Imaginary interview

Imaginary interview with Augustus

by Charactorium · Augustus (62 av. J.-C. — 14) · Politics · 5 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.

Ce matin-là, deux jeunes visiteurs en classe découverte poussent la porte d'une maison étonnamment modeste sur le Palatin. Un vieil homme à la couronne de laurier les attend, un sourire aux lèvres. Le premier empereur de Rome a accepté de répondre à leurs questions.

Vous aviez quel âge quand votre vie a vraiment basculé ?

J'avais dix-neuf ans, mon enfant. Imagine : tu apprends d'un coup que ton grand-oncle, Jules César, vient d'être poignardé en plein Sénat. Et qu'avant de mourir, il t'a adopté comme son fils. Du jour au lendemain, j'héritais de son nom et de sa fortune. C'était terrifiant et grisant à la fois. J'ai levé une armée à mes propres frais, à cet âge où l'on est encore presque un gamin. Beaucoup se sont moqués de moi. Ils me croyaient trop jeune, trop fragile. Ils ont eu tort. Quand le destin frappe à ta porte si tôt, tu n'as pas le droit de trembler.

À dix-neuf ans, le destin a frappé à ma porte. Je n'avais pas le droit de trembler.

C'était comment, la grande bataille où vous avez gagné ?

Tu parles d'Actium, en -31. Imagine des centaines de navires de bois, rames battantes, au large des côtes grecques. En face de moi : Marc Antoine et la reine d'Égypte, Cléopâtre. Le ciel sentait le sel et la fumée. Ce jour-là, le monde entier se jouait sur l'eau. J'ai gagné. Antoine et Cléopâtre se sont enfuis, puis se sont donné la mort. Mais sais-tu une chose ? Je ne me battais pas seulement pour le pouvoir. Je voulais venger César. C'est pour cela que, plus tard, j'ai bâti un temple à Mars Ultor, « Mars Vengeur ». Une promesse tenue grave plus profond que mille discours.

Ce jour-là, le monde entier se jouait sur l'eau.

Vous mangiez quoi le matin, vous, l'homme le plus puissant ?

Tu vas rire : presque rien ! Un morceau de pain trempé, un peu de fromage frais, quelques olives. Voilà mon petit déjeuner. Le soir, du poisson, des figues vertes, et du vin que je coupais toujours d'eau. Je mangeais comme un simple citoyen. Ma femme, Livie, filait elle-même la laine de mes toges, comme une mère de famille ordinaire. Tu te demandes pourquoi ? Parce que les Romains détestaient l'orgueil des rois. En vivant simplement, je leur montrais que je restais l'un des leurs. Le vrai pouvoir, mon enfant, ne se montre pas dans ton assiette. Il se montre dans ce que tu construis.

Le vrai pouvoir ne se montre pas dans ton assiette.

Votre maison, elle ressemblait à un palais avec de l'or partout ?

Oh non ! Beaucoup auraient été déçus en entrant chez moi. Ma maison, sur la colline du Palatin, était petite, presque banale. Pas de marbre rare, pas de colonnes géantes. Juste des fresques peintes avec des fleurs et des images des dieux. Imagine une grande maison de famille, simple et chaleureuse, avec un coin pour travailler, une salle pour les repas, et un petit autel pour prier nos dieux protecteurs, les lares. J'aurais pu vivre dans un palais éclatant. Je l'ai refusé. Car celui qui s'entoure d'or finit par croire qu'il est lui-même un dieu. Et ça, c'est le début de la chute.

Celui qui s'entoure d'or finit par croire qu'il est un dieu.

Et vous, vous aviez peur de quelque chose ?

Tu veux la vérité ? Oui ! Moi, le maître de Rome, j'avais une peur terrible : la foudre. Un jour, en campagne, un éclair a frappé tout près de moi et a failli me tuer. Depuis, dès qu'un orage grondait, mon cœur s'affolait. Je courais me cacher dans un endroit souterrain, sous terre, jusqu'à ce que le ciel se calme. Et je portais toujours sur moi une peau de phoque, car on disait qu'aucune foudre ne frappe cet animal. Tu vois, on peut commander à des millions d'hommes et trembler comme une feuille devant un éclair. Personne n'est tout-puissant, mon enfant. Personne.

