Interview imaginaire

Interview imaginaire avec Gilgamesh

par Charactorium · Gilgamesh · Mythologie · 5 min de lecture

Interview imaginaire générée par IA à partir de sources documentées.

Ce matin-là, deux jeunes visiteurs de 12 ans s'avancent vers le roi d'Uruk. Ils ont un peu peur : on dit qu'il est deux tiers dieu. Mais le géant leur sourit et s'assoit pour parler.

On dit que vous êtes deux tiers dieu et un tiers homme. Ça veut dire quoi ?

Tu sais, mon enfant, ma mère était une déesse et mon père venait des anciens rois. Alors imagine : une grande partie de moi brûlait comme le feu des dieux. J'étais plus grand, plus fort que tous les hommes d'Uruk. Personne ne pouvait égaler ma force. Mais il restait en moi ce petit tiers d'homme. Et ce tiers-là, vois-tu, c'est lui qui devait mourir un jour. C'est étrange, d'être presque un dieu et de savoir qu'on n'est pas tout à fait éternel. Ce petit morceau d'homme, c'est lui qui a fait toute mon histoire.

Deux tiers de moi étaient feu divin ; le dernier tiers, lui, devait mourir.

C'est vrai que vous avez régné super longtemps, genre 126 ans ?

Les scribes l'ont gravé ainsi sur la Liste royale, oui : 126 ans sur le trône d'Uruk. Imagine un roi qui voit naître, grandir et vieillir tous les enfants de sa cité, plusieurs fois ! On m'a compté parmi les rois d'avant le grand Déluge — cette inondation immense que les dieux ont envoyée sur le monde. À mon époque, mon enfant, un roi n'était pas un homme comme les autres. Il tenait debout entre les dieux du ciel et les gens de la rue. C'est lourd, une vie si longue. On enterre beaucoup de monde, quand on règne aussi longtemps.

Un roi très vieux enterre tous ceux qu'il a aimés.

C'était comment, votre journée quand vous étiez roi de la cité ?

Au lever du soleil, j'allais voir mes remparts. Je montais sur les murs, je touchais les briques de terre cuite. Imagine une muraille si haute qu'on voit toute la plaine derrière ! Mes serviteurs m'apportaient les comptes : les récoltes d'orge, les impôts, les chantiers. L'après-midi, je rendais la justice ; les gens venaient me parler de leurs disputes. Le soir, je mangeais du pain d'orge et du poisson du fleuve, et j'écoutais les conteurs. Tu sais, un roi qui ne s'occupe pas de sa ville n'est qu'un guerrier inutile. Les murs, eux, protègent les enfants pendant qu'ils dorment.

Un mur bien bâti veille sur les enfants pendant leur sommeil.

Pourquoi vous étiez si fier de vos murailles ?

Ah, mes murs d'Uruk ! C'est ce que j'ai laissé de plus solide. Un homme meurt, mon enfant, mais une muraille de briques, elle, peut tenir mille ans. Je voulais que, longtemps après moi, on monte sur ces remparts et qu'on dise : « C'est Gilgamesh qui les a élevés. » Imagine que tu poses une pierre, puis une autre, et que cette pierre te survive. C'est un peu comme ne pas mourir tout à fait. Bien plus tard, des chercheurs ont creusé la terre d'Uruk et ont retrouvé mes vieilles murailles. Tu vois ? Elles m'attendaient encore.

Un homme meurt, mais une muraille bien bâtie peut tenir mille ans.

Vous êtes allé combattre un monstre dans une forêt, c'est ça ?

Oui ! La Forêt des Cèdres, loin vers les montagnes. Un endroit immense, sombre, plein d'arbres si hauts qu'on ne voyait pas leur sommet. Là vivait Humbaba, un gardien terrible que les dieux avaient placé pour effrayer les hommes. J'y suis allé avec mon ami Enkidu, mon arc et mes flèches sur l'épaule, mon épée à la ceinture. Imagine le silence d'une forêt géante, et soudain ce gardien qui rugit ! J'avais peur, je te l'avoue. Mais à deux, on se donne du courage. Un ami à côté de toi, ça rend les monstres plus petits.

Un ami à côté de toi rend les monstres plus petits.
Charles IV Holy Roman Emperor
Charles IV Holy Roman EmperorWikimedia Commons, Public domain — No machine-readable author provided. Gilgamesh assumed (based on copyright claims).

Vous aviez peur avant un combat aussi dangereux ?

