Interview imaginaire

Interview imaginaire avec Aishwarya Rai

par Charactorium · Aishwarya Rai (1973 — ?) · Spectacle · 5 min de lecture

Interview imaginaire générée par IA à partir de sources documentées.
Portrait de Aishwarya Rai
Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 — Inconnu

Fin d'après-midi à Juhu, en bord de mer, dans le vaste appartement des Bachchan où la mousson tambourine sur les baies vitrées. Elle nous reçoit sans maquillage, un châle jeté sur les épaules, entre deux tournages. La conversation glisse du concours de beauté de ses vingt et un ans aux plateaux somptueux de Sanjay Leela Bhansali.

Vous souvenez-vous de l'instant précis où la couronne s'est posée sur votre tête, à Sun City ?

Sun City, novembre 1994. J'étais étudiante en architecture, je pensais dessiner des immeubles, pas défiler sous les projecteurs. Quand on a annoncé l'Inde, mes jambes ne m'appartenaient plus. J'étais la cinquième de mon pays à décrocher ce titre, et je sentais, derrière le rideau, tout un continent retenir son souffle. J'ai parlé ce soir-là d'éducation des femmes, de paix — pas parce qu'on me l'avait soufflé, mais parce qu'une couronne sans cause pesait déjà trop lourd sur mes cheveux. Cette couronne Miss Monde, je la regarde parfois comme on regarde une porte : elle ne m'a pas rendue belle, elle a simplement ouvert un couloir vers Bombay que je n'aurais jamais osé emprunter seule.

Une couronne sans cause pesait déjà trop lourd sur mes cheveux.

Comment passe-t-on d'une planche à dessin d'architecte à un plateau de cinéma ?

On ne passe pas, on bascule. J'avais appris à penser en plans, en volumes, en lumière tombant sur une façade — et je me suis retrouvée à penser en regards de caméra. Mes premières campagnes publicitaires m'ont servi d'apprentissage clandestin : apprendre à habiter un cadre, à ne pas mentir sous l'objectif. Puis Mani Ratnam m'a offert Iruvar en 1997, un double rôle exigeant, en tamoul, une langue que je devais dompter syllabe après syllabe. J'ai compris ce jour-là que l'architecture ne m'avait pas quittée : un personnage se construit comme une maison, fondations d'abord, ornements ensuite. La seule différence, c'est que la maison, cette fois, c'était moi.

Que représente pour vous Devdas, ce film présenté à Cannes en 2002 ?

Devdas fut une cathédrale. Sanjay Leela Bhansali ne tourne pas un film, il érige un décor où l'on se perd. Je portais des saris de soie Kanjeevaram et des bijoux Kundan si lourds qu'à la fin d'une prise, mes épaules réclamaient grâce. On me maquillait avant l'aube, plusieurs heures durant, jusqu'à ce que le visage dans le miroir devienne celui de Paro et non le mien. Il fallait pleurer, danser, aimer un homme qui se noie dans l'alcool — et faire semblant de chanter, car en Inde la voix vient d'ailleurs, du playback singing, d'une chanteuse en studio à qui je prêtais mes lèvres. Monter les marches de Cannes avec ce film, ce fut porter tout Bollywood sur un tapis rouge français.

On me maquillait jusqu'à ce que le visage dans le miroir devienne celui de Paro et non le mien.

Vos rôles historiques, comme celui de Jodhaa Akbar, exigent-ils un travail différent ?

Incarner une princesse moghole, c'est ne pas trahir des morts. Dans Jodhaa Akbar, en 2008, Ashutosh Gowariker voulait la vérité d'une époque : la démarche, la manière de baisser les yeux devant un empereur, le poids d'un lehenga choli brodé de fils d'or. J'ai passé des semaines à apprendre des gestes que plus personne ne fait, à porter des parures qui appartiennent au patrimoine du Rajasthan. On ne joue pas Jodhaa comme on joue une héroïne de comédie musicale : il faut de la retenue, du silence, cette dignité qu'aucun bijou ne remplace. Chaque matin sur le plateau de Mumbai, en enfilant ces costumes fastidieux, j'avais l'impression d'ouvrir un livre d'histoire et d'y entrer par effraction.

En 2002, vous êtes la première actrice de Bollywood à siéger au jury de Cannes. Qu'avez-vous ressenti ?

De la solitude, d'abord. J'étais la seule à venir de Bombay, dans un jury présidé par David Lynch, entourée de visages qui avaient grandi avec un autre cinéma que le mien. Puis j'ai compris que je n'étais pas seule du tout : je transportais avec moi une industrie que l'Occident regardait de loin, comme un carnaval coloré sans le prendre au sérieux. Siéger là, c'était dire qu'un film indien pouvait être jugé à la même table qu'un film européen. On parle beaucoup de soft power aujourd'hui, de l'influence qu'un pays exerce sans un seul canon — je crois que ce soir-là, sans discours, mon pays a marqué un point dans cette bataille douce.

