Tzoalli, la pâte d'amarante des dieux
Une pâte modelable faite de graines d'amarante grillées liées au sirop d'agave et au miel. On la presse dans des moules pour lui donner la forme de montagnes ou de figures sacrées. Douce, croquante, elle fond lentement en bouche — un en-cas céleste avant d'être une friandise.
Une pâte modelable faite de graines d'amarante grillées liées au sirop d'agave et au miel. On la presse dans des moules pour lui donner la forme de montagnes ou de figures sacrées. Douce, croquante, elle fond lentement en bouche — un en-cas céleste avant d'être une friandise.
Approche, enfant des hommes, et n'aie pas crainte. Je suis Celle à la jupe de serpents, la matrice d'où jaillit le Soleil. Mes prêtres broyaient pour moi les minuscules graines d'amarante, ces grains que je fais lever des sillons, et les liaient au miel des abeilles sauvages. De cette pâte ils pétrissaient ma montagne et mon visage, puis ils les rompaient et les mangeaient, afin que ma chair devienne la leur. Goûte à ton tour, et souviens-toi : ce qui nourrit naît toujours de la terre où l'on retourne.
- •Graines d'amarante (huauhtli) grillées et soufflées — deux pleines mains (base, céréale sacrée)
- •Miel d'abeille sauvage — à lier (liant et douceur)
- •Sirop d'agave (aguamiel réduit) — un filet (douceur du maguey)
Tzoalli, la pâte d'amarante des dieux
Une pâte modelable faite de graines d'amarante grillées liées au sirop d'agave et au miel. On la presse dans des moules pour lui donner la forme de montagnes ou de figures sacrées. Douce, croquante, elle fond lentement en bouche — un en-cas céleste avant d'être une friandise.
Pourquoi ce plat ? Coatlicue est la mère de Huitzilopochtli, le dieu solaire. Lors des grandes fêtes mexica, on façonnait dans la pâte d'amarante (tzoalli) des effigies des divinités, déposées en offrande puis partagées en une communion sacrée. Offrir cette pâte douce à la Mère-Terre, c'était lui rendre une part de la vie qu'elle donne.
Approche, enfant des hommes, et n'aie pas crainte. Je suis Celle à la jupe de serpents, la matrice d'où jaillit le Soleil. Mes prêtres broyaient pour moi les minuscules graines d'amarante, ces grains que je fais lever des sillons, et les liaient au miel des abeilles sauvages. De cette pâte ils pétrissaient ma montagne et mon visage, puis ils les rompaient et les mangeaient, afin que ma chair devienne la leur. Goûte à ton tour, et souviens-toi : ce qui nourrit naît toujours de la terre où l'on retourne.
Ingrédients (version d’époque)
- Graines d'amarante (huauhtli) grillées et soufflées — deux pleines mains (base, céréale sacrée)
- Miel d'abeille sauvage — à lier (liant et douceur)
- Sirop d'agave (aguamiel réduit) — un filet (douceur du maguey)
Ingrédients
- Amarante soufflée — 150 g (base croquante)
- Sirop d'agave — 90 g (liant principal)
- Miel liquide — 40 g (douceur et tenue)
- Eau — 1 c. à soupe (détendre le sirop si besoin)
Préparation
- Faites chauffer doucement le sirop d'agave et le miel dans une casserole jusqu'à ce qu'ils frémissent et deviennent sirupeux (environ 110 °C, le mélange forme un fil).
- Hors du feu, versez l'amarante soufflée et mélangez vite pour bien l'enrober.
- Tassez fermement la pâte encore tiède dans des petits moules (ou un cadre tapissé de papier cuisson) sur 1,5 cm d'épaisseur.
- Laissez prendre 30 minutes, démoulez et coupez en figures (montagnes, disques solaires) avec un couteau huilé.
- Conservez à l'abri de l'humidité dans une boîte hermétique.
Comment on faisait : Le tzoalli est abondamment décrit par le frère Bernardino de Sahagún au XVIe siècle. Pour la fête de Panquetzaliztli, les prêtres modelaient une grande effigie de Huitzilopochtli en pâte d'amarante et de miel d'agave, qu'on brisait et distribuait à la communauté : un rite de communion appelé teoqualo, « le dieu est mangé ». L'amarante était si liée au sacré que les colons espagnols tentèrent d'en interdire la culture.
Le twist contemporain : Pressez la pâte en barres et roulez-en les bords dans des graines de courge concassées : une « barre énergétique précolombienne » à glisser dans le cartable.
Sources : Bernardino de Sahagún, Historia general de las cosas de Nueva España (Codex de Florence), XVIe s. · Sophie D. Coe, America's First Cuisines, University of Texas Press, 1994
Coatlicue · Charactorium