Tous les héros ont peur, mon enfant — celui qui te dit le contraire ment. Avant d'entrer dans la Forêt des Cèdres, mon cœur battait fort. Mais Enkidu me regardait, et moi je le regardais. On se disait : si nous tombons, au moins on aura osé. À mon époque, un guerrier portait l'arc, les flèches et l'épée de bronze, mais sa vraie arme, c'était le courage de son compagnon. Imagine que tu dois traverser une rivière glacée : seul, tu recules ; à deux, tu sautes. C'est exactement ça. La peur ne part jamais. On apprend juste à marcher avec elle.

La peur ne part jamais ; on apprend à marcher avec elle.

C'était qui Enkidu pour vous, exactement ?

Enkidu, c'était mon frère de cœur. Les dieux l'avaient façonné : au début, une créature sauvage qui vivait avec les bêtes, dans la steppe, loin des hommes. Puis il est devenu un homme, et il est devenu mon ami. Imagine que tu rencontres quelqu'un d'aussi fort que toi, qui te comprend sans parler. Avant lui, j'étais seul tout en haut : un roi n'a pas d'égal. Avec lui, j'avais enfin quelqu'un à mes côtés. On a tout fait ensemble, les voyages, les combats, les rires le soir. Un roi a beaucoup de serviteurs, mon enfant. Mais un vrai ami, ça, c'est rare.

Un roi a mille serviteurs ; un vrai ami, ça reste rare.

Vous étiez triste quand Enkidu est mort ?

Triste ? Mon enfant, c'est un trou qui s'est ouvert dans ma poitrine. Enkidu est tombé malade, et les dieux l'ont repris. Moi, deux tiers dieu, je n'ai rien pu faire. Je suis resté près de son corps sans bouger, des jours et des jours. Je refusais de croire qu'il était parti pour toujours. Imagine que la moitié de toi disparaisse d'un coup. C'est là, devant lui, que j'ai compris une chose terrible : moi aussi, un jour, je mourrai. Avant, je ne le savais pas vraiment. Sa mort m'a appris la mienne. Et alors, j'ai pris la route.

La mort de mon ami m'a appris la mienne.
Charles V Holy Roman Emperor
Charles V Holy Roman EmperorWikimedia Commons, Public domain — No machine-readable author provided. Gilgamesh assumed (based on copyright claims).

Vous êtes parti chercher quoi, après sa mort ?

Je suis parti chercher l'immortalité — le secret de ne jamais mourir. Je ne pouvais plus supporter l'idée de finir comme Enkidu. Alors j'ai marché, marché, jusqu'au mont Mashu, deux pics énormes qui gardent la Demeure du Soleil. Imagine un tunnel si long, sous la montagne, qu'on y court dans le noir total en espérant voir la lumière avant de manquer d'air. J'ai traversé des eaux profondes, l'océan primordial, là où finit le monde des vivants. Tout ça pour une seule réponse : peut-on échapper à la mort ? J'avais perdu mon ami. Je ne voulais pas me perdre, moi aussi.

J'ai couru dans le noir de la montagne pour fuir la mort.

Et vous l'avez trouvé, le secret pour ne jamais mourir ?

Au bout du monde, j'ai rencontré Uta-napishti, le seul homme à qui les dieux avaient donné la vie éternelle. C'est lui qui m'a raconté le grand Déluge, cette pluie qui a noyé la terre entière. Il m'a regardé et m'a dit, en gros, que ce don ne se trouvait pas deux fois. La mort fait partie des hommes, mon enfant. Imagine que tu serres de l'eau dans ta main : plus tu serres, plus elle s'échappe. J'ai compris que je ne vivrais pas toujours. Mais mes murs d'Uruk, eux, resteraient. On ne devient pas éternel : on laisse seulement quelque chose de beau derrière soi.

On ne devient pas éternel ; on laisse seulement du beau derrière soi.

Si on raconte encore votre histoire aujourd'hui, ça vous fait quoi ?

Ça me touche plus que tu ne crois, mon enfant. Mon histoire a été gravée sur des tablettes d'argile, en signes en forme de coins qu'on appelle le cunéiforme. Imagine de petites briques couvertes de marques, enfouies dans la terre pendant des milliers d'années. Puis des chercheurs les ont retrouvées dans la grande bibliothèque de Ninive et ont relu mon nom. Vois-tu, je cherchais l'immortalité au bout du monde… et elle était là, dans ces mots que toi tu lis encore. Tant que deux enfants viennent m'écouter, je ne meurs pas tout à fait.

Tant que des enfants racontent ton histoire, tu ne meurs pas tout à fait.
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Pour aller plus loin

Cette interview imaginaire a été générée par intelligence artificielle à partir des sources documentées dans la fiche de Gilgamesh. Elle met en scène ce que la figure aurait pu dire à partir de ce que nous savons d'elle, mais ne constitue pas un propos historique attesté. Pour les sources primaires et la documentation factuelle, consultez la fiche complète.