Tzoalli — disque d'amarante de la Lune
De l'amarante soufflée liée au sirop de maguey, pressée en un disque doux et croustillant. Une douceur d'offrande, à rompre comme on rompt la lumière de la Lune.
De l'amarante soufflée liée au sirop de maguey, pressée en un disque doux et croustillant. Une douceur d'offrande, à rompre comme on rompt la lumière de la Lune.
Toi qui veux m'honorer, ne verse pas de sang : prends plutôt la petite graine huauhtli, fais-la éclater sur la pierre chaude comme une pluie d'étoiles. Lie-la du miel épais que l'on tire du cœur du maguey, presse-la entre tes mains en un disque rond — c'est mon corps que tu refais, celui que mon frère trancha au sommet de Coatepec. Pose-le devant moi, puis romps-le et partage-le : ainsi l'on rendait jadis la chair aux dieux. Sous la dent il craque et fond, doux comme le clair de lune sur le lac.
- •Graines d'amarante (huauhtli) — deux mesures (base soufflée)
- •Sirop de maguey (necuhtli) — une mesure (liant sucré)
- •Miel d'abeille mélipone — un filet (facultatif) (parfum)
Tzoalli — disque d'amarante de la Lune
De l'amarante soufflée liée au sirop de maguey, pressée en un disque doux et croustillant. Une douceur d'offrande, à rompre comme on rompt la lumière de la Lune.
Pourquoi ce plat ? Les Mexica modelaient dans la pâte d'amarante (tzoalli) les effigies de leurs dieux. Inspiré de cette tradition, ce disque rond et nacré rappelle le monolithe de Coyolxauhqui : la Lune que l'on offre, sucrée du sirop des agaves.
Toi qui veux m'honorer, ne verse pas de sang : prends plutôt la petite graine huauhtli, fais-la éclater sur la pierre chaude comme une pluie d'étoiles. Lie-la du miel épais que l'on tire du cœur du maguey, presse-la entre tes mains en un disque rond — c'est mon corps que tu refais, celui que mon frère trancha au sommet de Coatepec. Pose-le devant moi, puis romps-le et partage-le : ainsi l'on rendait jadis la chair aux dieux. Sous la dent il craque et fond, doux comme le clair de lune sur le lac.
Ingrédients (version d’époque)
- Graines d'amarante (huauhtli) — deux mesures (base soufflée)
- Sirop de maguey (necuhtli) — une mesure (liant sucré)
- Miel d'abeille mélipone — un filet (facultatif) (parfum)
Ingrédients
- Amarante soufflée — 80 g (base croustillante)
- Sirop d'agave — 100 g (liant sucré)
- Miel — 1 c. à soupe (facultatif) (parfum)
- Eau — 1 c. à soupe (ajuster la cuisson du sirop)
Préparation
- Si vous partez de graines crues, faites-les éclater par petites quantités dans une casserole sèche et brûlante, en remuant sans cesse (sinon, utilisez de l'amarante soufflée toute prête).
- Chauffez le sirop d'agave avec l'eau (et le miel) jusqu'à ce qu'il forme une grosse bulle sirupeuse, sans le laisser brunir.
- Hors du feu, versez l'amarante soufflée et mélangez vite pour tout enrober.
- Tassez fermement la masse dans un cercle ou un bol rond chemisé, sur 1,5 cm d'épaisseur.
- Laissez prendre 20 min, démoulez le disque et rompez-le en parts.
Comment on faisait : Sahagún et Durán racontent que l'on façonnait dans le tzoalli — amarante grillée et sirop d'agave (parfois additionné de miel) — de véritables statues de dieux, notamment lors de la fête Panquetzaliztli, statues ensuite partagées et mangées par les fidèles. L'association précise à Coyolxauhqui est une reconstitution respectueuse, présentée comme un hommage et non comme la reproduction d'un rite sacré.
Le twist contemporain : Gravez à la pointe du couteau, sur le disque encore tiède, les lignes du célèbre monolithe de Coyolxauhqui avant de le faire prendre.
Sources : Bernardino de Sahagún, Historia general de las cosas de Nueva España (Codex de Florence) · Diego Durán, Historia de las Indias de Nueva España
Coyolxauhqui · Charactorium
