Yukio Mishima(1925 — 1970)
Yukio Mishima
Japon
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Écrivain, dramaturge et essayiste japonais, figure majeure de la littérature du XXe siècle. Auteur prolifique mêlant esthétique classique et obsessions modernes, il est resté célèbre pour son suicide rituel par seppuku après une tentative de coup d'État.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Naît à Tokyo en 1925 sous le nom de Kimitake Hiraoka
- Publie son roman autobiographique Confession d'un masque en 1949, qui le révèle
- Fait paraître Le Pavillon d'or en 1956, inspiré de l'incendie réel d'un temple de Kyoto
- Achève sa tétralogie La Mer de la fertilité en 1970
- Se donne la mort par seppuku le 25 novembre 1970 après une tentative de soulèvement à Tokyo
Œuvres & réalisations
Roman largement autobiographique qui révèle Mishima au grand public et explore le décalage entre les apparences sociales et la vie intérieure.
Histoire d'amour lumineuse entre deux jeunes pêcheurs d'une île, inspirée par son voyage en Grèce. Un de ses plus grands succès populaires.
Roman inspiré d'un fait réel : un jeune moine incendie un temple célèbre de Kyoto. Une méditation puissante sur la beauté et la destruction.
Réécritures contemporaines de pièces du théâtre nô classique, qui montrent son génie de dramaturge.
Roman inspiré d'une affaire politique réelle, qui valut à Mishima un procès retentissant pour atteinte à la vie privée.
Essai autobiographique où il explique son obsession du corps, de la musculation et de l'union entre l'esprit et l'action.
Vaste cycle romanesque en quatre tomes (Neige de printemps, Chevaux échappés, Le Temple de l'aube, L'Ange en décomposition), son œuvre testament achevée le jour de sa mort.
Anecdotes
À sa naissance, Mishima s'appelait Kimitake Hiraoka. Sa grand-mère paternelle, Natsuko, l'enleva à ses parents quelques semaines après sa naissance et l'éleva enfermé dans sa chambre de malade jusqu'à ses douze ans, lui interdisant le soleil et les jeux brusques des garçons. Ce huis clos étouffant marqua profondément l'imaginaire morbide et raffiné de l'écrivain.
Adolescent, il choisit le pseudonyme « Yukio Mishima » en partie pour cacher ses écrits à son père, un haut fonctionnaire qui méprisait la littérature et déchirait parfois ses manuscrits. « Yuki » évoque la neige des montagnes près du Mont Fuji : un nom d'emprunt pour devenir un autre.
Enfant chétif et maladif, Mishima se lance vers trente ans dans une musculation intensive, le kendo et la boxe. Il transforme entièrement son corps, obsédé par l'idéal japonais du « bunbu-ryôdô », l'union du pinceau et du sabre, c'est-à-dire des lettres et des armes.
Pressenti trois fois pour le prix Nobel de littérature dans les années 1960, Mishima vit en 1968 son maître et ami Yasunari Kawabata devenir le premier Japonais à le recevoir. Il aurait félicité chaleureusement l'aîné dont il admirait l'œuvre.
Le matin du 25 novembre 1970, Mishima livre à son éditeur le dernier tome de sa grande tétralogie. Quelques heures plus tard, avec quatre membres de sa milice, il prend en otage un général dans une caserne de Tokyo, harangue les soldats depuis un balcon pour réclamer le retour de l'empereur, puis se donne la mort par seppuku.
Sources primaires
Longtemps, j'ai prétendu pouvoir me souvenir de scènes dont j'aurais été le témoin au moment de ma propre naissance.
J'en suis venu peu à peu à sentir que c'était mon corps, et non les mots, qui apportait la preuve de mon existence.
Nous avons vu le Japon d'après-guerre s'enivrer de prospérité matérielle et oublier le fondement spirituel de la nation.
Le lieutenant et sa jeune épouse choisissent de mourir ensemble, fidèles jusqu'au bout à leur idéal de loyauté.
Lieux clés
Capitale du Japon où Mishima naît en 1925 et passe l'essentiel de sa vie. Il y observe la défaite, l'occupation puis la modernisation accélérée de l'après-guerre.
Mishima y étudie le droit après la guerre, suivant la voie tracée par son père. Il entre brièvement dans la haute fonction publique avant de se consacrer entièrement à l'écriture.
Lors de son tour du monde en 1952, Mishima découvre la Grèce antique et son culte de la beauté du corps. Ce voyage inspire son roman Le Tumulte des flots.
Quartier général de l'armée japonaise d'autodéfense où Mishima tente son soulèvement le 25 novembre 1970. C'est là qu'il prononce son dernier discours puis se donne la mort.
Vaste cimetière de la banlieue de Tokyo où se trouve la sépulture de la famille Hiraoka. Mishima y est inhumé sous son vrai nom.






