La carte de Aboû Nouwâs
La douceur de la sufra (halwâ, friandise de fin de tablée)

Khabîs de dattes et semoule

QuotidienReconstitution🍯facile30 min

Une pâte fondante de semoule grillée liée au miel, aux dattes et au beurre clarifié, parfumée d'eau de rose et de cannelle. Ni gâteau ni crème : une douceur dense, tiède, qu'on partage en bouchées à la fin du repas avec les doigts.

La douceur de la sufra (halwâ, friandise de fin de tablée)

Une pâte fondante de semoule grillée liée au miel, aux dattes et au beurre clarifié, parfumée d'eau de rose et de cannelle. Ni gâteau ni crème : une douceur dense, tiède, qu'on partage en bouchées à la fin du repas avec les doigts.

Quand la nuit s'avance et que la coupe se fait amère de fatigue, je réclame du khabîs ! On fait blondir la semoule dans le beurre fondu, on y mêle le miel et les dattes écrasées jusqu'à ce que tout embaume, puis une larme d'eau de rose pour parfumer le palais. C'est doux comme un aveu, collant comme un secret — j'en prends une bouchée du bout des doigts, et je pardonne à la nuit ses excès.
Aboû Nouwâs
Ingrédients
  • Semoule de blédeux poignées (base)
  • Beurre clarifié (samn)une bonne cuillerée (matière grasse)
  • Mielselon le goût (sucre)
  • Dattes écraséesune poignée (douceur et liant)
  • Eau de rose, cannelleun soupçon (parfum)
Comment on faisait : Le khabîs est une famille de pâtes sucrées (semoule, amidon, fruits) très présente dans les recueils culinaires abbassides. On le liait au miel ou au sirop de dattes (dibs), on le parfumait d'eau de rose et de safran, et on le servait souvent en fin de banquet. Le sucre de canne existait mais restait coûteux ; le miel et les dattes dominaient.
Sources : Ibn Sayyâr al-Warrâq, Kitâb al-Tabîkh (Xe s.) ; Lilia Zaouali, L'Islam à table (2007)

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