Basilisk

Basilisk

MythologyMiddle AgesMiddle Ages (5th – 15th century)

A legendary creature of the Middle Ages, the Basilisk is the king of serpents, said to kill with a single glance or its poisonous breath. It hatches from a rooster's egg incubated by a snake, and ranks among the most feared beasts in medieval bestiaries.

Key Facts

  • Described by Pliny the Elder in the 1st century in his Natural History as the king of serpents, capable of killing with its gaze
  • Taken up and elaborated in medieval bestiaries (12th – 13th century), where it became a moral and religious symbol
  • According to tradition, it hatches from a rooster's egg incubated by a snake (or a toad), symbolizing a perversion of nature
  • Its only known remedy is the gaze of a weasel, or the reflection of its own gaze in a mirror
  • Isidore of Seville described it in the 7th century in his Etymologiae, fixing its depiction for the rest of the Middle Ages

Works & Achievements

Historia Naturalis — Pline l'Ancien (77 ap. J.-C.)

Premier texte encyclopédique occidental à décrire le Basilic avec précision, ce monumental ouvrage en 37 livres constitua la source principale de toutes les descriptions médiévales de la créature.

Etymologiae — Isidore de Séville (vers 620)

Encyclopédie de référence du Moyen Âge, dont le livre XII sur les animaux codifie les propriétés du Basilic. Ce texte fut recopié des milliers de fois et transmit la tradition du Basilic à toute l'Europe chrétienne.

Physiologus (IIe-IVe siècle)

Recueil allégorique d'origine alexandrine qui intègre le Basilic dans une symbolique chrétienne, faisant de lui une incarnation du diable et du péché mortel. Traduit en latin et dans toutes les langues vernaculaires, il influença l'iconographie religieuse médiévale.

Bestiaire de Philippe de Thaon (vers 1121-1135)

Premier bestiaire rédigé en langue romane, il donne au Basilic sa forme hybride coq-serpent qui s'imposera dans l'iconographie occidentale. Ce texte contribua à populariser la créature au-delà des cercles cléricaux.

Bestiaire d'Aberdeen (Aberdeen Bestiary) (vers 1200)

L'un des bestiaires enluminés les mieux conservés du Moyen Âge, il contient une représentation du Basilic parmi ses illustrations les plus soignées. Ce manuscrit illustre la manière dont l'iconographie de la créature s'était codifiée au XIIIe siècle.

De animalibus — Albert le Grand (vers 1260)

Traité naturaliste encyclopédique qui intègre le Basilic dans une réflexion scolastique sur la nature des animaux monstrueux. Albert le Grand tente d'expliquer rationnellement les propriétés de la créature, l'ancrant dans la pensée savante médiévale tardive.

Anecdotes

Le Basilic est décrit par Pline l'Ancien au Ier siècle comme une créature ne dépassant pas douze doigts de long, mais dont le souffle fendait les rochers et desséchait les plantes sur son passage. Les chevaliers médiévaux qui le lisaient en frémissaient : une si petite bête, une si grande terreur.

Selon les bestiaires médiévaux, le Basilic naît d'un œuf pondû par un vieux coq âgé de sept ans, couvé ensuite par un serpent ou un crapaud dans le fumier. Cette naissance contre-nature en faisait aux yeux des théologiens le symbole parfait du péché engendrant la mort.

La seule façon de tuer un Basilic sans mourir soi-même était de lui tendre un miroir : en croisant son propre regard, la créature était foudroyée par sa propre puissance. Alexandre le Grand aurait utilisé cette ruse, selon une légende médiévale tardive, lors de la conquête de la Perse.

La belette était réputée être le seul animal naturellement immunisé contre le regard du Basilic. Pour la fortifier avant le combat, on lui faisait manger de la rue (une plante amère). Ce duel entre la belette et le Basilic figure dans de nombreux bestiaires enluminés du XIIe au XIVe siècle.

Au Moyen Âge, on croyait que le Basilic était si venimeux que si un cavalier le transperçait de sa lance, le poison remontait le bois et tuait le cheval et l'homme. Ce détail, rapporté par Isidore de Séville, fit du Basilic une métaphore du mal qui contamine tout ce qu'il touche, même à distance.

Primary Sources

Historia Naturalis (Histoire naturelle) (vers 77 ap. J.-C.)
Le basilic est un serpent de la province de Cyrène, long de douze doigts au plus. Il a sur la tête une tache blanche en forme de diadème. Il tue les arbrisseaux par son souffle, brûle les herbes, brise les rochers : tel est son pouvoir délétère.
Etymologiae (Étymologies), Livre XII (vers 620 ap. J.-C.)
Le basilic est appelé roi des serpents, car les autres fuient devant lui. Il tue par son regard, il tue aussi par son souffle, et si un homme monté à cheval le frappe d'une lance, le venin monte à travers le bois et tue le cavalier.
Physiologus (IIe-IVe siècle ap. J.-C.)
Le Basilic est une créature redoutable entre toutes ; son regard seul suffit à tuer ; il règne sur tous les serpents comme un roi sur ses sujets, et nulle herbe ne croît là où il a passé.
Liber de natura rerum (Livre de la nature des choses) (vers 1240)
La belette seule est immunisée contre le Basilic ; elle l'attaque et le met en fuite, et pour cela elle mange de la rue avant le combat, car cette herbe la fortifie contre son venin.
Bestiaire de Philippe de Thaon (vers 1121-1135)
Le basilic a la forme d'un coq jusqu'à la ceinture, puis celle d'un serpent ; il tue par regard et par haleine, et nul ne peut lui résister sinon la belette par nature.

Key Places

Cyrène (Cyrénaïque, Libye antique)

Région d'Afrique du Nord désignée par Pline l'Ancien comme le berceau du Basilic. Ce désert de pierre et de sable semblait aux Anciens le lieu idéal pour une créature capable de dessécher toute vie.

Le désert de Libye

Étendue aride mythifiée par les auteurs antiques et médiévaux comme domaine du Basilic. Sa stérilité était attribuée au passage de la créature, dont le souffle brûlait la végétation et empoisonnait les sources.

Les scriptoria monastiques (Angleterre, France, XIIe-XIVe siècle)

C'est dans les ateliers de copie des abbayes (Canterbury, Saint-Albans, Paris) que les enlumineurs donnèrent au Basilic sa forme iconographique définitive : coq ailé à queue de serpent, immortalisée dans des centaines de manuscrits.

Alexandrie (Égypte)

Berceau intellectuel du Physiologus, le texte zoologique allégorique qui fit du Basilic un symbole chrétien du mal. La bibliothèque et les cercles philosophiques alexandrins transmirent cette tradition à tout le monde médiéval.

Gallery


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Wikimedia Commons, Public domain — William Holman Hunt

Portrait of Georg Gisze (detail of arm), by Hans Holbein the Younger

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Wikimedia Commons, Public domain — Hans Holbein the Younger


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Loreto - Basilica della Santa Casa di Loreto - San Cristoforo, San Rocco e San Sebastiano - Lorenzo Lotto (1532 - 1534 ) - 2023-09-18 12-42-48 001

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Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 — Diego Delso


Histoire de la sculpture francʹaise

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Wikimedia Commons, Public domain — Emeric-David, T.B. #q (Toussaint Bernard), 1755-1839 Du Seigneur, Jean Bernard, 1808-1866 Jacob, P. L., 1806-1884


Histoire de la sculpture française

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