Imaginary interview

Imaginary interview with Anne Frank

by Charactorium · Anne Frank (1929 — 1945) · Literature · 4 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.

Deux jeunes visiteurs, à peine douze ans, poussent la porte du musée au bord d'un canal d'Amsterdam. Derrière une vieille bibliothèque qui pivote, une voix douce les accueille. Anne les regarde, émue qu'on s'intéresse encore à elle.

C'est vrai qu'on vous a offert votre journal pour votre anniversaire ?

Oui, mon enfant ! Le 12 juin 1942, le jour de mes treize ans. Imagine un joli carnet recouvert d'un tissu à carreaux rouge et blanc, avec une petite serrure pour le fermer. C'était mon cadeau préféré. Je l'ai ouvert tout de suite. Tu sais, à cet âge, on a tant de pensées qu'on ne sait pas où les mettre. Moi, je les ai mises là, dans ces pages. Ce carnet est vite devenu mon coin secret. Personne ne pouvait y entrer sans ma permission. C'était à moi, rien qu'à moi.

Ce carnet est vite devenu mon coin secret.

Pourquoi vous parliez à votre journal comme à une vraie amie ?

Parce que j'avais besoin d'une amie à qui tout dire. Alors j'ai donné un prénom à mon journal : Kitty. Imagine que tu écris une lettre à quelqu'un qui ne te jugera jamais, qui t'écoute toujours. Voilà ce qu'était Kitty pour moi. Cachée, je ne pouvais pas sortir voir mes copines. Alors je leur parlais à travers elle. Un jour j'ai écrit : « Quand j'écris, je me débarrasse de tout, mon chagrin disparaît, mon courage renaît. » Tu vois, mon enfant, écrire, ça me soignait le cœur.

J'avais besoin d'une amie à qui tout dire.

C'était comment, d'être une petite fille juive à cette époque ?

C'était de plus en plus dur, tu sais. À partir de 1941, on m'a interdit mon ancienne école : les enfants juifs devaient aller dans un lycée à part. Et nous portions tous une étoile jaune cousue sur nos vêtements, dès l'âge de six ans. Imagine qu'on t'oblige à porter un signe visible, juste pour te montrer du doigt dans la rue. On ne pouvait plus aller au parc, ni au cinéma, ni dans certains magasins. Petit à petit, on nous enlevait tout. Mais moi, je restais une fille de douze ans qui aimait rire et bavarder.

Petit à petit, on nous enlevait tout.

Pourquoi votre famille a dû partir se cacher d'un coup ?

À cause d'un papier terrible. En juillet 1942, ma sœur Margot a reçu une convocation : un ordre de se présenter pour aller « travailler » en Allemagne. En vérité, c'était une déportation. Mes parents ont décidé qu'on ne pouvait pas obéir. Alors un matin, nous sommes partis nous cacher. J'ai écrit ce jour-là : « Nous avons marché sous la pluie battante, papa, maman et moi, chacun portant un cartable et un sac à provisions. » On ne pouvait pas prendre de valise, ça aurait paru suspect. Alors j'ai mis plusieurs habits l'un sur l'autre. J'avais affreusement chaud.

On ne pouvait pas prendre de valise, ça aurait paru suspect.

Vous viviez où, et c'était grand ?

On appelait notre cachette l'Achterhuis, l'« arrière-maison ». C'était quelques petites pièces à l'arrière d'un immeuble de bureaux, au 263 Prinsengracht. Huit personnes serrées là-dedans ! Moi, je partageais ma chambre avec un dentiste, monsieur Pfeffer. Imagine dormir dans une pièce minuscule avec un adulte que tu connais à peine. Les fenêtres restaient toujours couvertes pour qu'on ne nous voie pas de dehors. Pour égayer mon mur, j'avais punaisé des photos de vedettes de cinéma. C'était ma façon de mettre un peu de soleil dans ce gris.

Amsterdam (NL), Anne-Frank-Huis -- 2015 -- 7185
Amsterdam (NL), Anne-Frank-Huis -- 2015 -- 7185Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 — Dietmar Rabich

Comment on entrait dans votre cachette sans se faire repérer ?