Un film indien pouvait enfin être jugé à la même table qu'un film européen.
AishwaryaRai
AishwaryaRaiWikimedia Commons, CC BY 3.0 — Bollywood Hungama

Depuis 2006, vous êtes ambassadrice mondiale de L'Oréal Paris. Que signifie une telle exposition ?

Cela signifie être un visage dans plus de cent cinquante pays à la fois, ce qui est à la fois vertigineux et un peu effrayant. Quand j'ai signé avec L'Oréal Paris, en 2006, ce n'était pas seulement un flacon de fond de teint qu'on me demandait de porter — c'était l'idée qu'une femme indienne pouvait incarner la beauté pour une marque née à Paris. Longtemps, ces standards nous venaient d'Europe à sens unique. Voir la diaspora indienne, de Londres à Toronto, se reconnaître dans une affiche : voilà ce qui me touche. Je voyage sans cesse, mon passeport est constellé de tampons, et parfois je me demande si je suis actrice ou ambassadrice d'un pays qui n'a pas de ministère pour ça.

En 2003, Time vous désigne comme la plus belle femme du monde. Comment vit-on avec une telle étiquette ?

On vit avec, comme avec un vêtement trop voyant qu'on ne vous laisse jamais retirer. Time, en 2003, a écrit que j'avais transcendé Bollywood pour devenir une icône, que mes yeux et mon aplomb faisaient de moi un symbole de la beauté et de l'ambition indiennes. Oprah Winfrey a répété la formule devant l'Amérique. On me parlait de mes yeux bleu-vert comme d'une curiosité de foire. Or un visage n'est qu'une porte, pas la maison. Le danger de la mondialisation culturelle, c'est qu'elle vous réduit à une image reproductible, une affiche déclinée à l'infini. J'ai passé des années à rappeler qu'il y avait, derrière ces yeux, une femme qui avait choisi ses rôles, ses combats, et parfois ses silences.

Un visage n'est qu'une porte, pas la maison.
Rai Aishwarya
Rai AishwaryaWikimedia Commons, CC BY 3.0 — Bollywood Hungama

Pourquoi la question de la beauté vous semble-t-elle un fardeau autant qu'un atout ?

Parce qu'une beauté couronnée à Miss Monde ouvre les portes, puis les referme derrière vous. Le titre de 1994 m'a donné Bollywood, mais il m'a aussi collé sur le front une attente : rester la plus belle, éternellement, comme si le temps était une injure. Dans une industrie qui adore les jeunes premières, revenir à l'écran avec Jazbaa après une pause, avoir vieilli, assumé une maternité, c'était presque un acte de résistance. Je voulais qu'on me juge sur ce que je faisais d'un rôle, pas sur la fermeté d'un contour. La beauté, c'est un capital qui se déprécie si on n'y adosse rien. J'ai toujours voulu y adosser du travail.

Votre mariage en 2007 avec Abhishek Bachchan a été suivi par des millions de personnes. Comment avez-vous vécu cette attention ?

Comme une vague dont on ne voit pas la crête. En 2007, épouser Abhishek Bachchan, le fils d'Amitabh Bachchan, ce n'était pas seulement un mariage : c'était, aux yeux de l'Inde, une union dynastique, deux lignées de cinéma qui se rejoignaient. La diaspora entière retenait son souffle, les journaux comptaient les invités comme on compte des étoiles. Entrer dans la maison de Juhu, ce quartier de Mumbai où vivent tant de familles du grand écran, c'était accepter que ma vie privée devienne un feuilleton national. J'ai appris à protéger des espaces de silence, à garder pour moi ce qui ne regardait personne, parce qu'une femme peut appartenir à une saga sans se dissoudre en elle.

Vivre au cœur du clan Bachchan, à Juhu, change-t-il le regard que vous portez sur la célébrité ?

Profondément. Juhu est un curieux village en bord de mer où les demeures des plus grandes stars se serrent les unes contre les autres, où l'on croise l'histoire de Bollywood en promenant son chien. Vivre dans la résidence des Bachchan, c'est habiter un musée vivant et un foyer à la fois. Quand ma fille Aaradhya est née, en 2011, l'annonce a fait le tour du monde avant même que je puisse la prendre dans mes bras en paix — et j'ai mesuré à quel point la starification indienne dévore même l'intime. Alors je me bats pour l'ordinaire : un repas de riz et de dal, une soirée sans caméra. Le luxe, désormais, ce n'est pas le tapis rouge, c'est l'anonymat volé une heure ou deux.

Le luxe, désormais, ce n'est pas le tapis rouge, c'est l'anonymat volé une heure ou deux.
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Cette interview imaginaire a été générée par intelligence artificielle à partir des sources documentées dans la fiche de Aishwarya Rai. Elle met en scène ce que la figure aurait pu dire à partir de ce que nous savons d'elle, mais ne constitue pas un propos historique attesté. Pour les sources primaires et la documentation factuelle, consultez la fiche complète.