La carte de Coatlicue
Tzoalli, la pâte d'amarante des dieux
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Offrande sucrée (tlamanaliztli)

Tzoalli, la pâte d'amarante des dieux

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Offrande sucrée (tlamanaliztli)

Tzoalli, la pâte d'amarante des dieux

Pourquoi ce plat ? Coatlicue est la mère de Huitzilopochtli, le dieu solaire. Lors des grandes fêtes mexica, on façonnait dans la pâte d'amarante (tzoalli) des effigies des divinités, déposées en offrande puis partagées en une communion sacrée. Offrir cette pâte douce à la Mère-Terre, c'était lui rendre une part de la vie qu'elle donne.

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Offrande sucrée (tlamanaliztli)

Une pâte modelable faite de graines d'amarante grillées liées au sirop d'agave et au miel. On la presse dans des moules pour lui donner la forme de montagnes ou de figures sacrées. Douce, croquante, elle fond lentement en bouche — un en-cas céleste avant d'être une friandise.

Approche, enfant des hommes, et n'aie pas crainte. Je suis Celle à la jupe de serpents, la matrice d'où jaillit le Soleil. Mes prêtres broyaient pour moi les minuscules graines d'amarante, ces grains que je fais lever des sillons, et les liaient au miel des abeilles sauvages. De cette pâte ils pétrissaient ma montagne et mon visage, puis ils les rompaient et les mangeaient, afin que ma chair devienne la leur. Goûte à ton tour, et souviens-toi : ce qui nourrit naît toujours de la terre où l'on retourne.
Coatlicue
Ingrédients
  • Graines d'amarante (huauhtli) grillées et souffléesdeux pleines mains (base, céréale sacrée)
  • Miel d'abeille sauvageà lier (liant et douceur)
  • Sirop d'agave (aguamiel réduit)un filet (douceur du maguey)
Comment on faisait : Le tzoalli est abondamment décrit par le frère Bernardino de Sahagún au XVIe siècle. Pour la fête de Panquetzaliztli, les prêtres modelaient une grande effigie de Huitzilopochtli en pâte d'amarante et de miel d'agave, qu'on brisait et distribuait à la communauté : un rite de communion appelé teoqualo, « le dieu est mangé ». L'amarante était si liée au sacré que les colons espagnols tentèrent d'en interdire la culture.
Sources : Bernardino de Sahagún, Historia general de las cosas de Nueva España (Codex de Florence), XVIe s. · Sophie D. Coe, America's First Cuisines, University of Texas Press, 1994

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