On peut commander à des millions d'hommes et trembler devant un éclair.

Vous avez déjà perdu une bataille ? Ça vous a fait quoi ?

Hélas, oui. En l'an 9, dans les forêts sombres de Germanie, trois de mes légions entières ont été massacrées par les Germains. Une légion, c'est près de cinq mille soldats. Trois d'un coup, disparues ! Leur chef s'appelait Varus. Quand la nouvelle est arrivée, je me suis effondré. On raconte que je me frappais la tête contre les murs en criant : « Varus, rends-moi mes légions ! » Cette douleur ne m'a jamais quitté. Tu sais, gagner enseigne l'orgueil, mais perdre enseigne la sagesse. Cette défaite m'a rappelé qu'aucun empire, si grand soit-il, n'est jamais à l'abri du malheur.

Gagner enseigne l'orgueil, mais perdre enseigne la sagesse.

Qu'est-ce que vous êtes le plus fier d'avoir construit ?

Ah, quelle belle question ! On répétait souvent que j'avais « trouvé Rome en briques et que je l'avais laissée en marbre ». C'est vrai. J'ai couvert la ville de temples, de places, de fontaines. Mais mon monument préféré, c'est l'Ara Pacis, « l'Autel de la Paix », élevé en -9. Imagine un autel de marbre blanc, sculpté de fleurs, d'animaux et de familles en procession. Il célébrait la Pax Romana, la paix romaine. Après des dizaines d'années de guerres entre Romains, j'avais enfin ramené le calme. La pierre, vois-tu, dure plus longtemps que les hommes. Je voulais que cette paix se voie, qu'on puisse la toucher.

J'ai trouvé Rome en briques, je l'ai laissée en marbre.

Pourquoi tout le monde parlait de votre fameuse « paix » ?

Parce qu'avant moi, mon enfant, Rome se déchirait elle-même. Des Romains tuaient des Romains, génération après génération. Imagine une grande famille qui se bat sans cesse, où les frères s'entretuent dans la rue. C'était cela, la guerre civile. Quand j'ai rétabli l'ordre en -27, le Sénat m'a donné le nom d'Auguste, « le vénérable ». Et la paix s'est installée pour près de deux siècles. Les marchands voyageaient sans peur, les paysans cultivaient en sécurité, les enfants grandissaient sans entendre les tambours de guerre. Bâtir des temples, c'est beau. Mais offrir à un peuple le droit de dormir tranquille, c'est mon plus grand ouvrage.

Offrir à un peuple le droit de dormir tranquille, voilà mon plus grand ouvrage.

Pourquoi vous ne vouliez pas qu'on vous appelle « roi » ?

Ah, tu touches là à un grand secret ! Les Romains détestaient le mot « roi ». Pour eux, un roi, c'était un tyran. Alors, même si je détenais tout le pouvoir, je me suis fait appeler Princeps, ce qui veut dire simplement « le premier des citoyens ». Pas un maître au-dessus des autres : juste le premier d'entre eux. Je gardais le Sénat, les vieilles institutions, les apparences de la République. C'était un peu un théâtre, je l'avoue. Mais ce théâtre a évité bien des révoltes. Parfois, mon enfant, pour faire accepter une chose nouvelle aux gens, il faut leur donner l'habit du familier.

Je n'étais pas le maître au-dessus des autres : juste le premier d'entre eux.

C'est vrai que sur votre lit de mort vous avez fait une blague ?

Oui ! Et je suis heureux que tu la connaisses. J'étais vieux, en l'an 14, dans une chambre de la petite ville de Nola. Sentant la fin venir, j'ai demandé à mes proches si j'avais bien joué la comédie de ma vie. Puis j'ai ajouté, en grec : « Si la pièce vous a plu, applaudissez ! » Tu vois, j'ai toujours pensé que gouverner, c'était un peu jouer un rôle sur une scène. Toute ma vie, j'ai porté le masque du premier citoyen modeste. Et au dernier instant, j'ai voulu saluer le public, comme un comédien à la fin du spectacle. On peut quitter ce monde en souriant, mon enfant.

Si la pièce vous a plu, applaudissez !
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Augustus's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.