Ah, ça, c'était notre grand secret ! L'entrée était cachée derrière une bibliothèque qui pivotait. Un de nos protecteurs l'avait fabriquée exprès. De l'extérieur, on voyait juste une étagère pleine de classeurs. Mais elle s'ouvrait comme une porte. Et une fois entrés, il fallait se taire. Entre 8h30 et 17h30, les employés travaillaient juste en dessous de nous. Le moindre bruit pouvait nous trahir. Imagine ne pas pouvoir tousser, ni tirer la chasse d'eau, ni marcher fort, pendant des heures. On vivait sur la pointe des pieds. Le silence, c'était notre bouclier.

Le silence, c'était notre bouclier.

Vous aviez des nouvelles du dehors, ou vous étiez coupés de tout ?

On avait un trésor : un poste de radio. Le soir, après le départ des employés, on se réunissait autour, tout doucement. On écoutait Radio Orange et la BBC de Londres. Imagine une voix lointaine qui te dit que le monde existe encore, là-dehors, et qu'on ne t'a pas oublié. C'était notre seul lien avec la liberté. On notait l'avancée des armées qui combattaient les nazis. Chaque bonne nouvelle nous redonnait un peu d'espoir. Sans cette radio, on serait devenus fous d'ignorance, enfermés sans rien savoir.

Une voix lointaine qui te dit qu'on ne t'a pas oublié.
Ansichtkaart op de plaatjeswand in de kamer van Anne Frank met afbeelding van Rembrandts Portrait of an old man, niet gedateerd
Ansichtkaart op de plaatjeswand in de kamer van Anne Frank met afbeelding van Rembrandts Portrait of an old man, niet gedateerdWikimedia Commons, Public domain — Rembrandt

Il y a eu un moment où vous avez cru que c'était bientôt fini ?

Oui ! Le 6 juin 1944. La radio a annoncé que les Alliés débarquaient sur les plages de Normandie, en France. Tu ne peux pas imaginer notre joie dans l'Annexe ce jour-là ! On s'est tous regardés, le cœur battant. On se disait : « Ça y est, ils arrivent, on va bientôt être libres. » Après deux ans cachés, on osait enfin rêver de sortir, de revoir le soleil et nos amis. Cet espoir-là m'a portée. Hélas, mon enfant, la liberté est arrivée trop tard pour nous. Mais ce jour-là, nous y avons cru de toutes nos forces.

Vous vouliez devenir quoi, plus tard ?

Écrivaine ! Et journaliste. C'était mon grand rêve, tu sais. Même cachée, je ne cessais d'écrire. À côté de mon journal, j'inventais des contes, des petites histoires, des souvenirs d'enfance. En mars 1944, j'ai entendu à la radio un ministre néerlandais demander aux gens de garder leurs journaux de guerre pour plus tard. Alors je me suis mise à réécrire le mien, plus soigneusement, en pensant qu'un jour, peut-être, il deviendrait un livre. Imagine : une fille de quatorze ans qui prépare son premier ouvrage dans une cachette. J'y croyais dur comme fer.

Même cachée, je ne cessais d'écrire.

Et aujourd'hui, votre journal, il est devenu quoi ?

C'est l'histoire la plus extraordinaire, mon enfant. Après notre arrestation, une de nos protectrices, Miep Gies, a ramassé mes pages sur le sol de l'Annexe. Elle les a gardées dans un tiroir, sans les lire, espérant me les rendre. Mon père, le seul d'entre nous à survivre, les a publiées en 1947. Aujourd'hui, mon journal est lu dans plus de soixante-dix langues, partout dans le monde, par des enfants comme toi. Mon rêve s'est réalisé, autrement que je l'imaginais. J'avais écrit un jour : « quand je regarde le ciel, je pense que tout ira bien. » Vois-tu, par toi qui me lis, un peu de moi vit encore.

Par toi qui me lis, un peu de moi vit encore.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Anne Frank's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.