, sucrées comme la tentation que je suis. Crois-moi, leurs petites offrandes ne m'ont jamais retenu bien longtemps — mais le mersu, lui, je le goûtais volontiers. On le pressait à la main jusqu'à ce que le sucre des dattes colle aux doigts, on y noyait des pistaches du pays des Mèdes. Mange-le sans crainte, mortel : ce soir, je n'ai d'appétit que pour les gâteaux.
- •Dattes mûres — en abondance (base sucrée)
- •Pistaches — une poignée (garniture croquante)
- •Graines de sésame — un peu (garniture)
- •Eau de fleur ou aromates (résine, cumin doux) — soupçon (parfum)
Mersu, gâteau de dattes et de pistaches
Une pâte dense et sucrée de dattes écrasées, enrichie de pistaches concassées et d'aromates, façonnée en petites boules ou en galette — la douceur la plus ancienne du Proche-Orient.
Pourquoi ce plat ? Pour tenir les démons à distance, on déposait offrandes et douceurs sur les autels domestiques. Le mersu, confit de dattes pétri de pistaches, était à la fois friandise de fête et part offerte aux esprits — inspiré (et non reproduit) de ces gestes d'offrande contre les puissances comme Asmodée.
Tiens, voilà ce que les mortels posaient sur leurs autels pour m'amadouer : des dattes pétries de pistaches, sucrées comme la tentation que je suis. Crois-moi, leurs petites offrandes ne m'ont jamais retenu bien longtemps — mais le mersu, lui, je le goûtais volontiers. On le pressait à la main jusqu'à ce que le sucre des dattes colle aux doigts, on y noyait des pistaches du pays des Mèdes. Mange-le sans crainte, mortel : ce soir, je n'ai d'appétit que pour les gâteaux.
Ingrédients (version d’époque)
- Dattes mûres — en abondance (base sucrée)
- Pistaches — une poignée (garniture croquante)
- Graines de sésame — un peu (garniture)
- Eau de fleur ou aromates (résine, cumin doux) — soupçon (parfum)
Ingrédients
- Dattes Medjool dénoyautées — 250 g (base sucrée)
- Pistaches non salées concassées — 80 g (garniture croquante)
- Graines de sésame — 2 c. à soupe (enrobage)
- Eau de fleur d'oranger — 1 c. à café (parfum)
Préparation
- Écraser les dattes en pâte épaisse à la fourchette ou au mortier.
- Incorporer la moitié des pistaches concassées et l'eau de fleur d'oranger.
- Façonner des petites boules ou une galette aplatie.
- Rouler dans le sésame et le reste des pistaches.
- Laisser reposer une heure au frais avant de servir.
Comment on faisait : Le mersu apparaît dans les archives du palais de Mari (XVIIIe siècle av. J.-C.) et dans les textes babyloniens : une préparation de dattes écrasées additionnée de pistaches, de figues ou d'autres fruits, servie lors des fêtes et déposée en offrande aux dieux. C'est l'un des plus anciens « gâteaux » documentés au monde.
Le twist contemporain : Présenté en bouchées roulées dans la pistache vive et piquées d'or, façon « pralines des dieux de Mari ».
Sources : Archives royales de Mari (XVIIIe s. av. J.-C.) · Jean Bottéro, Textes culinaires Mésopotamiens, Eisenbrauns, 1995
Asmodeus · Charactorium