Bouillie d'orge au lait et au miel
Une bouillie épaisse d'orge cuite longuement dans du lait, adoucie de miel et parsemée de noisettes. L'aliment le plus humble et le plus universel de la table franque, celui qui réchauffe avant l'aube.
Une bouillie épaisse d'orge cuite longuement dans du lait, adoucie de miel et parsemée de noisettes. L'aliment le plus humble et le plus universel de la table franque, celui qui réchauffe avant l'aube.
Écoute-moi, toi qui as faim au point du jour. Avant que les coqs n'éveillent Tournai, on jette l'orge dans le lait qui chauffe sur les braises, et l'on remue, et l'on remue encore, jusqu'à ce que la cuillère tienne droite. J'y verse le miel de nos ruches, une poignée de noisettes brisées, et voilà de quoi tenir un homme jusqu'au soir. Rois ou bergers, nous avons tous commencé nos jours par cette bouillie : c'est elle qui fait les bras solides de nos fils.
- •Grains d'orge mondé — une bonne écuelle (base céréalière)
- •Lait frais — ce qu'il faut pour couvrir (liquide de cuisson)
- •Miel — à la cuillère, selon le goût (douceur)
- •Noisettes — une poignée (texture)
Bouillie d'orge au lait et au miel
Une bouillie épaisse d'orge cuite longuement dans du lait, adoucie de miel et parsemée de noisettes. L'aliment le plus humble et le plus universel de la table franque, celui qui réchauffe avant l'aube.
Pourquoi ce plat ? Avant d'être reine, Basine partage le quotidien des peuples germaniques où la bouillie de grains est le ventre de chaque journée. Sous le toit de Tournai comme dans les campagnes de Thuringe, c'est ce qu'on mange au lever, simple et nourrissant, du serviteur jusqu'à la table du roi.
Écoute-moi, toi qui as faim au point du jour. Avant que les coqs n'éveillent Tournai, on jette l'orge dans le lait qui chauffe sur les braises, et l'on remue, et l'on remue encore, jusqu'à ce que la cuillère tienne droite. J'y verse le miel de nos ruches, une poignée de noisettes brisées, et voilà de quoi tenir un homme jusqu'au soir. Rois ou bergers, nous avons tous commencé nos jours par cette bouillie : c'est elle qui fait les bras solides de nos fils.
Ingrédients (version d’époque)
- Grains d'orge mondé — une bonne écuelle (base céréalière)
- Lait frais — ce qu'il faut pour couvrir (liquide de cuisson)
- Miel — à la cuillère, selon le goût (douceur)
- Noisettes — une poignée (texture)
Ingrédients
- Orge mondé (ou perlé) — 150 g (base céréalière)
- Lait entier — 600 ml (liquide de cuisson)
- Eau — 200 ml (détente de la cuisson)
- Miel — 3 c. à soupe (douceur)
- Noisettes décortiquées — 50 g (texture)
- Sel — 1 pincée (relève le goût)
Préparation
- Rincez l'orge à l'eau claire. Faites-le tremper 1 h si vous utilisez de l'orge mondé pour raccourcir la cuisson.
- Dans une casserole à fond épais, réunissez l'orge, le lait, l'eau et la pincée de sel.
- Portez doucement à frémissement puis baissez le feu. Laissez cuire 45 min à 1 h en remuant souvent pour que rien n'attache, jusqu'à obtenir une bouillie crémeuse.
- Pendant ce temps, faites torréfier les noisettes à sec dans une poêle puis concassez-les grossièrement.
- Hors du feu, incorporez le miel. Versez dans des bols, parsemez de noisettes et servez bien chaud.
Comment on faisait : Les bouillies de céréales (orge, épeautre, millet) cuites à l'eau ou au lait formaient l'ossature de l'alimentation germanique, bien avant le pain levé. On les préparait dans des chaudrons de bronze ou de terre suspendus au-dessus du foyer central de la maison longue. Le miel, seul sucrant disponible, était précieux et signait l'aisance d'une maisonnée.
Le twist contemporain : Servez-la façon « porridge royal mérovingien » dans un bol de grès, avec un filet de miel ambré tiré en spirale et quelques fruits de saison pochés à côté.
Sources : Massimo Montanari, La faim et l'abondance. Histoire de l'alimentation en Europe · Régine Le Jan, Histoire de la France : origines et premier essor (480-1180)
Basine de Thuringe · Charactorium